No Joy, le collectif shoegaze le moins "local" de la scène musicale montréalaise, participe à M pour Montréal.

Des contrats de disques avec l’étiquette américaine Mexican Summer et le label britannique Sex Beat, des critiques élogieuses – pour l’album Ghost Blonde, paru en 2010, et le maxi Negaverse, lancé cet été – par des médias réputés comme Pitchfork Media et The Guardian et, pourtant, peu de journalistes ou de mélomanes s’emballent lorsque le collectif No Joy revient à la maison. "Il faut dire que nous sommes en tournée depuis le lancement du premier disque! Ce qui fait que nous sommes particulièrement nerveux lorsque nous montons sur scène à Montréal, car nous jouons essentiellement devant nos familles et amis!" lance la chanteuse et guitariste Jasamine White-Gluz, cofondatrice du projet.

Marre de l’hiver!

Groupe formé en compagnie de Laura Lloyd (guitariste et chanteuse aperçue auparavant au sein de Bad Flirt, projet indie pop créé par White-Gluz au début des années 2000), No Joy s’est tout d’abord élaboré par courriels dans lesquels Lloyd, habitant Montréal, et Jasamine, de passage à Los Angeles, échangeaient des idées de chansons. "Bien que j’habite Montréal depuis un bail, j’ai toujours détesté ses hivers. C’est déprimant et si sombre! Je me suis donc réfugiée à Los Angeles pour y échapper!" confie-t-elle avant de souligner que la distance séparant les deux musiciennes n’a pas ankylosé leurs créations, loin de là.

"Oui, on pourrait dire que les sonorités des deux villes s’entendent sur le disque. Les influences plus enjouées et plus ensoleillées font "Los Angeles"." Alors que les accents plus sombres seraient inspirés de Montréal? "Montréal en hiver! Il faut le préciser!"

Comme le second album du projet s’est écrit à proximité – tournées obligent -, White-Gluz croit d’ailleurs que ce nouveau jalon pourrait surprendre les mélomanes, voire les fans de la première heure. "Ça promet!" tranche-t-elle, enjouée. "On vient tout juste de finir de l’enregistrer à Brooklyn. Il détonne en textures, mais aussi en moyens, car c’est notre premier disque enregistré dans un "véritable studio" en compagnie d’un "véritable producteur". C’est drôle à dire, mais c’est très bon!" conclut Jasamine en indiquant que l’oeuvre devrait paraître en avril 2013.

M pour multitude d’événements

Mi-vitrine pour artistes locaux, mi-festival de musique, l’égide M se fait de plus en plus inclusive, comme en témoigne la programmation de la présente édition qui se déroule jusqu’au 17 novembre. Du côté des artistes internationaux, notons la présence de Death Grips, duo rap iconoclaste, et d’Of Monsters and Men, nouvelle sensation indie pop islandaise. En ce qui concerne la sélection de projets locaux, celle-ci se fait plus éclectique, allant des valeurs sûres (Plaster, Duchess Says) à la relève prometteuse (Le Kid et les Marinellis, Loud Lary Ajust), en passant par les sélections… surprenantes (DJ Abeille). Aussi au programme: des conférences ainsi qu’un événement au profit de Movember. Information: www.mpourmontreal.com.

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