Que l’on transforme les pistes de vélo de Montréal en pistes de ski de fond en hiver. 

Que l’on arrête de faire de nouveaux chemins sur le mont Royal, laissons les parties sauvages de la montagne tranquilles. 

Que l’on déclare une «journée des casseroles» tous les printemps, grande fête dans les quartiers et dans les rues.

Que l’on déterre les nombreuses rivières enterrées sous le ciment du sol montréalais et qu’on laisse sur leurs berges des canots en libre-service, comme les BIXI.

Que l’on remplace la publicité sur les murs et les écrans par des images de vastitude: galaxies lointaines, nébuleuses, chiffres avec une multitude de zéros qui nous rappellent la lointaine naissance du soleil, l’époque où nous étions une matière liquide et gluante, avant que nous nous décidions à sortir de l’eau, à ramper par terre, et à devenir des singes qui pensent…

Que l’on se rappelle constamment l’immense vide vertigineux dans lequel nous flottons comme de petites anomalies de conscience, et que c’est à nous d’y projeter de la lumière.

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