À quelques jours de leur participation au spectacle Un peu de lumière en janvier, on prend des nouvelles des Barr Brothers.

Brad Barr est une folk star atypique. Bien que ce musicien soit natif de Providence aux États-Unis, le Montréalais d’adoption insiste pourtant pour répondre aux questions en français. Mieux encore, alors que son quatuor profite d’une carrière internationale croissante, en plus d’être sous contrat avec une étiquette indépendante respectée – Secret City, sous laquelle on retrouve aussi Patrick Watson, notamment –, le chanteur et guitariste se fait candide en entrevue, enrayant la fameuse «cassette».

«Je ne me rappelle même plus comment nous nous sommes retrouvés impliqués là-dedans!» lance d’emblée l’interprète, amusé, en abordant Un peu de lumière en janvier, un concert-événement qui réunit des grosses pointures des scènes anglophone (The Barr Brothers, Plants and Animals) et francophone (Marie-Pierre Arthur, Gros Mené ainsi que le retour sous les feux de Karkwa et des Chiens). «Mais ça faisait longtemps qu’on se promettait un nouveau concert à Montréal. Ça faisait trop longtemps qu’on n’avait pas joué chez nous!»

Lorsqu’on aborde Unis contre le cancer, toutefois, Barr se fait plus vif. «C’est notre ami Louis-Jean de Karkwa qui nous a invités à celui-là», se rappelle Barr, faisant référence à ce concert-bénéfice acoustique qui se tiendra le mardi 29 janvier au Cabaret du Mile End avec The Barr Brothers, Cormier, Plants and Animals en tête d’affiche, mais aussi Galaxie et l’illustre Jim Corcoran, pour ne nommer que ceux-là. «Ça, c’est une belle occasion d’aider, mais aussi de décrocher de l’égoïsme entourant la création musicale», poursuit-il. «Et comme plusieurs membres de nos familles et de nos amis ont souffert de cette maladie, c’est aussi une cause qui nous tient particulièrement à cœur.»

On se rappellera d’ailleurs qu’en septembre dernier, son collectif avait participé au spectacle Dans le parc avec Lhasa, un événement pour sensibiliser le public à la campagne d’un comité citoyen désirant rebaptiser le parc Clark du Mile End en l’honneur de la défunte chanteuse, emportée en 2010 par le crabe. «Je ne sais plus trop où ils en sont, mais aux dernières nouvelles, c’était bien reçu.» Philippe Rousseau, relationniste à la Ville, confirme que la demande est toujours à l’étude et qu’on entretient un contact avec les gens derrière l’initiative.

Cette nouvelle série de concerts locaux coïncide également avec ce que Barr qualifie de «période de transition», alors que sa troupe prépare la suite d’un premier disque célébré autant par la critique que par les fans. «Notre album a été enregistré puis lancé de façon assez innocente, sans attentes. Ce n’était que des chansons signées par mon frère et moi, après tout», se souvient Brad. «Pour le prochain, par contre, le processus change. C’est davantage un effort de groupe. Ce qui veut aussi dire que les attentes du public et de la critique ne pèsent pas sur nos épaules, car nous nous imposons déjà beaucoup de pression!» Puis, lorsqu’on lui demande quand l’œuvre devrait paraître, Brad Barr déroge du discours officiel une dernière fois. «Je ne sais même pas si je peux en parler, mais j’aimerais sortir l’album dès novembre, mais ça pourrait aussi aller en 2014. On verra!»

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