Tête d’affiche de la seconde édition du Festival hip-hop de Montréal, Talib Kweli demeure optimiste pour son genre de prédilection.

Mille rumeurs courent au sujet de l’illustre rappeur Talib Kweli ces jours-ci.

En plus d’une participation prochaine à un spectacle ambitieux l’unissant aux humoristes Chris Rock et Dave Chappelle – «Ce n’est pas impossible, mais ce sera vraiment un travail de longue haleine avant d’en venir à celui-ci. J’aime autant ne pas me prononcer», laisse-t-il tomber à l’autre bout du fil –, son projet Black Star, un duo qu’il forme avec Yasiin Bey (anciennement connu sous le nom de plume Mos Def), a repris la route – on a d’ailleurs joint le principal intéressé à Honolulu avant un concert des deux compères –, et il planche aussi sur un album tournant autour de l’œuvre d’Aretha Franklin («Il ne sortira que lorsqu’il sera prêt», tranchera-t-il ensuite).

Deux faits confirmés toutefois: Kweli se ramène bel et bien à Montréal («Avec un DJ plutôt que le groupe qui m’accompagne, les douanes étant ce qu’elles sont!», glissera-t-il avec une pointe d’humour) et y présentera, notamment, des extraits de Prisoner of Conscious, son CD à venir en mai. «Comme les gens réagissent davantage à ce qu’ils ont déjà entendu – des extraits radio ou encore les pièces retenues pour des vidéoclips –, l’accueil est un peu mitigé, autant chez les spectateurs que parmi mes musiciens, mais plus nous interprétons ces pièces, plus nous devenons efficaces et plus les fans “embarquent”, je dirais.»

Entre Kendrick et Riff Raff

Difficile de ne pas associer le titre du cinquième disque de Talib Kweli à cette étiquette de rappeur conscientisé qui lui colle aux baskets depuis des lustres. «C’est loin d’être un poids pour moi. C’est plus un badge d’honneur, en fait», confie-t-il en revenant sur cette image maintes fois véhiculée par les médias. «Et comme un badge est, habituellement, quelque chose qu’on coud à un vêtement, on peut en retrouver plusieurs sur la même veste. Bref, c’est flatteur, mais c’est loin de me définir, par contre.»

Bien qu’on ne soit pas tenté d’étiqueter Snoop Lion du même carton, celui-ci discutait récemment avec Talib Kweli sur sa chaîne YouTube et abordait, notamment, leur rapport aux différentes générations de rappeurs à ce jour. Une corrélation que Kweli entretient aussi en solo (on retrouvera une collaboration avec la «recrue» de l’année 2012, Kendrick Lamar, sur sa nouvelle offrande, d’ailleurs). En dépit de quelques accrocs – bien qu’il ne veuille pas se prononcer sur le cas Riff Raff (le phénomène aurait inspiré le personnage interprété par James Franco dans Spring Breakers), il concède que ce dernier compte plusieurs détracteurs au sein de la communauté –, l’artiste considère que la planète rap connaît toujours de beaux jours. «Je suis toujours optimiste en ce qui concerne le monde du hip-hop… et, si ça se trouve, peut-être que j’aimerai ce que fait Riff Raff lorsque je tomberai sur une de ses pièces. Il faut dire que j’ai adoré Whip My Hair de Willow Smith, la fille de Will. Pour une gamine de 10 ans, c’était surprenant!»

Le vendredi 29 mars

Au Club Soda

En compagnie de Koriass et CeasRock en première partie ainsi que Dirty Taz à l’animation

Prisoner of Conscious

(Javotti Media/EMI/Capitol)

Dans les bacs le 7 mai

 

Survol du Festival hip-hop de Montréal

Ce ne sont pas les côtes est et ouest qui se rencontreront sur l’île ce week-end de Pâques, mais bien deux visions continentales. Tout d’abord, le 29 mars, à la gauche sur la mappemonde (ou à l’ouest, si vous préférez), Talib Kweli chauffera le Club Soda avec un invité de taille: Koriass. Puis, à droite (ou à l’est), le rappeur français Booba prendra d’assaut le Métropolis avec une variété de collaborateurs de marque, dont Baxter Dexter. Aussi à souligner vendredi: une intéressante vitrine à saveur latine au Cabaret Underworld qui comptera sur la participation d’Agua Negra et Payz Play Supa Deejayz, notamment. Le lendemain, on aura droit à une rentrée montréalaise très attendue: celle de Manu Militari. Puis, le dimanche, le Cabaret Underworld risque de s’enfumer lorsque Masta Killa s’emparera du micro. Bref, garde ta job… pour pouvoir te payer des billets pour ces concerts. Détails et programmation complète sur mtlhhf.com.

L’Ouest rencontre l’Est

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