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J'ai passé la fin de semaine au Festival littéraire Northrop Frye, à Moncton. Samedi soir, une demi douzaine d'écrivains (dont votre humble serviteur) étaient invités à se commettre en public. En guise d'accompagnement, on leur avait délégué un groupe de musiciens locaux. J'aimerais ici les saluer bien bas. Avec une simple répétition de trente minutes, ces diables d'hommes nous ont mitonné un spectacle exceptionnel. Ils ont de l'écoute, de l'énergie et le sens de l'effet théâtral. Ils nous ont donné le meilleur accompagnement de lecture que j'aie entendu depuis des années. Ils sont vachement forts. Ils jouent (parfois) à Montréal. Ils s'appellent les Païens.
Mauvais pli
3 mai 2006 · Divers · Nicolas DicknerLoïc me demande : « pourquoi utilises-tu toujours la version anglophone de Wikipedia pour tes liens? Par exemple, tu renvoies à l'article "Freak wave" alors qu'il existe "Vague scélérate" en version française. » Pendant plusieurs années, on ne pouvait trouver de contenu intéressant que dans la version anglaise de Wikipedia. J'ai donc pris l'habitude de ne consulter que cette version, sans vérifier si la version française existait ou était satisfaisante (ce qui arrive, je l'admets, de plus en plus souvent). Dans ce cas-ci, je m'en veux car j'aurais appris cette belle expression de « vague scélérate ». Bref, je promets d'être plus attentif et de pointer désormais vers la version française, pour peu qu'elle soit meilleure ou plus intéressante que la version anglaise.
Lorsque vous parlez devant une centaine de collégiens, il arrive que la passion vous emporte. De drôle de choses sortent alors de votre bouche. Cet après-midi, j'ai comparé Google à un jeu de ouija.
Différence principale entre un blogue et une chronique : la date de tombée. Alors que je peux (techniquement) accumuler du retard sur le ouaibe, il me faut remettre le texte de ma chronique chaque lundi à midi pile. Résultat, alors que la chronique du 4 mai n'est pas encore publiée, je me creuse déjà la tête pour la chronique du 11 mai afin d'éviter la catastrophe du 8 mai en avant-midi. Le blogue se vit au présent. La chronique vous projette dans le futur.
L'amnistie des 22 et 23 avril derniers, qui permettait de rapporter des livres en retard dans les bibliothèques de la Ville de Montréal sans payer l'amende, a permis de récupérer 17 000 livres. Certains titres étaient disparus de la circulation depuis 1986!
Voilà un bout de temps que je voulais dire un mot de Manu Larcenet. Le sujet m'était sorti de la tête, mais ma blonde est revenue de la bibliothèque, hier soir, avec Une aventure rocambolesque de Sigmund Freud et Une aventure rocambolesque de Vincent Van Gogh, deux titres extraordinaires que je ne connaissais pas (j'en ai presque honte). Scénariste et dessinateur de bédés (on m'a annoncé récemment que le terme bédéiste serait déclassé), Larcenet fait partie de la jeune génération prolifique. Parfois cabotin, souvent hilarant, il lui arrive d'être carrément brillant. Comme plusieurs, je suis de près Le combat ordinaire, dont le troisième tome vient de paraître au Québec. Si vous ne connaissez pas cette époustouflante série, précipitez-vous! Le dernier opus m'a scié les jambes. Rarement voit-on une ouvre aussi accomplie avec des moyens si épurés.
Liste (non exhaustive) des entités susceptibles de se dresser entre un écrivain et son blogue
2 mai 2006 · Divers · Nicolas Dicknerune sinusite aggravée par les irritants atmosphériques saisonniers une date de tombée une explosion spontanée de l'agenda Revenu Québec
Lecture de poésie dans un bar. Les gens se tiennent debout, bière à la main. Le poète se présente, lit un premier poème. Fin du texte. Il faut applaudir. Chacun regarde autour de soi, cherche un endroit où déposer sa bière, dépose sa bière, applaudit, reprend sa bière. Second poème, la chorégraphie se répète. Écouter poème, déposer bouteille, applaudir, reprendre bouteille. En cas de rafale de haikus, on se munira d'un tube d'antiphlogistine.
Parlant de placement de produits, Stéphane Dompierre (oui, lui) me signale que Pascale Navarro a déjà écrit un article sur la question. J'ignorais l'existence de ce texte. Pour ma défense, j'étais hors du pays en septembre 2001. Quoi? Comment dites-vous? Google? Qu'est-ce que c'est que ça – une marque de chouigne gomme?
Nous allons finir par les avoir, ces oeuvres complètes de William Shakespeare rédigées par des chimpanzés!
La chronique de
Nicolas Dickner
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