Montréal-Brooklyn

19 octobre 2012 11h25 · Nicolas Mavrikakis

Cela débute aujourd’hui. Il y aura plusieurs vernissages vendredi et samedi dans plusieurs galeries et centres d’artistes.

L’événement Montréal-Brooklyn débute en fin de semaine dans notre ville. Il se poursuivra en janvier dans la banlieue de la Grosse Pomme. Aujourd’hui 19 octobre, on pourra se rendre voir Isabelle Hayeur et William Lamson à la Galerie Division à partir de 16 h, puis aller chez Articule à 18 h pour Jérôme Havre, Michelle Lacombe, Emily Roz et Patricia Smith pour ensuite courir au Centre Clark à partir de 20 h afin d’y scruter la participation de Julie Favreau, Patrick Martinez, Mathieu Beauséjour et Steven Brower. Samedi 20 octobre, ça sera au tour de la Galerie de l’UQÀM (qui montre une sélection de vidéos choisis par le commissaire new-yorkais Boshko Boskovic et par le nouveau collectif La fabrique d’expositions), de la Galerie Les territoires et de Galerie SAS. De plus, depuis le 4 octobre, au Musée d’art contemporain on peut voir Janet Biggs et Aude Moreau au Musée d’art contemporain.

Voilà un événement à surveiller attentivement. Il est en effet important de montrer notre art à New York et surtout de bâtir sur le long terme des liens avec des galeries ainsi que des individus du milieu de l’art là-bas. Mais un échange avec Brooklyn, est-ce la bonne tactique pour nous faire connaître du milieu de l’art new-yorkais? La ville de Brooklyn est annoncée comme étant le nouveau Chelsea depuis maintenant tellement d’années… Et pourtant, c’est toujours entre les 19e et 28e rues et entre les 10e et 11e avenues à Manhattan que se joue la « game ». Alors, coup d’épée dans l’eau ou stratégie bien réfléchie qui mise sur l’idée qu’il faut attaquer New York par la bande? Difficile d’être prophète, mais il y a fort à parier que cela rendra nos artistes plus visibles sur la scène new-yorkaise que l’expo Oh, Canada qui se tient à North Adams (Massachusetts) ces jours-ci, jusqu’au 8 avril 2013 (et même si le catalogue est bien intéressant). Je suis loin d’être sûr que le logo canadien sur une expo d’artistes sert à faire beaucoup mieux qu’à simplement signaler notre régionalisme. Avec Montréal-Brooklyn, le fait de montrer des artistes en galerie avec des expos individuelles est certainement une formule plus efficace. J’ai toujours cru que le travail de nos artistes se défend à la pièce et non derrière une appartenance (bien floue) à notre beau pays. À suivre…

www.montrealbrooklyn.com/fr

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Classé dans :  Arts visuels, Création, Divers, Société, Sur la route

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  • 27 octobre 2012 · 05h14 Nicolas

    Existe-t-il un axe naturel entre Montréal et Brooklyn? Au-delà de l’intérêt (ou de l’absence d’intérêt) artistique d’une telle entreprise, on peut douter de cette stratégie qui flaire bon le projet artificiel monté de toutes pièces sur un argumentaire à destination des financeurs publics : imaginez, nous allons conquérir Brooklyn! C’est mal comprendre l’art à NY que de croire qu’on peut lancer les artistes montréalais de cette façon. Cela relève du fantasme des artistes d’ici pour le grand frère américain, rêve qui semble bien lointain lorsqu’on aperçoit le peu d’artistes représentés par de véritables galeries à NY. En faisant une telle exposition on aura rayonné (en rêve) à l’international. Cela rassure tout le monde, on se congratule, les portes de la grande ville vont s’ouvrir (promis! demain ou un autre jour) mais c’est paradoxalement envisager le problème sous un axe local qui nous isole un peu plus.

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