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	<title>Commentaires sur : Je ne suis pas une PME : vademecum</title>
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	<description>Un site utilisant Voir</description>
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		<title>Par : Nicolas Blackburn</title>
		<link>http://voir.ca/normand-baillargeon/2012/06/06/je-ne-suis-pas-une-pme-vademecum/#comment-1365</link>
		<dc:creator>Nicolas Blackburn</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Jul 2012 16:20:11 +0000</pubDate>
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		<description>Il y a beaucoup de commentaires intéressants et je n&#039;ai pas pu les lire tous ! Par contre j&#039;ai lu ce livre stimulant et cela a engendré plusieurs discussions et réflexions.  

J&#039;en suis arrivé à la conclusion personnelle que si par sa mutation l&#039;université ne répond plus aux besoins et aux attentes de ceux qui y participent, elle tombera en décrépitude et sera remplacée par quelque chose d&#039;autre qui saura mieux combler les besoins et les attentes de ses participants ou du groupe de participants qui auront été délaissés. 

Car un besoin sera à combler, ouvrant une brèche. Une opportunité sera créé et donnera la possibilité à une nouvelle institution d&#039;émerger, ou à une ancienne de prendre la place béante, dépendamment de celle qui saura le mieux s&#039;adapter. C&#039;est une question d&#039;adaptation et d&#039;évolution que Darwin appelait la sélection naturelle.

Pour cette raison, je suis déçu de la tournure que prend cette institution/organisme, mais je ne suis pas inquiet sur la capacité de la créativité social à rebondir et à combler le vide en cas de naufrage.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a beaucoup de commentaires intéressants et je n&#8217;ai pas pu les lire tous ! Par contre j&#8217;ai lu ce livre stimulant et cela a engendré plusieurs discussions et réflexions.  </p>
<p>J&#8217;en suis arrivé à la conclusion personnelle que si par sa mutation l&#8217;université ne répond plus aux besoins et aux attentes de ceux qui y participent, elle tombera en décrépitude et sera remplacée par quelque chose d&#8217;autre qui saura mieux combler les besoins et les attentes de ses participants ou du groupe de participants qui auront été délaissés. </p>
<p>Car un besoin sera à combler, ouvrant une brèche. Une opportunité sera créé et donnera la possibilité à une nouvelle institution d&#8217;émerger, ou à une ancienne de prendre la place béante, dépendamment de celle qui saura le mieux s&#8217;adapter. C&#8217;est une question d&#8217;adaptation et d&#8217;évolution que Darwin appelait la sélection naturelle.</p>
<p>Pour cette raison, je suis déçu de la tournure que prend cette institution/organisme, mais je ne suis pas inquiet sur la capacité de la créativité social à rebondir et à combler le vide en cas de naufrage.</p>
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	<item>
		<title>Par : Jean-Serge Baribeau</title>
		<link>http://voir.ca/normand-baillargeon/2012/06/06/je-ne-suis-pas-une-pme-vademecum/#comment-1142</link>
		<dc:creator>Jean-Serge Baribeau</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Jun 2012 19:27:07 +0000</pubDate>
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		<description>JACQUES VILLENEUVE, PROLÉTAIRE DU «VA-VITE»

Villeneuve a ajouté une nouvelle corde à son arc.  Nous, citoyens du Québec, avons appris avec ravissement que cet homme aux multiples talents est sociologue et analyste social tout en étant musicien, chanteur et adepte du «gros» char «va-vite». 
 
Enfin un homme, un vrai,  s’est décidé, dans une formule «un-ique», à réprimander et à «châtier» les gros bébés gâtés appartenant à cette génération «pourrie» qui s’amuse depuis des mois en osant défier le gouvernement, les policiers et les défenseurs inconditionnels de l’ordre (ou désordre) établi.  Nous savons tous que ce pauvre Jacques a eu une enfance pénible et qu’il a vécu dans une pauvreté abyssale. Nous comprenons donc sa révolte contre la génération odieuse qui «sévit» dans nos rues, contre cette génération insolente qui ose perturber le cours normal de la vie montréalaise et québécoise et qui n’apprécie pas tellement les gros chars «va-vite», lesquels permettent à une poignée de profiteurs défendant prétendument des valeurs humanitaires.
 
Ayant formulé toutes ces sottises à prétention «ironique», je dirai que j’admire profondément  l&#039;actuelle génération que j’appelle, quant à moi, LA GÉNÉRATION INDOMPTABLE.  C’est une génération qui «pète le feu» et qui veut enfin crever certains abcès, pour de bon si possible. 
 
Ayant enseigné au niveau collégial pendant 37 ans, je sais pertinemment que «nos jeunes» ne sont pas tous des enfants-rois ou des enfants gâtés. 
 
J’aimerais que tous les Jacques Villeneuve de cette planète réfléchissent un peu plus ou que, mieux encore, ils se taisent et ne se prennent pas pour des sociologues. S&#039;ils veulent parler des gros chars «va-vite», qu&#039;ils le fassent.  Pourquoi pas? 

Quand on pratique un métier socialement inutile, on ne peut se permettre de dénoncer et de mépriser ceux et celles qui vont devenir infirmières (ou infirmiers), hygiénistes dentaires, spécialistes en aérotechnique, ingénieurs, avocats, anthropologues, artistes, écrivains, enseignants, et j&#039;en oublie.
 
Merci à CES JEUNES INDOMPTABLES malgré un certain nombre de maladresses, tout à fait normales. 
 
Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>JACQUES VILLENEUVE, PROLÉTAIRE DU «VA-VITE»</p>
<p>Villeneuve a ajouté une nouvelle corde à son arc.  Nous, citoyens du Québec, avons appris avec ravissement que cet homme aux multiples talents est sociologue et analyste social tout en étant musicien, chanteur et adepte du «gros» char «va-vite». </p>
<p>Enfin un homme, un vrai,  s’est décidé, dans une formule «un-ique», à réprimander et à «châtier» les gros bébés gâtés appartenant à cette génération «pourrie» qui s’amuse depuis des mois en osant défier le gouvernement, les policiers et les défenseurs inconditionnels de l’ordre (ou désordre) établi.  Nous savons tous que ce pauvre Jacques a eu une enfance pénible et qu’il a vécu dans une pauvreté abyssale. Nous comprenons donc sa révolte contre la génération odieuse qui «sévit» dans nos rues, contre cette génération insolente qui ose perturber le cours normal de la vie montréalaise et québécoise et qui n’apprécie pas tellement les gros chars «va-vite», lesquels permettent à une poignée de profiteurs défendant prétendument des valeurs humanitaires.</p>
<p>Ayant formulé toutes ces sottises à prétention «ironique», je dirai que j’admire profondément  l&#8217;actuelle génération que j’appelle, quant à moi, LA GÉNÉRATION INDOMPTABLE.  C’est une génération qui «pète le feu» et qui veut enfin crever certains abcès, pour de bon si possible. </p>
<p>Ayant enseigné au niveau collégial pendant 37 ans, je sais pertinemment que «nos jeunes» ne sont pas tous des enfants-rois ou des enfants gâtés. </p>
<p>J’aimerais que tous les Jacques Villeneuve de cette planète réfléchissent un peu plus ou que, mieux encore, ils se taisent et ne se prennent pas pour des sociologues. S&#8217;ils veulent parler des gros chars «va-vite», qu&#8217;ils le fassent.  Pourquoi pas? </p>
<p>Quand on pratique un métier socialement inutile, on ne peut se permettre de dénoncer et de mépriser ceux et celles qui vont devenir infirmières (ou infirmiers), hygiénistes dentaires, spécialistes en aérotechnique, ingénieurs, avocats, anthropologues, artistes, écrivains, enseignants, et j&#8217;en oublie.</p>
<p>Merci à CES JEUNES INDOMPTABLES malgré un certain nombre de maladresses, tout à fait normales. </p>
<p>Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Jean-Serge Baribeau</title>
		<link>http://voir.ca/normand-baillargeon/2012/06/06/je-ne-suis-pas-une-pme-vademecum/#comment-1141</link>
		<dc:creator>Jean-Serge Baribeau</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Jun 2012 19:25:28 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/normand-baillargeon/?p=91#comment-1141</guid>
		<description>Si NOUS OSONS RÊVER, nous apprécierons ce propos du romancier et essayiste André Marois (1885-1967): 

***«Le monde progresse grâce aux choses impossibles qui ont été réalisées.»***

Ouvrir le champ des possibles, c&#039;est là la tâche de ceux et celles qui n&#039;acceptent pas le désordre solidement établi.  

JSB</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Si NOUS OSONS RÊVER, nous apprécierons ce propos du romancier et essayiste André Marois (1885-1967): </p>
<p>***«Le monde progresse grâce aux choses impossibles qui ont été réalisées.»***</p>
<p>Ouvrir le champ des possibles, c&#8217;est là la tâche de ceux et celles qui n&#8217;acceptent pas le désordre solidement établi.  </p>
<p>JSB</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Jean-Serge Baribeau</title>
		<link>http://voir.ca/normand-baillargeon/2012/06/06/je-ne-suis-pas-une-pme-vademecum/#comment-1139</link>
		<dc:creator>Jean-Serge Baribeau</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Jun 2012 13:50:52 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/normand-baillargeon/?p=91#comment-1139</guid>
		<description>Eh oui!  Tous ceux qui défendent une idéologie qui est «naturalisée», consacrée et routinière finissent par penser que ce sont les autres, les «aliens» qui sont de sales idéologues.  Eux, ils ont la vérité inébranlable et ils conspuent les maudits idéologues, presque toujours de gauche, bien évidemment. 

Quand on «croit» que c&#039;est Dieu ou la nature qui nous donnent raison (ce mot est considéré comme «dangereux» par les fous de Dieu ou par les adeptes de la Mère Nature), toute discussion est close et le débat démocratique devient superflu et vain. 

JSB</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Eh oui!  Tous ceux qui défendent une idéologie qui est «naturalisée», consacrée et routinière finissent par penser que ce sont les autres, les «aliens» qui sont de sales idéologues.  Eux, ils ont la vérité inébranlable et ils conspuent les maudits idéologues, presque toujours de gauche, bien évidemment. </p>
<p>Quand on «croit» que c&#8217;est Dieu ou la nature qui nous donnent raison (ce mot est considéré comme «dangereux» par les fous de Dieu ou par les adeptes de la Mère Nature), toute discussion est close et le débat démocratique devient superflu et vain. </p>
<p>JSB</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Darwin</title>
		<link>http://voir.ca/normand-baillargeon/2012/06/06/je-ne-suis-pas-une-pme-vademecum/#comment-1138</link>
		<dc:creator>Darwin</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Jun 2012 10:31:57 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/normand-baillargeon/?p=91#comment-1138</guid>
		<description>@ Arthur Laroche

«Il devient de plus en plus évident que l’augmentation des droits de scolarité n’a rien à voir avec l’économie et tout à voir avec l’idéologie.»

Les recteurs et bien d&#039;autres intervenants qui appuient la hausse, sont tellement impreignés de cette idéologie qu&#039;ils ne la considère même pas comme une idéologie, mais comme la seule façon de faire. Avec ce postulat, le fameux «on n&#039;a pas le choix» des Thatcher et autres, ils ramènent le débat à une question de financement, alors qu&#039;il s&#039;agit en premier lieu d&#039;un débat sur le rôle des universités. Une fois qu&#039;on aura établi ce qu&#039;on veut, là, on pourra parler du financement nécessaire à l&#039;atteinte des objectifs choisis (oui, on a le choix!).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Arthur Laroche</p>
<p>«Il devient de plus en plus évident que l’augmentation des droits de scolarité n’a rien à voir avec l’économie et tout à voir avec l’idéologie.»</p>
<p>Les recteurs et bien d&#8217;autres intervenants qui appuient la hausse, sont tellement impreignés de cette idéologie qu&#8217;ils ne la considère même pas comme une idéologie, mais comme la seule façon de faire. Avec ce postulat, le fameux «on n&#8217;a pas le choix» des Thatcher et autres, ils ramènent le débat à une question de financement, alors qu&#8217;il s&#8217;agit en premier lieu d&#8217;un débat sur le rôle des universités. Une fois qu&#8217;on aura établi ce qu&#8217;on veut, là, on pourra parler du financement nécessaire à l&#8217;atteinte des objectifs choisis (oui, on a le choix!).</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Arthur Laroche</title>
		<link>http://voir.ca/normand-baillargeon/2012/06/06/je-ne-suis-pas-une-pme-vademecum/#comment-1137</link>
		<dc:creator>Arthur Laroche</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Jun 2012 03:39:34 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/normand-baillargeon/?p=91#comment-1137</guid>
		<description>A lire aussi, l&#039;excellent &quot;université inc.&quot; de Éric Martin et Maxime Ouellet, chez Lettres Libres.

Il devient de plus en plus  évident que l&#039;augmentation des droits de scolarité n&#039;a rien à voir avec l&#039;économie et tout à voir avec l&#039;idéologie.
Le coût de la grêve pour les institutions et le gouvernement va éxéder les gains obtenus grâce à l&#039;augmentation. Ce n&#039;est certainement pas le résultat d&#039;une bonne gestion de la situation.
Le but ultime de la manoeuvre est de décourager l&#039;accès aux études post secondaires pour forcer plus de jeunes vers les filières professionelles. Ceux et celles qui en sortent sont de plus en plus maltraités par le système actuel: baisse de la syndicalisation, nivèlement vers le bas des conditions de travail, vol des caisses de retraites, quand elles existent.
Pour ceux qui persistent à aller à l&#039;université dans les programmes où ils paieront bientôt plus de 75% de leur formation -- on est loin des 17% claironnés par la propagande gouvernementale -- sortiront avec de belles dettes qui les rendront bien dociles face aux employeurs éventuels. Si on rajoute les changements à l&#039;assurance chômage du fédéral.... coudon, y se sont-tu parlé ces estis là.... j&#039;dis ça d&#039;même.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>A lire aussi, l&#8217;excellent &laquo;&nbsp;université inc.&nbsp;&raquo; de Éric Martin et Maxime Ouellet, chez Lettres Libres.</p>
<p>Il devient de plus en plus  évident que l&#8217;augmentation des droits de scolarité n&#8217;a rien à voir avec l&#8217;économie et tout à voir avec l&#8217;idéologie.<br />
Le coût de la grêve pour les institutions et le gouvernement va éxéder les gains obtenus grâce à l&#8217;augmentation. Ce n&#8217;est certainement pas le résultat d&#8217;une bonne gestion de la situation.<br />
Le but ultime de la manoeuvre est de décourager l&#8217;accès aux études post secondaires pour forcer plus de jeunes vers les filières professionelles. Ceux et celles qui en sortent sont de plus en plus maltraités par le système actuel: baisse de la syndicalisation, nivèlement vers le bas des conditions de travail, vol des caisses de retraites, quand elles existent.<br />
Pour ceux qui persistent à aller à l&#8217;université dans les programmes où ils paieront bientôt plus de 75% de leur formation &#8212; on est loin des 17% claironnés par la propagande gouvernementale &#8212; sortiront avec de belles dettes qui les rendront bien dociles face aux employeurs éventuels. Si on rajoute les changements à l&#8217;assurance chômage du fédéral&#8230;. coudon, y se sont-tu parlé ces estis là&#8230;. j&#8217;dis ça d&#8217;même.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Réal Bergeron</title>
		<link>http://voir.ca/normand-baillargeon/2012/06/06/je-ne-suis-pas-une-pme-vademecum/#comment-1136</link>
		<dc:creator>Réal Bergeron</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Jun 2012 20:17:19 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/normand-baillargeon/?p=91#comment-1136</guid>
		<description>À titre d&#039;illustration de votre propos, je vais vous raconter une petite anecdote. Ça s&#039;est passé au cours d&#039;une des grandes manifestations étudiantes du printemps. Je marchais avec la foule sur la rue Sherbrooke. En passant devant le campus de l&#039;Université McGill, j&#039;avise une banderole bilingue qui flottait au sommet d&#039;un poteau. Du côté anglais, il était écrit « Université McGill - Business as usual». 
Du côté français, j&#039;ai oublié les termes exacts, mais on y retrouvait l&#039;expression populaire « les vrais afffaires», ( du genre on parle ou on s&#039;occupe des vrais affaires».
Curieux d&#039;en savoir davantage sur cette université d&#039;affaires, je me suis rendu sur le site Web; on y rapportait les propos d&#039;un généreux donateur qui disait en substance que sa contribution financière avait pour but d&#039;accroître la collaboration entre l&#039;université et les entreprises et, prenait-il soin de préciser, qu&#039;elle ne devait pas servir à financer la recherche libre.
Sur la page d&#039;accueil de l&#039;université, on peut lire: « McGill, la plus internationale des universités canadiennes, est établie à Montréal, métropole trépidante de la province francophone de Québec ».

Pour être «trépidante», elle est trépidante, la métropole! Mais peut-être pas au goût des promoteurs de l&#039;Université McGill.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>À titre d&#8217;illustration de votre propos, je vais vous raconter une petite anecdote. Ça s&#8217;est passé au cours d&#8217;une des grandes manifestations étudiantes du printemps. Je marchais avec la foule sur la rue Sherbrooke. En passant devant le campus de l&#8217;Université McGill, j&#8217;avise une banderole bilingue qui flottait au sommet d&#8217;un poteau. Du côté anglais, il était écrit « Université McGill &#8211; Business as usual».<br />
Du côté français, j&#8217;ai oublié les termes exacts, mais on y retrouvait l&#8217;expression populaire « les vrais afffaires», ( du genre on parle ou on s&#8217;occupe des vrais affaires».<br />
Curieux d&#8217;en savoir davantage sur cette université d&#8217;affaires, je me suis rendu sur le site Web; on y rapportait les propos d&#8217;un généreux donateur qui disait en substance que sa contribution financière avait pour but d&#8217;accroître la collaboration entre l&#8217;université et les entreprises et, prenait-il soin de préciser, qu&#8217;elle ne devait pas servir à financer la recherche libre.<br />
Sur la page d&#8217;accueil de l&#8217;université, on peut lire: « McGill, la plus internationale des universités canadiennes, est établie à Montréal, métropole trépidante de la province francophone de Québec ».</p>
<p>Pour être «trépidante», elle est trépidante, la métropole! Mais peut-être pas au goût des promoteurs de l&#8217;Université McGill.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Jacques Denault</title>
		<link>http://voir.ca/normand-baillargeon/2012/06/06/je-ne-suis-pas-une-pme-vademecum/#comment-1135</link>
		<dc:creator>Jacques Denault</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Jun 2012 16:16:29 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/normand-baillargeon/?p=91#comment-1135</guid>
		<description>Petit retour en arrière, d&#039;abord Allan Bloom, 1987, The Closing of the American Mind (traduit en français par L&#039;Âme désarmée).

L’UNIVERSITÉ DES ŒILLÈRES
Par ailleurs, l’université a été victime d’un véritable désastre avec la création au cours des quinze (15) dernières années du M.B.A. qui se veut l’équivalent moralement, du doctorat en médecine ou en droit. En effet, ce diplôme assure par lui-même un débouché presque infaillible et un revenu très confortable aux élèves qui l’ont obtenu.
(…) L’effet M.B.A. est de faire entrer dans le premier cycle une horde d’étudiants qui ont l’intention de passer ensuite dans une grande école commerciale (« business school ») et qui, de ce fait, portent déjà des œillères.
(…)  L’économie empiète sur les autres sciences humaines et déforme la façon dont les étudiants perçoivent celles-ci en les empêchant de bien voir leurs dessins respectifs et leur poids relatif par rapport à la connaissance des choses humaines. (…) non seulement les élèves qui font leur premier cycle en économie ne s’intéressent ni à la sociologie, ni à l’anthropologie, ni à la politologie, mais ils sont en outre persuadés que ce qu’on leur apprend en économie leur permet de manipuler toutes les notions dont traitent ces sciences. 
De plus, ces élèves ne sont nettement pas motivés par l’amour de la science économique, mais par l’amour de ce dont elle s’occupe, à savoir l’argent. Le fait que les économistes s’occupent de la richesse, chose indéniablement réelle et solide, leur confère une espèce de solidité intellectuelle impressionnante, que ne confère nullement par exemple, la culture. On peut être sûr que ces gens-là ne parlent pas pour ne rien dire.  
Mais la richesse elle-même contrairement à la science de la richesse, ne constitue certainement pas la plus noble des motivations; et il n’existe rien d’autre, dans toute l’université qui ressemble à cette parfaite coïncidence entre la science et la cupidité (le seul parallèle possible serait, s’il existait une chaire de sexologie, l’enseignement prodigué par de très sérieux professeurs de cette discipline qui assurerait à leurs élèves d’abondantes satisfactions sexuelles).
Allan Bloom, L’âme désarmée, Essai sur le Déclin de la Culture Générale, p. 315-316, Guérin littérature, 1987

Ensuite, 11 ans plus tôt, plus précisément en 1976, Michael Maccobby publie les résultats d’une étude portant sur la structure de caractère de deux cent cinquante administrateurs, directeurs et ingénieurs de douze grosses sociétés les mieux gérées des États-Unis (The Gamesmen :  The New Corporate Leaders, Michael Maccobby (1976). Il écrivit sa principale conclusion dans la revue Fortune:

« WHERE WILL THE LEADERS COME FROM »? 
The emotional and spiritual underdevelopment or corporate executive is a problem not only for the individual careerist but also for society as whole.  Acting through the market, managers serve society’s material needs out of their own greedy self-interest. It they may meet successfully, they will in turn be rewarded. The system has given us what we asked from it: unprecedented wealth and material comfort. In the process, executives must use their heads to analyse demand, to design products, to fashion effective advertising and so on. And at this, they are extremely adept. The trouble is that, in rising to the top, they sacrifice the capacity to develop values that go beyond winning the game. And the larger society, of which business is but a subsystem, depends for a greatness not only on the head by on the heart – the qualities of courage, compassion, generosity, idealism. If the most dynamic sector of society continues to select out these qualities, where will find future leaders who possess the moral strength to know right from wrong and the courage to act on those convictions? 
The Corporate Climber Has to Find His Heart / by Michael Maccoby / Fortune, December 1976 : 98-110 

Près de 40 ans plus tard, on n&#039;a qu&#039;à constater les résultats catastrophiques de cet horde de barbares sur tous les plans de l&#039;activité humaine, tant politique, qu&#039;économique, sociale et écologique. 
Lueur d&#039;espoir, nos jeunes.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Petit retour en arrière, d&#8217;abord Allan Bloom, 1987, The Closing of the American Mind (traduit en français par L&#8217;Âme désarmée).</p>
<p>L’UNIVERSITÉ DES ŒILLÈRES<br />
Par ailleurs, l’université a été victime d’un véritable désastre avec la création au cours des quinze (15) dernières années du M.B.A. qui se veut l’équivalent moralement, du doctorat en médecine ou en droit. En effet, ce diplôme assure par lui-même un débouché presque infaillible et un revenu très confortable aux élèves qui l’ont obtenu.<br />
(…) L’effet M.B.A. est de faire entrer dans le premier cycle une horde d’étudiants qui ont l’intention de passer ensuite dans une grande école commerciale (« business school ») et qui, de ce fait, portent déjà des œillères.<br />
(…)  L’économie empiète sur les autres sciences humaines et déforme la façon dont les étudiants perçoivent celles-ci en les empêchant de bien voir leurs dessins respectifs et leur poids relatif par rapport à la connaissance des choses humaines. (…) non seulement les élèves qui font leur premier cycle en économie ne s’intéressent ni à la sociologie, ni à l’anthropologie, ni à la politologie, mais ils sont en outre persuadés que ce qu’on leur apprend en économie leur permet de manipuler toutes les notions dont traitent ces sciences.<br />
De plus, ces élèves ne sont nettement pas motivés par l’amour de la science économique, mais par l’amour de ce dont elle s’occupe, à savoir l’argent. Le fait que les économistes s’occupent de la richesse, chose indéniablement réelle et solide, leur confère une espèce de solidité intellectuelle impressionnante, que ne confère nullement par exemple, la culture. On peut être sûr que ces gens-là ne parlent pas pour ne rien dire.<br />
Mais la richesse elle-même contrairement à la science de la richesse, ne constitue certainement pas la plus noble des motivations; et il n’existe rien d’autre, dans toute l’université qui ressemble à cette parfaite coïncidence entre la science et la cupidité (le seul parallèle possible serait, s’il existait une chaire de sexologie, l’enseignement prodigué par de très sérieux professeurs de cette discipline qui assurerait à leurs élèves d’abondantes satisfactions sexuelles).<br />
Allan Bloom, L’âme désarmée, Essai sur le Déclin de la Culture Générale, p. 315-316, Guérin littérature, 1987</p>
<p>Ensuite, 11 ans plus tôt, plus précisément en 1976, Michael Maccobby publie les résultats d’une étude portant sur la structure de caractère de deux cent cinquante administrateurs, directeurs et ingénieurs de douze grosses sociétés les mieux gérées des États-Unis (The Gamesmen :  The New Corporate Leaders, Michael Maccobby (1976). Il écrivit sa principale conclusion dans la revue Fortune:</p>
<p>« WHERE WILL THE LEADERS COME FROM »?<br />
The emotional and spiritual underdevelopment or corporate executive is a problem not only for the individual careerist but also for society as whole.  Acting through the market, managers serve society’s material needs out of their own greedy self-interest. It they may meet successfully, they will in turn be rewarded. The system has given us what we asked from it: unprecedented wealth and material comfort. In the process, executives must use their heads to analyse demand, to design products, to fashion effective advertising and so on. And at this, they are extremely adept. The trouble is that, in rising to the top, they sacrifice the capacity to develop values that go beyond winning the game. And the larger society, of which business is but a subsystem, depends for a greatness not only on the head by on the heart – the qualities of courage, compassion, generosity, idealism. If the most dynamic sector of society continues to select out these qualities, where will find future leaders who possess the moral strength to know right from wrong and the courage to act on those convictions?<br />
The Corporate Climber Has to Find His Heart / by Michael Maccoby / Fortune, December 1976 : 98-110 </p>
<p>Près de 40 ans plus tard, on n&#8217;a qu&#8217;à constater les résultats catastrophiques de cet horde de barbares sur tous les plans de l&#8217;activité humaine, tant politique, qu&#8217;économique, sociale et écologique.<br />
Lueur d&#8217;espoir, nos jeunes.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Jean-Serge Baribeau</title>
		<link>http://voir.ca/normand-baillargeon/2012/06/06/je-ne-suis-pas-une-pme-vademecum/#comment-1134</link>
		<dc:creator>Jean-Serge Baribeau</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Jun 2012 15:47:12 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/normand-baillargeon/?p=91#comment-1134</guid>
		<description>Votre «osez rêver» m’a plu, enchanté et ravi. Cet appel au rêve m&#039;a rappelé, de manière labyrinthée et sineuse, un texte de Mikel Dufresne, intitulé OUVRIR L&#039;AVENIR,  texte que j&#039;ai souvent fait lire à mes étudiants et étudiantes:   

*****«Pour l&#039;imaginaire, oui!  Parce que le réel nous pèse, parce que nous ne voulons pas nous soumettre à ce principe de réalité que Freud recommande, parce que nous voulons vivre sans toujours subir la nécessité et sans méditer la mort. C&#039;est l&#039;idéologie dominante qui nous enseigne à coup de tautologies, que le réel, c&#039;est le réel, que nous y sommes pris et que toutes les issues sont bloquées; pas d&#039;avenir, l&#039;idéologie refuse l&#039;histoire parce que les dominants ne veulent pas d&#039;histoires.  Et nous ne devons pas savoir non plus que ce réel est truqué.»*****

Ce texte a été publié dans Le Devoir du samedi 24 novembre 1979, dans un cahier spécial intitulé POUR L&#039;IMAGINAIRE. 

De toute manière nous savons que «NOUS NE SOMMES PAS SEULS» et que nous refusons tous les «SPEAK WHITE».  

JSB</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Votre «osez rêver» m’a plu, enchanté et ravi. Cet appel au rêve m&#8217;a rappelé, de manière labyrinthée et sineuse, un texte de Mikel Dufresne, intitulé OUVRIR L&#8217;AVENIR,  texte que j&#8217;ai souvent fait lire à mes étudiants et étudiantes:   </p>
<p>*****«Pour l&#8217;imaginaire, oui!  Parce que le réel nous pèse, parce que nous ne voulons pas nous soumettre à ce principe de réalité que Freud recommande, parce que nous voulons vivre sans toujours subir la nécessité et sans méditer la mort. C&#8217;est l&#8217;idéologie dominante qui nous enseigne à coup de tautologies, que le réel, c&#8217;est le réel, que nous y sommes pris et que toutes les issues sont bloquées; pas d&#8217;avenir, l&#8217;idéologie refuse l&#8217;histoire parce que les dominants ne veulent pas d&#8217;histoires.  Et nous ne devons pas savoir non plus que ce réel est truqué.»*****</p>
<p>Ce texte a été publié dans Le Devoir du samedi 24 novembre 1979, dans un cahier spécial intitulé POUR L&#8217;IMAGINAIRE. </p>
<p>De toute manière nous savons que «NOUS NE SOMMES PAS SEULS» et que nous refusons tous les «SPEAK WHITE».  </p>
<p>JSB</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Jean-Serge Baribeau</title>
		<link>http://voir.ca/normand-baillargeon/2012/06/06/je-ne-suis-pas-une-pme-vademecum/#comment-1133</link>
		<dc:creator>Jean-Serge Baribeau</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Jun 2012 15:20:11 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/normand-baillargeon/?p=91#comment-1133</guid>
		<description>Normand, c&#039;est une brillante analyse qui met en lumière et dévoile des tendances toxiques que j&#039;ai constatées lorsque j&#039;enseignais au cégep. 

Votre «osez rêver» m&#039;a plu, enchanté et ravi.  Cela</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Normand, c&#8217;est une brillante analyse qui met en lumière et dévoile des tendances toxiques que j&#8217;ai constatées lorsque j&#8217;enseignais au cégep. </p>
<p>Votre «osez rêver» m&#8217;a plu, enchanté et ravi.  Cela</p>
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