Les amateurs d’art numérique seront choyés lors de la 14e édition d’ELEKTRA, qui se déroulera sous la thématique Anti/Matière et dont la programmation était dévoilée aujourd’hui.

Du 1er au 5 mai 2013, ELEKTRA se dissémine à travers la métropole et s’associe avec les hauts lieux de la création contemporaine pour donner une tribune de qualité à près de 40 artistes internationaux et d’ici. Pas moins de onze institutions culturelles font partie du programme dont l’Usine C, le Centre PHI, la Cinémathèque québécoise, le Goethe-Institut, la Société des arts technologiques, le Centre des arts actuels SKOL, OBORO, Occurrence, le Matralab de l’Université Concordia, l’Écomusée du fier monde et la maison de la culture Pointe-aux-Trembles.

Cette 14e édition s’inscrit dans le sillage de la 1re édition de la Biennale internationale d’art numérique (2012) – qui est portée par la même équipe – mais lors d’ELEKTRA, ce sont les performances audiovisuelles, sonores et immersives qui sont au coeur des propositions artistiques, réunies cette année par le thème ANTI/MATIÈRE. Toujours engagé à mettre en lumière les contours multiples et expérimentaux inhérents à l’art numérique, ELEKTRA continue également de présenter une série d’installations tout en proposant une programmation enrichie d’une multitude d’activités : Marché international de l’art numérique (MIAN – 7e édition), vernissages, lancements, film immersif et projections vidéo.

Trois soirées de performances audiovisuelles à l’Usine C

Jeudi 2, vendredi 3 et samedi 4 mai 2013, l’Usine C sera l’hôte, le temps de trois soirées, d’une dizaine de performances audiovisuelles de haut calibre – toutes des premières – menées par plusieurs grands noms des arts numériques et par de jeunes artistes de la relève.

Jeudi 2 mai 2013 : Mondkopf + Trafik [FR], Louis Dufort [QC-CA], Hugo Arcier[FR], Jesse Osborne- Lanthier (Noir) & Sabrina Ratté [QC-CA]

Pour la soirée d’ouverture, ELEKTRA débute en force avec un programme réunissant quatre premières. C’est le
compositeur montréalais Louis Dufort qui ouvrira la soirée avec sa nouvelle création Concatenare_IV . Puis, place à la courte vidéomusique Nostalgia for Nature présentée pour la première fois à Montréal et réalisée entièrement en images de synthèse par l’artiste français Hugo Arcier. Le coeur de la soirée battra son plein lorsque le jeune et prometteur Mondkopf (musique) associé au studio de design Trafik (visuel) prendra le contrôle de l’environnement audiovisuel pour présenter Eclipse , création immersive en hommage à Brian Eno et présentée pour la première fois en Amérique après avoir fait salle comble à la prestigieuse Cité de la musique à Paris. La soirée se conclura en beauté sur Deliquescent , nouvelle création audiovisuelle du duo composé de l’artiste audio Jesse Osborne Lanthier (Noir) et de l’artiste visuelle Sabrina Ratté (Le Révélateur, avec Roger Tellier-Craig), deux talents de la scène locale qu’ELEKTRA est ravi de mettre à l’avant-plan.

Vendredi 3 mai 2013 : ATOMTM [DE], Nohista [FR] & Tasman Richardson [ON-CA], Joel Dittrich [SE]

La soirée du vendredi sera marquée par la venue du légendaire producteur de musique électronique ATOMTM (de son vrai nom Uwe Schmidt) qui présentera, pour la première fois au Canada, la version audiovisuelle de HD, son dernier album paru en mars 2013 sur raster-noton. Hyper actif depuis près de 30 ans sur la scène internationale sous une myriade de pseudonymes, c’est sous son identité la plus renommée qu’ATOMTM fait l’honneur aux programmateurs d’ELEKTRA de présenter sa nouvelle création, qu’il décrit lui-même comme une oeuvre spirituelle, musicale et scientifique. Assurément un autre des moments forts de cette 14e édition.
En ouverture de soirée, le duo formé des artistes audiovisuels Nohista et Tasman Richardson proposera en
première montréalaise Hydra , une performance synesthésique utilisant les mythiques consoles de jeu ATARI tandis que l’artiste suédois Joel Dittrich terminera la soirée avec la première canadienne de White Noise/Black Noise , ode aux paysages urbains contemporains, où rythmes électroniques et abstractions visuelles font symbiose.

Samedi 4 mai 2013 : Evala [JP], Keiichiro Shibuya & Takashi Ikegami [JP], Keiichiro Shibuya & Evala [JP]

Pour la soirée de clôture, honneur à l’étiquette ATAK et aux artistes japonais les plus en vue de la scène électronique qui présenteront pour la première fois en Amérique – sous la bannière ATAK NIGHT 5 – trois performances, dont deux prestations audiovisuelles. Après avoir conquis les scènes indépendantes tokyoïtes, berlinoises et parisiennes, ATAK fera goûter aux Montréalais le meilleur de la musique expérimentale japonaise; accents noise et puissants rythmes électroniques sont à prévoir.
Keiichiro Shibuya (musique) présentera en duo avec le scientifique Takashi Ikegami (visuels) Massive Data Flow, une vrombissante odyssée électronique dérivée de Filmachine, leur précédente installation pour 24 haut-parleurs. Evala, membre d’ATAK et également fondateur de l’étiquette indépendante PORT proposera Re: TTM & Acoustic Bend Stereo Live Version, sa plus récente performance audiovisuelle solo, avant de s’unir à Keiichiro Shibuya pour s’adonner à leur ATAK Dance Hall , une performance à deux têtes axée dance floor qui viendra clore en beauté le festival.

Jeudi 2 au samedi 4 mai 2013 : Nicolas Bernier [QC-CA]

Tous les soirs à 20 h dans le studio de l’Usine C, l’artiste sonore québécois Nicolas Bernier présentera sa
nouvelle création frequencies (a) , qui allie les fréquences acoustiques de diapasons aux fréquences purement audionumériques. Inclassable, Nicolas Bernier démontre une fois de plus qu’il manie à merveille sonorités organiques et traitements numériques dans un parfait équilibre entre cérébralité et sensualité.

Outre les performances, l’Usine C accueillera, de 18 h à 21 h, du jeudi 2 au samedi 4 mai, l’installation interactive Entre 2 Mondes dont le contenu poétique a été créé par des élèves de primaire dirigés par Mickaël Lafontaine, ainsi que la version satellite de Nuages, le parcours sonore météorologique réalisé par le collectif d’artistes multidisciplinaires Audiotopie. La version satellite de Nuages permettra au public d’emprunter des casques audio et de déambuler pendant 15 minutes aux abords de l’Usine C tandis qu’il sera aussi possible de suivre en tout temps le parcours complet à partir d’une application pour iPhone à télécharger gratuitement (durée : 45 min, départ du métro Champ-de-Mars). Au Café de l’Usine C, samedi 4 mai à 19 h, aura lieu une projection des vidéos d’étudiants issus de deux écoles d’arts parisiennes, projet initié par l’enseignant, critique, auteur et journaliste Dominique Moulon.

MIAN 7e édition, installations et vernissages, performance sonore, film immersif

En plus des activités proposées à l’Usine C, ELEKTRA a développé un riche parcours à travers la ville où se côtoient rencontres de professionnels, installations et vernissages, lancements, projections vidéo et film immersif, le plus souvent offerts gratuitement.

Jeudi 2 et vendredi 3 mai de 13 h à 17 h aura lieu au Centre PHI la 7e édition du Marché international de
l’art numérique (MIAN). Lors des deux après-midi, artistes d’ici et invités internationaux (commissaires, diffuseurs et journalistes) se présentent lors de courtes allocutions de 12 minutes. Catalyseur de collaborations entre des acteurs majeurs de l’art numérique, le MIAN est une occasion unique d’échanges et de rencontres, contribuant à créer une véritable synergie dans le milieu de l’art numérique et permettant de stimuler l’exportation des oeuvres des artistes d’ici à travers le monde. Gratuit et ouvert au public, dans la limite des places disponibles.

Dès 17 h 30 le jeudi 2 mai, cap vers la Cinémathèque québécoise à l’occasion du vernissage d’Helix , toute nouvelle installation pour écran volumétrique et bande-son de l’artiste et compositeur Jean Piché et du lancement de la publication Pascal Dufaux, OEuvres vidéo-cinétiques (2005-2013) , écrite et dirigée par la critique et commissaire indépendante Marie Perrault. Gratuit.

Ensuite dès 19 h, rendez-vous à l’Écomusée du fier monde où l’artiste montréalais Étienne Grenier proposera
GR(ONDES) , sa plus récente performance audio dont la matière sonore provient d’un projet d’infiltration créative et collaborative avec une classe d’élèves de secondaire faisant suite à une résidence initiée par le Centre Turbine. Gratuit, dans la limite des places disponibles, bouchées et rafraichissements offerts.

Toujours le jeudi 2 mai à 19 h, il faudra faire preuve d’ubiquité et se rendre à la Société des arts technologiques pour assister à la première du film immersif Loco-Dyna-Morphics des artistes allemands Jan Zehn et Stefan Berke. Une série de représentations aura lieu dans la Satosphère jusqu’au 24 mai, du mardi au vendredi à 19 h, 15 $.

Vendredi 3 mai à partir de 17 h 30, vernissage d’Electrostatic Bell Choir , l’oeuvre sonore électromécanique de l’artiste Darsha Hewitt, qui sera exposée jusqu’au 1er juin au Centre des arts actuels SKOL. À 19 h, rendez-vous au Goethe-Institut pour l’ouverture d’une double exposition organisée par le ZKM de Karlsruhe (Zentrum für Kunst und Medientechnologie), l’un des principaux centres d’art médiatique au monde. Cette double exposition présentera d’une part les lauréats des AppArtsAwards (3 au 31 mai) et d’autre part un programme d’oeuvres vidéos issues du Internationaler Medienkunstpreis/Prix international des arts médiatiques (3 au 19 mai) et de la collection du ZKM.

Samedi 4 mai, vernissage dès 14 h à la Galerie Occurrence de l’exposition Ex Vivo produite par Perte de Signal et présentant une série d’oeuvres électroniques et mécaniques des artistes montréalais Sofian Audry et Samuel St-Aubin, exposées jusqu’au 24 mai. Rendez-vous ensuite à 16 h au Centre PHI pour le vernissage de Cereus , la nouvelle installation interactive et vidéo de l’artiste Philomène Longpré qui sera présentée jusqu’au 18 mai.

En amont du festival, l’installation sonore Jeux de bols et de voix de Marie A. Côté sera inaugurée le 27 avril à 17 h à Oboro tandis que Squeeeeque l’Igloo Improbable , installation sonore participative d’Alexis O’Hara est visible depuis le 29 mars à la maison de la culture Pointe-aux-Trembles. Enfin du 1er au 4 mai, Kathy Kennedy et Julian Stein proposeront Cumulonimbus , une installation sonore et immersive qu’il sera possible d’expérimenter de 11 h à 17 h au Matralab de l’Université de Concordia.

Toute la programmation au elektramontreal.ca/2013

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