L'illustrateur Ben Chen ajoute une touche glauque à des classiques de notre jeunesse
Société

L’illustrateur Ben Chen ajoute une touche glauque à des classiques de notre jeunesse

Que reste-t-il de notre enfance, sinon les ruines déprimantes de chateaux de cartes qui ne tenaient que grâce à nos illusions juvéniles? 

Le web semble être pris d’une certaine nostalgie amère, comme si les propriétaires de mémoires d’enfance heureuses se devaient de les déconstruire et d’ajouter soit un vernis de réalisme, soit une couche relativement macabre.

Les princesses de Disney sont souvent les premières victimes de cette actualisation: héroïnes positives de notre enfance, elles symbolisent des décennies plus tard les différents troubles qui affectent les femmes modernes. Les hommes, comme les animaux, ne sont pas à l’abri de ce traitement choc, comme on peut le voir dans cette entrevue avec Jeff Hong, un des artistes dont la transformation macabre de héros d’enfance a le plus circulé sur le web.

Que se passerait-il si l’univers des Alien se transposait dans la réalité mélancolique mais relativement inoffensive de Charlie Brown? Si Pinocchio ne devenait rien d’autre que du simple bois pour son créateur original? Que se passe-t-il quand Mario est définitivement séparé de Luigi? Quand Dorothée et ses amis doivent se réchauffer dans les bois?

Ben Chen répond à toutes ces questions, avec un sadisme égalé uniquement par le ton jovial et sympathique des illustrations qui s’affairent à détruire, déconstruire et écraser les souvenirs d’enfance de toute une génération devenue désormais adulte.

Infos
Fermer
Plein écran