31 décembre 2011 12h39 · Richard Cayer
Millenium : the girl with the dragon tattoo est la version américaine du film suédois du même nom réalisé par le très talentueux David Fincher et mettant en vedette Daniel Craig (le dernier James Bond). Tout comme son équivalent suédois, c’est basé sur le roman du même nom de Stieg Larsson.
N’ayant pas encore lu les livres ou vu les films de la trilogie suédoise, il m’est difficile d’effectuer des comparaisons, mais je peux quand même donner mon opinion sur cette version. Ce premier chapitre américain de la trilogie nous raconte 3 histoires qui se croisent. Il y a les aventures de la jeune Lisbeth Salander, jeune femme désadaptée, hacker de génie, dotée d’une mémoire photographique et d’une intelligence remarquable. Une autre histoire raconte les péripéties de Michael Blomquist, journaliste pour le magazine Millenium. Ce dernier est accusé de diffamation et, pour se faire oublier, il va aller mener une enquête dans le nord de son pays, à la recherche d’une femme disparue depuis plus de 40 ans. Finalement, le dernier fragment du récit va nous raconter la résolution abracadabrante de l’histoire de diffamation contre le journaliste Michael Blomquist.
C’est beaucoup de choses pour un seul film, et c’est pourquoi il est si long (2h30). Personnellement, je ne vois pas ce qu’il y a de si nouveau dans ce récit pour qu’un réalisateur de la trempe de David Fincher se sente obligé d’en faire une adaptation américaine immédiatement avec un budget triplant ou quadruplant celui de la version suédoise. Le film est très bien réalisé et raconté, mais il ne nous montre rien de très original. Des histoires de fraude, de tueurs en série et de «hacking», cela reste dans le domaine du déjà vu. Et puis, sans le personnage de Lisbeth Salander, hacker et génie, cette histoire serait restée dans l’ombre de la banalité. Je crois que les gens ont apprécié la série Millenium à cause de ce personnage un peu rebelle, sorte de Sherlock Holmes de l’ère punk.
Chapeau à David Fincher qui a su inclure des éléments du 2ème volume afin de créer une sorte de « happy ending », donc un film complet. Ainsi, si jamais ce premier volet ne génère pas assez de profits pour justifier une suite, il n’aura pas l’impression d’avoir laissé une œuvre incomplète dans sa filmographie. En bref, si vous avez aimé les romans ou les films suédois originaux, vous apprécierez peut-être ce film. Si vous êtes amateurs de thriller, vous y trouverez peut-être également votre compte. Mais ce n’est pas, à mon avis, le film du siècle.
Bon cinéma !



