Didier Lucien retrouve son vieux costume de mime et se lance dans la webtélé avec Didier Ze Mime, un projet de capsules humoristiques non verbales se destinant à un public international. Rien de moins.

Dans les quelques capsules déjà mises en ligne (tapez "didier ze mime" sur YouTube), on voit Didier Lucien se démener en traditionnel costume rayé et visage maquillé de blanc, dans un esprit moqueur et dérisoire. On se dit que l’imposant gaillard, qui n’en est pas à ses premiers flirts avec le mime, s’est permis une folie en tournant quelques capsules à la bonne franquette, avec deux ou trois amis assez doués avec la caméra et sans grands moyens. Erreur. Ces vidéos-là n’ont été dévoilées que pour tester la marchandise, comme un banc d’essai avant la véritable explosion.

La vérité, c’est que Didier Ze Mime est un projet d’envergure soutenu et financé par Robert Boulos, un producteur dont la feuille de route aligne des expériences majeures dans les milieux de l’humour et du cinéma (il a travaillé, entre autres, pour Juste pour rire et sur de grosses productions anglaises et américaines comme le film Black Hawk Down de Ridley Scott). Différents partenaires privés sont aussi de l’aventure, et l’équipe a mis la main sur une aide financière à la production de 300 000 $ de Téléfilm Canada. On est loin de la webtélé fabriquée avec des bouts de ficelle. Dans le studio qu’ils ont aménagé pour tourner et monter les capsules, deux jeunes monteurs, caméramans et hommes à tout faire s’activent pendant que le troisième complice, Alain Lépine, développe le site web et la mise en marché. Dans chaque recoin du local, ça bouillonne d’activité et d’enthousiasme.

Qui aurait cru que de gentils pastiches de mime réalisés à la blague auraient lancé Lucien dans une telle aventure? Certainement pas le principal intéressé. "Je faisais ça avec Stéphane Crête quand j’étais jeune, parce qu’on se plaisait à faire des trucs que personne n’aime et à rendre ça drôle et ridicule. Mais un jour, on est passés à autre chose, et quand Robert s’est rappelé que je faisais du mime et m’a proposé une webtélé, j’ai d’abord refusé. J’ai un rapport d’amour-haine avec ce personnage de mime. Je ne suis pas certain de l’aimer vraiment, j’éprouve un petit malaise à enfiler son costume même si je l’aime. Alors la condition que j’ai imposée, c’était que le mime meure à la fin de chaque capsule." Condition formulée, condition acceptée.

Lucien ne regrette rien, s’amuse comme un petit fou, et il n’est d’ailleurs plus question de reculer. Toute l’équipe travaille à temps plein sur ce projet depuis plusieurs semaines, ils ont "37 nouvelles idées à la minute" et déjà un bassin de fans finis qui leur envoient des vidéos dans lesquelles ils s’improvisent mimes eux aussi. C’est à cause de cet écho inespéré, entre autres, que le site web sera interactif et rassemblera une communauté d’internautes appelée "la secte", une sorte de réseau social à la Facebook.

La webtélé, ce n’est qu’un début, car l’idée est évidemment de déployer le concept sur de multiples plates-formes et de réaliser des partenariats avec d’autres diffuseurs. "Le mime, pour moi, c’est une représentation de la bêtise humaine, et c’est rempli de possibilités, ça peut se déployer à l’infini. Je ne vois pas quand ça pourra s’arrêter."

www.didierzemime.com

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