Très attendu, …sous silence, le plus récent spectacle de la compagnie Omnibus, déçoit par son caractère convenu et complaisant.

Si on la place dans la lignée des oeuvres présentées ces dernières années par Omnibus, …sous silence affirme l’heureux retour à un théâtre mieux ancré dans le corps et ouvre l’intéressante perspective d’un dialogue entre le mouvement et la matière lumière/vidéo. En l’occurrence, des images d’eaux vives joliment travaillées qui entraînent les interprètes (Catherine De Sève, Pascal Contamine, Sacha Ouellette-Deguire et Anne Sabourin) dans les flots tumultueux de la vie, car c’est là le sujet de la pièce.

Mais si on la compare à la brillante création que le metteur en scène français Hugues Hollenstein nous avait offerte en 2008, elle prend figure d’un travail inabouti dans lequel le corps n’incarne pas viscéralement la parole qu’il est censé porter (car le moyen d’expression ici n’est pas une danse abstraite mais bien un mouvement dramatique) et dans lequel le verbe est généralement si commun qu’il brise la poésie de l’entité corps/son/image.

Issu d’improvisations réalisées dans le cadre d’un processus de recherche et création relativement court, il en porte la fraîcheur mais aussi les faiblesses. De fait, les textes enfoncent quelques portes ouvertes, révélant parfois un manque singulier de profondeur et ne permettant pas toujours d’atteindre un niveau de jeu crédible. Et ce, même si chacun des interprètes arrive, par moments, à capter pleinement notre attention. Enfin, l’occupation de l’espace néglige parfois la présence du public installé au bout des passerelles surélevées en forme de U desquelles il observe l’action, assis ou debout.

Boire le bouillon Critique par Voir - . Cote: 2

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