Les comédiens et animateurs Stéphane Bellavance et Guy Jodoin incarnent deux amis peu ordinaires dans Elling, une pièce tirée d’un roman à succès norvégien.

Avant d’arriver au Théâtre Jean-Duceppe, dans une traduction québécoise de Michel Dumont, Elling, une pièce écrite par Axel Hellstenius et Petter Næss à partir d’un roman de l’auteur norvégien Ingvar Ambjørnsen, a été jouée à travers le monde et même adaptée au cinéma.

Elle raconte les aventures de deux amis, Elling (Guy Jodoin) et Erik Bjarne (Stéphane Bellavance), qui, après avoir passé quelques années dans un asile, sont placés dans un appartement et doivent réapprendre à vivre en société et à interagir avec leurs congénères, notamment un travailleur social débordé (Gabriel Sabourin), une voisine enceinte (Mireille Deyglun) et un poète ayant perdu sa muse (Donald Pilon).

"Cette pièce pose la question de la normalité, explique Jodoin. Elling et Erik se sentent normaux et ils fonctionnent bien dans leur monde. Il n’y a des problèmes que lorsque les autres leur disent ce qui est normal ou non. Je me demande souvent moi-même si je suis normal quand je fais des choses qui dérangent les autres, mais pas moi."

Pour Bellavance, c’est le thème de l’adaptation qui est au coeur de la pièce, et qui nous renvoie à nos propres difficultés: "Ils doivent s’adapter à une nouvelle vie comme on doit tous le faire quand on quitte la maison parentale, la vie d’étudiant, ou notre ville natale… On est tous anormaux quand on arrive dans un nouvel environnement." Jodoin renchérit: "On doit s’adapter à l’environnement, mais celui-ci s’adapte aussi à nous. On peut le modifier pour y être bien, et c’est ce qu’ils font."

Si le sujet est sérieux, et ne manquera pas de nous faire penser à la politique de désinstitutionnalisation du Québec, le ton est plutôt léger et certaines situations, cocasses: "C’est une comédie dramatique, explique Jodoin. Les scènes sont courtes, dynamiques, avec des changements de lieu, des sauts dans le temps. On ne s’ennuie pas!"

Côté scénographie, la metteure en scène Monique Duceppe semble avoir opté pour la simplicité, et misé sur l’éclairage et l’ambiance sonore pour créer différents lieux. "Parfois, on ne sait pas si la scène se produit dans la réalité ou dans la tête d’Elling, explique Bellavance. Mais ce n’est pas grave, car les deux interprétations sont possibles. Au spectateur de choisir!"

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