Pouvoir admirer une sélection de médaillés du Festival mondial du cirque de demain est une chance unique dont les Montréalais jouissent pour la seconde fois. Le point avec Stéphane Lavoie.

Chaque année, le Festival mondial du cirque de demain présente, à Paris, ce que la nouvelle génération d’artistes circassiens fait de mieux. Le président du jury de la toute récente 32e édition était Stéphane Lavoie, directeur général de la TOHU. "Ce festival est le plus important au monde et c’est un privilège que de pouvoir en présenter des extraits, affirme-t-il. Tous les artistes québécois qui ont une carrière aujourd’hui sont passés par là; ça fait référence à quelque chose de très intime pour eux."

En 2009, la TOHU avait fêté ses 30 ans avec une sélection de médaillés de différentes éditions du festival. Une soirée d’éblouissements avec des numéros de haut niveau technique, plusieurs nouveautés totales, un orchestre live et le truculent maître de piste Calixte de Nigremont, personnage caustique et drolatique venu d’un autre temps. "On veut vérifier s’il y a vraiment un désir ici de voir ce genre de spectacle de cirque plus traditionnel avec des numéros et un maître de piste", commente Lavoie qui envisage une programmation biennale.

"Parmi les lauréats de cette année, des Chinois font des équilibres sur des cannes très, très hautes, c’est quelque chose qu’on n’a jamais vu, indique-t-il. Des Ukrainiens présentent un numéro de main à main impressionnant où la femme porte l’homme, ce qui est rare aussi. Et puis les Tunisiens du numéro de mât chinois participaient pour la première fois au festival. C’est très difficile, dans certains pays, d’avoir une école de cirque et de former des artistes de haut niveau. Quand ça arrive, c’est important de les mettre de l’avant et je trouve très intéressant qu’on voie d’autres écoles que les françaises et montréalaise."

Seront présents aussi, dans les airs, l’ultralégère Suédoise Uuve Jansson (formée au trapèze ballant à Montréal), le Norvégien Christer Pettersen au fil souple et le Kazakh Darkan, s’il parvient à obtenir son visa. Au sol, on nous présente l’impressionnante contorsionniste sud-africaine Nokulunga Buthelezi et trois numéros de jonglerie: le Russe Pavel Ruzhilo joue l’illusionniste avec des balles, l’Espagnol Kerol bruite son numéro de quilles en direct avec sa bouche et fait rire, comme les Français Éric Longequel (de la distribution de M2 dans notre Top 5 en 2010) et Antonin Hartz qui pimentent leur jeu de diabolo avec des planches et des tréteaux. Un must.

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