Pour la 11e édition du Festival interculturel du conte du Québec, le directeur Marc Laberge a parcouru la planète conte pour composer un bouquet garni.

Les éditions anniversaires imposent l’exercice des bilans. L’amorce d’une nouvelle décennie exige plutôt de regarder vers l’avant et de consolider les acquis. "Au moment de créer le Festival [interculturel du conte du Québec (FICQ)] en 1993, personne ne gagnait sa vie avec le conte au Québec. Aujourd’hui, nombreux sont les conteurs de métier qui tournent partout. Le Québec fait maintenant partie du réseau international du conte", se réjouit le fondateur Marc Laberge qui, en bon globe-trotter, estime que son festival du conte s’inscrit désormais parmi les plus importants au monde.

L’homme qui parcourt la francophonie mais aussi les milieux hispanophones et anglophones pour bâtir sa programmation constate certaines transformations du conte traditionnel en Europe. "Le conte se théâtralise sous prétexte d’arriver à une professionnalisation. Je n’y suis pas favorable parce qu’on y perd la parole. On fait du texte et non plus du conte", se désole le directeur.

Sous le thème du conte sans frontières, la 11e édition du Festival propose une centaine de représentations à Montréal et dans une quinzaine de villes au Québec. "Il y a toujours une recherche pour offrir une diversité, de sorte à former un bouquet humain. Cette année, l’éventail de pays représentés s’élargit."

Les paroles distinctes s’accompagnent d’approches aussi diverses. Parmi les invités qui se démarquent, Laberge attire notre attention sur le Français Claude Delsol, "un conteur qui fait de la magie avec ses mots et ses doigts"; le Belge d’origine algérienne Fahem Abes "qui s’accompagne musicalement avec des contes traditionnels de Kabylie"; le Congolais Bertrand N’Zoutani "qui fait de la musique et des contes traditionnels des villages de l’Afrique noire"; le Micmac Robert Seven-Crows qui ponctue ses contes du son du tambour; ou la Suisse Catherine Gaillard qui présente l’histoire de l’homosexualité à travers les siècles, à partir des mythes grecs des Amazones.

Comme pour traduire une certaine forme d’urgence et de bravade, les conteurs du FICQ se livreront notamment au survolté Marathon du conte – 42 conteurs "athlètes" pour 10 heures en continu – et à la traditionnelle Grande Nuit du conte réunissant une douzaine de conteurs parmi lesquels la porte-parole de cette édition, Nabila Ben Youssef. Finalement, la relève québécoise s’exprimera lors d’une soirée "nouveaux visages" orchestrée par Jean-Marc Massie.

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