Kathy Casey, directrice artistique de Montréal Danse, place les 25 ans de la compagnie sous le signe de l’audace en commandant des oeuvres à Jean-Sébastien Lourdais et à George Stamos, des chorégraphes qui ruent dans les brancards.

Compagnie composée d’une poignée de danseurs talentueux et aguerris, Montréal Danse nous a habitués à une diversité de propositions en présentant des oeuvres de chorégraphes de tous les horizons tels qu’Estelle Clareton, Sarah Chase, Paula de Vasconcelos, José Navas ou Danièle Desnoyers, pour n’en citer que quelques-uns. Depuis quelques années, elle déploie ses activités dans plusieurs directions, animant notamment des ateliers de danse pour femmes victimes de violence conjugale et offrant des résidences de recherche à des chorégraphes en marge des esthétiques courantes. Jean-Sébastien Lourdais et George Stamos en ont bénéficié avant de créer une oeuvre complète pour la compagnie.

"Les processus de création sont toujours des défis pour les danseurs parce que les préoccupations des chorégraphes, leur manière d’utiliser le corps et les images projetées sont toujours différentes, commente Kathy Casey. Pour le travail de Jean-Sébastien, qui est viscéral, qui va chercher l’animalité, le défi réside dans le jeu entre la précision du corps et la liberté de l’esprit. Le langage change dépendamment de la pulsion du danseur. Le travail de George est plus écrit, mais la précision du vocabulaire vient avec la demande d’être très présent et d’intervenir parfois vocalement. C’est un tout autre défi."

Lourdais occupe la scène de l’Agora jusqu’au 3 février avec Vers, un solo qu’il danse lui-même, donnant ainsi accès à l’essence de sa signature, et le trio Trois peaux où il teste les capacités de résistance d’Annik Hamel, Rachel Harris et Frédéric Marier, révélant comment son écriture se module avec des interprètes. La semaine suivante, Hamel est remplacée par Elinor Fueter dans Husk, où Stamos creuse plus avant les questions de genre et d’identité qui lui sont chères. Dans les deux cas, les compositeurs-interprètes Ludovic Gayer et Jackie Gallant accompagnent les danseurs sur scène.

Et si vous avez le goût de vous offrir les deux soirées, l’Agora les propose en combo pour 30 dollars.


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