Féministe à la langue bien pendue, polémiste culottée, souverainiste passionnée, environnementaliste amoureuse des rivières; Hélène Pedneault aura marqué au fer rouge la vie des idées au Québec avant de partir en 2008 brasser la cage dans la grande bibliothèque du ciel. Bien connue pour ses chroniques délinquantes parues dans le magazine La vie en rose (qu’elle a cofondé), Pedneault la femme de mots n’aura pourtant laissé derrière elle qu’un seul texte dramatique, La déposition, que le Théâtre du Double Signe dépoussière avec le concours de Louise Laprade à la mise en lecture.

Intimement liée à l’histoire de cette pièce dont elle tenait le rôle principal au moment de sa création en 1988 à l’Espace Go de Montréal, la grande dame de théâtre plonge à nouveau, près de 25 ans plus tard, dans l’histoire d’une dureté implacable de Léna Fulvi, accusée du meurtre prémédité de sa mère. Sous le couvert d’un thriller classique durant lequel s’affronteront inspecteur et accusée, La déposition explore avec courage les turbulences d’une relation mère-fille pour le moins tempétueuse. De quoi tenir en haleine les lève-tôt qui viendront casser la croûte – café, croissant, muffin, jus d’orange – en compagnie d’une belle distribution réunissant comédiens estriens (Lysanne Gallant, Patrick Quintal, Pascale Tremblay) et montréalais (Julie McClemens).

Présenté dans le cadre des Petits dimanches matin de lecture publique au Centre des arts de la scène Jean-Besré le 18 novembre à 10h.


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