Laramie, ville calme du Wyoming. En 1998, pourtant, un étudiant homosexuel est laissé pour mort dans ce qui a tout l’air d’un crime haineux. Le projet Laramie, c’est une troupe de théâtre new-yorkaise qui se rend sur les lieux, afin de comprendre. La mise en place – les témoignages des habitants retraçant les circonstances du drame – est un peu lente. Et on sait, malheureusement, qui sont les bons et les méchants, où se trouvent le bien et le mal; entre ces deux pôles, le spectacle a toutefois la bonté de peindre tout un camaïeu de postures incertaines, nuancées, qui révèlent le portrait bien sensible d’une communauté tiraillée. Au final, la pièce réussit à pointer quelque chose de la violence ordinaire; de l’espoir possible, aussi, et ce au-delà des mots: le théâtre opère, avec d’autant plus d’efficacité que la direction de Gill Champagne a le mérite de ne trop tirer sur aucune corde sensible. Jusqu’au 1er décembre, au Trident.

La violence ordinaire Critique par Voir - . Cote: 3.5

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