21 octobre 2012 14h27 · Simon Arès
Dans le dernier billet :
(C’est que Melbourne a bien d’autres guerres à livrer, comme celle qui l’oppose en ce moment même à la biologie. Car dès que le stress d’un possible face à face avec Florence tombe enfin, c’est tout l’appareil digestif qui reprend du service et l’oblige à serrer les fesses pour les derniers milles du parcours.)
Le progrès tentaculaire
Entrée 3
Une fois le vélo rangé, le cabanon barré, Melbourne a pourtant lieu de se réjouir : de toute évidence, il a le sphincter solide, même qu’il est en mesure de prendre un dernier détour avant de se retirer pour mettre la main sur la plus récente édition du Reader’s Digest, un vieux réflexe de famille.
Fidèle à son habitude, il consulte en premier les blagues, puis la rubrique du mot juste, histoire de vérifier qu’il ne commettrait pas d’erreur au moins si par hasard on lui demandait, pistolet sur la nuque, ce que signifie «phylactère».
Or c’est à ce moment, crucial, qu’il rencontre un de ces mots qui donnent au fond la chair de poule, et dont on suppose qu’ils feront bientôt du progrès quelque chose de tentaculaire et de cauchemardesque, à la façon d’un gigantesque poulpe écrasant Tokyo. Ce mot-là, c’est «courriel».
À suivre.








