Le progrès tentaculaire Entrée 4

28 octobre 2012 22h23 · Simon Arès

Dans le dernier billet :

(Or c’est à ce moment, crucial, qu’il rencontre un de ces mots qui donnent au fond la chair de poule, et dont on suppose qu’ils feront bientôt du progrès quelque chose de tentaculaire et de cauchemardesque, à la façon d’un gigantesque poulpe écrasant Tokyo. Ce mot-là, c’est «courriel».)

Le progrès tentaculaire
Entrée 4

En lisant la définition qu’en donne le Digest, soit celle de « courrier électronique », Melbourne s’interroge sur la possibilité que l’effondrement des postes et l’apparition des premiers robots partagent un même destin. Plausible. Question, toutefois : quel avenir attend les timbres, sinon celui de babioles un peu kitch?

Un grelottement secoue soudain Melbourne. Ce n’est pas tant de la peur comme ce malaise grandissant, bien connu des cinéphiles, qui survient toujours alors que la nunuche est sur le point d’ouvrir le placard, où, malheur, il y a le tueur en boule qui se retient de rire.

Aussi, pour calmer ses démons, Melbourne a l’excellente idée de lire en page huit l’histoire pourtant vraie de ces deux frères partis pêcher la truite un jour de brume. Ils n’ont jamais trouvé de truite, ni de lac. Ils ont dû prendre la route à droite au lieu d’à gauche. Le plus gros des deux ne s’en est pas sorti.

À suivre.

Partagez cette page

Classé dans :  Création

L'opinion émise dans ce billet n'engage que son auteur et ne représente pas nécessairement celle du journal Voir.

À lire aussi

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Requis
Requis (ne sera pas publié)
Optionnel

À propos RSS

  • Simon Arès
    Dans ce blogue, il sera question, dans le désordre : de Sasquatch; de sucre à la crème; de philatélie; de Melbourne, mais pas de la ville; de robotique; de grosse truite; et de bogue, surtout. Bref, de quoi faire un mémoire en littérature.

S’abonner au blogue

Catégories