18 novembre 2012 21h51 · Simon Arès
Dans le dernier billet :
(Melbourne enfile donc des habits neufs et, ce faisant, tire de sa poche l’enveloppe sur laquelle est scotché Glenn Gould; geste impulsif, désastreux, qui a pour effet de précipiter l’inévitable révélation de ce qui jusqu’alors lui avait échappé : le nom de son père au centre de l’enveloppe.)
Pentium
Entrée 2
Ce dur constat joue sur les nerfs de Melbourne. À coup sûr, il s’agit d’un double, d’un imposteur, mais non, rien ne sert de se conter des pipes : son père, connaissant le sérieux morbide avec lequel Melbourne cherchait ce timbre, aura toutefois préféré le balancer, mafieux devant le corps mort, aux poubelles des postes.
À moins que tout cela ne fasse l’objet d’une leçon? Car à Sainte-Julie, chacun sait qu’on ne récolte rien sans se salir les manches, que ce soit les citrouilles en automne ou les grenouilles en été. Dans ces conditions, Melbourne, avisé, renonce à formuler son grief et s’en retourne vite au souper servi.
Tout repas, c’est la clé, doit être accompagné des nouvelles, il s’en trouve aussitôt meilleur. On se félicite chaudement de ne pas avoir pris part à ce drame à l’usine, où le patron, plus froid que froid, communiquait plus tôt les prochaines coupures à son employé le moins performant : ici, là, et là, près du thorax.
À suivre.








