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	<title>L&#039;archéobogue</title>
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	<description>Un site utilisant Voir</description>
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		<title>More than meets the eye 1</title>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 23:40:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon Arès</dc:creator>
				<category><![CDATA[Création]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le dernier billet : (Chasuble approuve. N’empêche, Ellis a produit son effet : Melbourne songe à son éloquence, à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Dans le dernier billet :</em></p>
<p>(Chasuble approuve. N’empêche, Ellis a produit son effet : Melbourne songe à son éloquence, à la possibilité d’un bogue. Et cette chose qu’Ellis a dite, sur les rapports humains, Melbourne en aurait bien besoin.)</p>
<p style="text-align: center"><strong>More than meets the eye<br />
</strong>Entrée 1<strong></strong></p>
<p>L’énigme du sigle enfin déchiffrée, celle du timbre ne l’est pas pour autant. Même que le problème vient de se corser davantage. Car oui! Pour quelles raisons la poste canadienne imprimerait-elle un sigle pareil sur l’un de ses timbres et, qui plus est, de façon dérobée? L’esprit s’y casse comme un nez sur une vitrine propre.</p>
<p>Du bogue, les Timbrés ne savent nullement quoi penser. C’est là tout le dilemme : on aimerait bien croire qu’on vivra pour voir le premier janvier de l’an deux mille, mais, Chasuble d’objecter, comment faire confiance à ce bouffon de Jacob Ellis? Il est beaucoup plus sage, tout bien réfléchi, de s’attendre au pire.</p>
<p>À présent, la poste saurait-elle quelque chose que tous ignorent sur le bogue et sur les moyens de l’éviter? Ce ne serait pas de refus, puisque rien ne sert de se le cacher, cinq frileux de technologie pour parer la fin du monde informatique, c’est miser sur le cheval qui louche.</p>
<p>À suivre.</p>
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		<title>De très mauvais prophètes 3</title>
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		<pubDate>Mon, 06 May 2013 22:50:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon Arès</dc:creator>
				<category><![CDATA[Création]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le dernier billet : (Sur ces mots, Chasuble feint d’apercevoir un spectre. Y2K! s’écrie-t-il, Year 2K, le sigle sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Dans le dernier billet :</em></p>
<p>(Sur ces mots, Chasuble feint d’apercevoir un spectre. Y2K! s’écrie-t-il, Year 2K, le sigle sur le timbre, c’est celui du bogue de l’an deux mille! Et tout à coup, le sourire satisfait devient grimace amère. C’est que l’histoire vient de prendre un tour difficile à digérer.)</p>
<p style="text-align: center"><strong>De très mauvais prophètes<br />
</strong>Entrée 3<strong></strong></p>
<p>Fictif! réplique Ellis, avec une trace d’anglais dans la voix qui séduit ces dames, le bogue, c’est pure superstition! Qu’un simple changement de date risque de bousiller l’entièreté des systèmes électroniques du globe? Quoi d’autre? Au bûcher, toutes les jolies rousses du bourg? En voilà, de très mauvais prophètes!</p>
<p>Ma foi, jusqu’ici, pas fou du tout le type, juge Vanevar, or ce sentiment n’est que passager. Bientôt, ça dérape : Ellis parle du salut de l’homme par l’informatisation des relations sociales, du potentiel infini de Netscape, de Yahoo, de la disquette.</p>
<p>Je suis d’avis, poursuit-il, que tous les rapports humains seront sous peu forcés de traverser le filtre de l’ordinateur, ce qui les normalisera, les purifiera, les&#8230; Toutefois l’entrevue tourne court lorsque Marion décide que c’est assez de niaiseries pour une vie. Retour aux phoques, dans ce cas.</p>
<p>Chasuble approuve. N’empêche, Ellis a produit son effet : Melbourne songe à son éloquence, à la possibilité d’un bogue. Et cette chose qu’Ellis a dite, sur les rapports humains, Melbourne en aurait bien besoin.</p>
<p>À suivre.</p>
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		<title>De très mauvais prophètes 2</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 23:36:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon Arès</dc:creator>
				<category><![CDATA[Création]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le dernier billet : (Chasuble non plus n’a rien manqué de cette apparition miraculeuse. À sa requête, Marion daigne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Dans le dernier billet :</em></p>
<p>(Chasuble non plus n’a rien manqué de cette apparition miraculeuse. À sa requête, Marion daigne monter le son juste à temps pour qu’une animatrice vedette annonce le sujet de l’émission : le fameux phénomène Y2K. Fameux! C’est rire du groupe en en plein visage.)</p>
<p style="text-align: center"><strong>De très mauvais prophètes<br />
</strong>Entrée 2<strong></strong></p>
<p>Après quelques mots d’esprit dont l’histoire ne s’embarrassera manifestement pas, l’animatrice prie l&#8217;auditoire de bien vouloir applaudir son invité. Pas très formalités, Chasuble prend malgré tout part à l’ovation, jusqu’à ce qu’il identifie l’homme aux cheveux soigneusement négligés surgissant du décor : Jacob Ellis.</p>
<p>Ellis! hurle Chasuble, ce prodige d’imbécilité doublé d’un gourou du virtuel! Quel rapport entre le sigle et lui? Son livre n’est qu’un ragoût de polémiques sur les vertus de l’informatique, un véritable pamphlet de secte&#8230; On dévie de la plaisante lecture d’été que nous promettait Québec Loisirs!</p>
<p>Difficile après tout de ne pas croire Ellis l’objet d’un culte : à son entrée, toutes les mains fondent sur lui. L’animatrice ne peut d’ailleurs s’empêcher d’éterniser la bise. Or à peine est-il assis que le ton de l’entretien change. Vous êtes l’expert, bredouille l’animatrice, dites-nous : le bogue de l’an deux mille, réel ou fictif?</p>
<p>Sur ces mots, Chasuble feint d’apercevoir un spectre. Y2K! s’écrie-t-il, Year 2K, le sigle sur le timbre, c’est celui du bogue de l’an deux mille! Et tout à coup, le sourire satisfait devient grimace amère. C’est que l’histoire vient de prendre un tour difficile à digérer.</p>
<p>À suivre.</p>
]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Easter egg 4 &#8211; De très mauvais prophètes</title>
		<link>http://voir.ca/simon-ares/2013/04/22/easter-egg-4-de-tres-mauvais-prophetes/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Apr 2013 23:20:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon Arès</dc:creator>
				<category><![CDATA[Création]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le dernier billet : (Un easter egg, finit-il par dire. Un oeuf de Pâques? Le silence de ses convives [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Dans le dernier billet :</em></p>
<p>(Un easter egg, finit-il par dire. Un oeuf de Pâques? Le silence de ses convives est un appel aux détails, et lui qui croyait son intervention terminée, c’est bête! Or une réplique en attire une autre et, très vite, un dialogue se noue; voilà précisément tout le péril auquel s’expose Melbourne en parlant.)</p>
<p style="text-align: center"><strong>Easter egg</strong><br />
Entrée 4</p>
<p>Coup de chance, pour lui : Chasuble se montre encore capable de toutes les extrapolations. Mais oui, pourquoi pas? s’exclame l’ex-coroner, qu’on y pense! Un easter egg, un cadeau surprise… Un message de la part des postes à l’attention de vrais de vrais connaisseurs!</p>
<p>Nul besoin d’en dire davantage. Les Timbrés le savent au fond de leurs tripes que l’hypothèse de Melbourne tient la route. Ainsi, leurs détracteurs avaient toujours eu tort : la philatélie, ce n’est véritablement pas de tout repos.</p>
<p style="text-align: center"><strong>De très mauvais prophètes<br />
</strong>Entrée 1<strong></strong></p>
<p>Puis, arrive un moment, bien après la venue de leurs assiettes, où scruter le timbre cesse de leur apprendre des choses. Il faut dire que le pub n’est pas le lieu des études approfondies. Tout de même, des théories leur viennent sur la nature du sigle Y2K : Yukon, 2 kilomètres? Yéti, 2 kidnappings?</p>
<p>Encore une fois, c’est la télé qui sauve la mise, et de belle façon; comme quoi tout arrive à ceux qui la regardent. En effet, le choc, la révélation! lorsqu’au moment de s’étirer, Melbourne entrevoit ledit sigle à l’écran. Ne manquent plus qu’une lumière divine et le gloria d’une chorale de chérubins pour compléter le tout.</p>
<p style="text-align: left">Chasuble non plus n’a rien manqué de cette apparition miraculeuse. À sa requête, Marion daigne monter le son juste à temps pour qu’une animatrice vedette annonce le sujet de l’émission : le fameux phénomène Y2K. Fameux! C’est rire du groupe en en plein visage. <strong><br />
</strong></p>
<p>À suivre.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Easter egg 3</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 22:41:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon Arès</dc:creator>
				<category><![CDATA[Création]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le dernier billet : (En passant, la serveuse dit s’appeler Marion. Marie quoi? Les Timbrés l’oublient déjà. Ce qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Dans le dernier billet :</em></p>
<p>(En passant, la serveuse dit s’appeler Marion. Marie quoi? Les Timbrés l’oublient déjà. Ce qui s’oublie moins par contre, c’est cette histoire de symboles sur un timbre que Melbourne leur avait promise. Un timbre pareil, c’est le type d’objet qui chavire l’ordre établi, la formule : météorite aplatissant les dinosaures.)</p>
<p style="text-align: center"><strong>Easter egg</strong><br />
Entrée 3</p>
<p>Aussi, le timbre n’a pas encore touché la table que les quatre aînés fondent sur lui tel un seul homme, et repèrent aisément l’anomalie grâce aux lunettes modifiées de Vanevar. On en tombe des nues! De plus, les sceptiques devront se dominer, rien de tout cela ne ressemble à de la contrefaçon.</p>
<p>Pour bien faire, Chasuble tire de sa veste un sachet plastifié renfermant son Glenn Gould à lui : non, pas l’ombre là d’un sigle suspect. Que faut-il en conclure? Ti-Gus avance l’idée d’un concours et Boilot, d’un simple défaut de fabrication. Mais qu’ils se taisent! Melbourne semble avoir une réponse.</p>
<p>Un easter egg, finit-il par dire. Un oeuf de Pâques? Le silence de ses convives est un appel aux détails, et lui qui croyait son intervention terminée, c’est bête! Or une réplique en attire une autre et, très vite, un dialogue se noue; voilà précisément tout le péril auquel s’expose Melbourne en parlant.</p>
<p>À suivre.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Easter egg 2</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 22:18:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon Arès</dc:creator>
				<category><![CDATA[Création]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le dernier billet : (Les Timbrés s’y plaisent, pas de doute : ils ont leur table. À peine sont-ils [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Dans le dernier billet :</em></p>
<p>(Les Timbrés s’y plaisent, pas de doute : ils ont leur table. À peine sont-ils installés qu’une pin-up du catalogue Sears apporte les menus. Ce soir, spécial sur la poutine au bacon, avise la serveuse. Adjugé! s’exclame Chasuble en frappant d’un bon coup la table avec sa cuillère. On voit toute l’emprise qu’ont les aubaines sur son foie.)</p>
<p style="text-align: center"><strong>Easter egg</strong><br />
Entrée 2</p>
<p>Boilot, Vanevar junior et Ti-Gus y vont tous pour la valeur sûre : le burger. Quant à Melbourne, l’hésitation le cloue sur place. Il brûle de soif, mais comment la jouer? Low-profile ou téméraire? Avec sa carrure de porcelet, son visage comme emblème de la candeur et ses dix-sept ans bien tapants, la question se pose.</p>
<p>Le fait est qu’au chapitre des mineurs, la règle est plutôt souple au pub, mais cette nouvelle serveuse pourrait se révéler d’une rare intransigeance. Tant pis. Le tigre en Melbourne l’emporte sur la biche; d’un doigt sûr, il pointe sur le menu l’ambrée de la maison, non sans que son mutisme habituel intrigue la serveuse.</p>
<p>Le soupçon plane, ça se voit. Melbourne craint le pire quand, merci à la BBC, on diffuse à l’instant même un reportage sur les bébés phoques à la télé du pub, rien de tel pour vous adoucir les moeurs. De fait, la serveuse attendrie confirme le choix de Melbourne et puis regardez, non mais regardez leur binette!</p>
<p>En passant, la serveuse dit s’appeler Marion. Marie quoi? Les Timbrés l’oublient déjà. Ce qui s’oublie moins par contre, c’est cette histoire de symboles sur un timbre que Melbourne leur avait promise. Un timbre pareil, c’est le type d’objet qui chavire l’ordre établi, la formule : météorite aplatissant les dinosaures.</p>
<p>À suivre.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Easter egg 1</title>
		<link>http://voir.ca/simon-ares/2013/03/31/easter-egg-1/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Apr 2013 01:09:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon Arès</dc:creator>
				<category><![CDATA[Création]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le dernier billet : (De tous les points de vue, cette jambe est le parent de la robotique moderne; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Dans le dernier billet :</em></p>
<p>(De tous les points de vue, cette jambe est le parent de la robotique moderne; une bonne chose alors que Melbourne ignore tout de cette histoire et prenne le dandinement forcé de Chasuble pour un pas de plus vers le crématorium.)</p>
<p style="text-align: center"><strong>Easter egg</strong><br />
Entrée 1</p>
<p>Ça prend le temps qu’il faut, mais les aînés parviennent enfin jusqu’à Melbourne. Des poignées de main longuement senties sont de mise; on plaisante, on se souvient du soir où Melbourne avait vomi. Puis, c’est bien beau, mais l’heure est venue pour les Timbrés de donner suite à la rencontre au Scottish Pub.</p>
<p>À l’intérieur, on saisit mal ce qu’il y a là de typiquement «scottish». Le décor est celui d’un chalet montagnard, et la musique alterne entre Brassens et tous les succès pop de l’heure. Malgré tout, le pub fait partie du patrimoine culturel de la ville, une affiche en carton brochée sur la devanture le spécifie.</p>
<div>
<p style="text-align: left">Les Timbrés s’y plaisent, pas de doute : ils ont leur table. À peine sont-ils installés qu’une pin-up du catalogue Sears apporte les menus. Ce soir, spécial sur la poutine au bacon, avise la serveuse. Adjugé! s’exclame Chasuble en frappant d’un bon coup la table avec sa cuillère. On voit toute l’emprise qu’ont les aubaines sur son foie.</p>
</div>
<p>À suivre.</p>
]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>L&#8217;histoire jusqu&#8217;ici 3</title>
		<link>http://voir.ca/simon-ares/2013/03/25/lhistoire-jusquici-3/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Mar 2013 23:23:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon Arès</dc:creator>
				<category><![CDATA[Création]]></category>

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		<description><![CDATA[Rétrospective «uncut» de toutes les entrées publiées jusqu&#8217;ici (troisième partie) Pour lire l&#8217;histoire d&#8217;une traite, commencer ici &#62; http://voir.ca/simon-ares/2012/11/04/lhistoire-jusquici-1/ *** [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><em>Rétrospective «uncut» de toutes les entrées publiées jusqu&#8217;ici<br />
</em>(troisième partie)<em></em></p>
<p style="text-align: center"><em>Pour lire l&#8217;histoire d&#8217;une traite, commencer ici &gt; <a href="http://voir.ca/simon-ares/2012/11/04/lhistoire-jusquici-1/" title="L’histoire jusqu’ici 1" >http://voir.ca/simon-ares/2012/11/04/lhistoire-jusquici-1/</a><br />
</em></p>
<p style="text-align: center">***</p>
<p align="center"><strong>Derrière la dentition</strong></p>
<p>Délicate opération que ce coup de fil à Chasuble. Évidemment, tout se joue dans les préparatifs : il s’agit de repérer les variables, prévoir les possibles questions, com-poser les réponses. Or même avec ce plan béton, la marge d’erreur est grande : et si la femme de Chasuble décrochait pour discuter symptômes digestifs?</p>
<p>Par chance, Chasuble a précautionneusement rajouté l’afficheur à son forfait téléphonique. Apercevant le nom de Melbourne, il se dépêche de répondre, parle pour deux selon le code établi pour la circonstance, et par cet ingénieux procédé l’affaire est bientôt déballée dans un minimum d’efforts.</p>
<p>À son tour, Chasuble fronce les sourcils, le menton; l’ensemble du visage y goûte. Pour une affaire, c’en est toute une, admet-il, avant d’ajouter que le cas nécessiterait même enquête, et c’est peu dire, venant d’un ex-coroner ayant deviné dès le départ la finale choc du <em>Sixième sens</em>.</p>
<p>Il ne faut pas se tromper : derrière ses façons de sexagénaire engourdi se cache un octogénaire encore plus engourdi, mais futé comme dix. Telle est sa botte secrète, et, fort malheureusement, tous ignorent où se trouve l’autre.</p>
<p>Il est donc impératif d’examiner ce fameux timbre. Le rendez-vous se concrétise : dans quinze minutes au Scottish Pub, le temps que Chasuble attrape au passage les Timbrés manquants : Gus alias Ti-Gus, Vanevar fils de Vanevar et Boilot, de drôles d’énergumènes, capables du pire avec les bonnes pilules.</p>
<p>C’est ainsi que Melbourne raccroche et file enfourcher sa fidèle monture. Excepté qu’au détour du cabanon, sa mère est là postée sous le porche, et tout porte à croire qu’il va lui falloir innover sur l’excuse de la toux contagieuse. Toutefois, miracle, à sa surprise, elle soupire : tu garderas l’oeil ouvert, dit-elle, pour les ratons.</p>
<p>Melbourne soutient son regard et s’empresse de la rassurer, sans compter qu’il sait l’enjeu sérieux. De ses jeux de rôle favoris sur Game Boy, il aura tout de même tiré cette leçon : que les pires bestioles peuvent apparaître à tout moment dans un flash, et que, de coutume, une lutte à mort s’ensuit.</p>
<p>Bon… conclut sa mère, qui pourtant bouille de choses à dire. Une autre fois, sans doute, il devra s’expliquer pour ses manières suspectes, mais ce soir, il y a le nouvel ordinateur. Et pour Melbourne, cela signifie : fonce, et ne regarde pas derrière. On se doute bien cependant que cette histoire est à suivre.</p>
<p>Avec la griserie de vivre qui précipite le sang dans ses jambes, Melbourne franchit très tôt la barre fatidique des 20 km/h, étape à laquelle aucun raton, fût-il des plus athlétique et persévérant, ne pourrait vraisemblablement le suivre. C’est sa mère qui serait fière.</p>
<p style="text-align: left" align="center">L’ennui, c’est qu’à cette allure, Melbourne arrive au pub avant l’heure, et qu’il n’a d’autre option que de tuer les minutes restantes au club vidéo. Pire : il ne remarque pas que Florence y travaille ce soir, et qu’elle n’a pas boutonné son polo Super Club jusqu’au cou, comme c’est écrit dans le manuel des employés.</p>
<div>
<p style="text-align: right"><strong>Promotions d’août</strong><br />
&gt; Achetez un DVD et le 2<sup>e</sup> est GRATUIT (certaines conditions s’appliquent)<br />
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<p style="text-align: right"><strong>Dernières sorties</strong><br />
L’intra-terrestre<br />
Analyse-moi ça!<br />
Marie a un je-ne-sais-quoi</p>
<p>La porte franchie, le premier contact avec elle est trop fort, trop vif; impossible de s’y soustraire. Or un bon coup dans l’estomac le fera, gracieuseté d’un stand à films usagés mal situé qui dérange violemment sa trajectoire. Du reste, pour une seconde première impression de la journée, c’est raté sur toute la ligne.</p>
<p>À moins que&#8230; Du coin de l’oeil, Melbourne repère un sourire complice. Oui! The game is on, comme dirait l’autre, si ce n’est que toute forme de séduction venant de Melbourne s’avère aussi peu naturelle que ces curieuses dislocations d’acrobates au cirque.</p>
<p>Aussi, face à Florence, une question l’obsède : jusqu’où s’étendent leurs affinités? Deux becs, une poignée de main lâche, une modeste gymnastique de sourcils? Des trois options, Melbourne préfère sans contredit les becs, mais choisit sans le vouloir la paralysie totale du corps.</p>
<p>Le tout complique abondamment les choses. Après quelques secondes à regarder les mouches voler puis fonder leur famille en pleine course, on se rend bien compte que ce boy meets girl story frappe un mur.</p>
<p>Dommage. On les aurait vus, Melbourne en premier, s’éprendre l’un de l’autre à deux pas de la chute à films, la machine à pop-corn en bruit de fond. Malheureusement pour lui, l’amour a d’autres plans, comme de se faufiler par la fenêtre ouverte et de prendre ses jambes à son cou.</p>
<p>Que faire, à présent, sinon feindre d’avoir cru voir quelque chose ailleurs à bonne distance méritant d’être observé de plus près sans tarder? Ce film gore par exemple, que Melbourne court attraper tandis que Florence pivote vers un client plus loquace et révèle à tous une imposante armature de broches fraîchement posées.</p>
<p>Comble d’angoisse, pour Melbourne! S’il ne manifestait pas l’intention jusque-là de fuir les lieux, cette vision vient tout changer. Car de même que le gorille laisse à l’occasion percevoir en lui des traces d’humanité, la bouche de Florence incite l’oeil à détecter, derrière la dentition, le mécanisme.</p>
<p>Aussi bien dire : le cyborg en elle. Aurait-elle révélé sa véritable nature de zombie suceur de glaire cervicale qu’il aurait pris le large avec la même pulsion primitive de survie. Bref, à juger de sa panique, on comprend mieux pourquoi Melbourne traîne dans ce coin de la ville une réputation de névrosé.</p>
<p align="center"><strong>La jambe suisse</strong></p>
<p>À sa défense, il faut rappeler que sa gardienne l’a confronté très jeune au terrifiant spectacle de <em>Terminator </em>et de <em>Blade Runner</em> en programme double, et que, des années durant, Melbourne a dû tâter ses compagnons d’école pour s’assurer qu’ils n’étaient pas constitués de métaux de toutes sortes.</p>
<p>Ce qu’il n’a pu faire ce soir avec Florence, en raison du comptoir, principalement. N’empêche, on parle d’un puissant traumatisme : il a beau se gifler, s’efforcer de ne pas laisser ce bête incident gêner ses fantasmes, c’est plus fort que lui, rien n’évoque autant le danger comme ce mariage entre femme et machine.</p>
<p>Pris d’un sérieux malaise, Melbourne s’assoit dans la lumière crue d’un réverbère. À mesure qu’il récupère ses couleurs, il finit par trouver dans le dénombrement des fissures de l’asphalte une distraction satisfaisante. Les mathématiques ont sur lui cet effet tranquillisant. Deux, trois, quatre, Florence qui, déjà?</p>
<p>Partout non loin du Club, des jambes s’agitent, certaines attirantes, d’autres plus velues; rien qui ne simplifie son décompte. Bien commodément, c’est à ce moment creux que Melbourne perçoit l’écho de son nom, toussé par une voix familière tout juste à quelques pas devant lui.</p>
<p>Surgissent alors dans son champ de vision quatre silhouettes à la démarche fragile mais rigoureuse, typique de vieillards entraînés chaque jour à mettre un pied devant l’autre au péril de leur verticalité. Vu leur vitesse de croisière, le temps ne manquera pas pour les décrire un tant soit peu.</p>
<p>Celui qui s’est écrié Melboune! c’est Ti-Gus. Il doit ses rondeurs à la proximité du Coq Rapide et son impressionnant répertoire de repas frits. Matin, midi, soir, on l’y retrouve la bavette au cou, bravant courageusement les interdits de sa nutritionniste à grandes léchées de sauce brune.</p>
<p>Ensuite : Vanevar fils. Patenteur de naissance, on le reconnaît ce soir à sa dernière fabrication : des lunettes munies d’instruments de météorologie, qui non seulement l’informent en temps réel sur la vélocité du vent, mais le découragent aussi de sortir dans la plupart des cas.</p>
<p>Boitant juste à côté : le légendaire Mortus, ou Boilot de son vrai nom. Lutteur de fête foraine à la retraite mieux connu pour son numéro de l’homme versus l’ours, il a pris sa part de baffes et de claques non réglementaires. C’est qu’il fallait vraiment l’entendre gémir dans le costume de l’ours.</p>
<p>Puis, traînant de la patte loin derrière : Chasuble. Ayant perdu sa bonne jambe au contact foudroyant d’une mine sur les plages de France, il avait trouvé ridicule de la remplacer par une approximation de l’original, surtout que le modèle présentait certains défauts de conception graves, question robustesse notamment.</p>
<p>C’était le moment d’être inventif, et Chasuble en a tiré profit. De connivence avec le prothésiste, oeuvrant dans le secret d’une cabine abandonnée loin des voyeurs et des autorités religieuses, il a fignolé des mois durant le tout premier spécimen d’un membre à fonctions multiples. Nom de code : la jambe suisse.</p>
<p>Alliage durable en plastique renforcé, roulettes à billes sous le pied, cendrier sur la cuisse, pipe et tabac derrière le tibia, défibrillateur au-dessus de l’articulation, tiroirs coulissants le long du fémur; un véritable chef d’oeuvre pour le prothésiste, et, pour Chasuble, de quoi couler des jours paisibles.</p>
<p>De tous les points de vue, cette jambe est le parent de la robotique moderne; une bonne chose alors que Melbourne ignore tout de cette histoire et prenne le dandinement forcé de Chasuble pour un pas de plus vers le crématorium.</p>
</div>
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		<title>La jambe suisse 4</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Mar 2013 23:46:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon Arès</dc:creator>
				<category><![CDATA[Création]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le dernier billet : (Puis, traînant de la patte loin derrière : Chasuble. Ayant perdu sa bonne jambe au contact [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Dans le dernier billet :</em></p>
<p>(Puis, traînant de la patte loin derrière : Chasuble. Ayant perdu sa bonne jambe au contact foudroyant d’une mine sur les plages de France, il avait trouvé ridicule de la remplacer par une approximation de l’original, surtout que le modèle présentait certains défauts de conception graves, question robustesse notamment.)</p>
<p style="text-align: center"><strong>La jambe suisse</strong><br />
Entrée 4</p>
<p>C’était le moment d’être inventif, et Chasuble en a tiré profit. De connivence avec le prothésiste, oeuvrant dans le secret d’une cabine abandonnée loin des voyeurs et des autorités religieuses, il a fignolé des mois durant le tout premier spécimen d’un membre à fonctions multiples. Nom de code : la jambe suisse.</p>
<p>Alliage durable en plastique renforcé, roulettes à billes sous le pied, cendrier sur la cuisse, pipe et tabac derrière le tibia, défibrillateur au-dessus de l’articulation, tiroirs coulissants le long du fémur; un véritable chef d’oeuvre pour le prothésiste, et, pour Chasuble, de quoi couler des jours paisibles.</p>
<p>De tous les points de vue, cette jambe est le parent de la robotique moderne; une bonne chose alors que Melbourne ignore tout de cette histoire et prenne le dandinement forcé de Chasuble pour un pas de plus vers le crématorium.</p>
<p>À suivre.</p>
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		<title>La jambe suisse 3</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Mar 2013 00:50:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Simon Arès</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Dans le dernier billet :</em></p>
<p>(Celui qui s’est écrié Melboune! c’est Ti-Gus. Il doit ses rondeurs à la proximité du Coq Rapide et son impressionnant répertoire de repas frits. Matin, midi, soir, on l’y retrouve la bavette au cou, bravant courageusement les interdits de sa nutritionniste à grandes léchées de sauce brune.)</p>
<p style="text-align: center"><strong>La jambe suisse</strong><br />
Entrée 3</p>
<p>Ensuite : Vanevar fils. Patenteur de naissance, on le reconnaît ce soir à sa dernière fabrication : des lunettes munies d’instruments de météorologie, qui non seulement l’informent en temps réel sur la vélocité du vent, mais le découragent aussi de sortir dans la plupart des cas.</p>
<p>Boitant juste à côté : le légendaire Mortus, ou Boilot de son vrai nom. Lutteur de fête foraine à la retraite mieux connu pour son numéro de l’homme versus l’ours, il a pris sa part de baffes et de claques non réglementaires. C’est qu’il fallait vraiment l’entendre gémir dans le costume de l’ours.</p>
<p>Puis, traînant de la patte loin derrière : Chasuble. Ayant perdu sa bonne jambe au contact foudroyant d’une mine sur les plages de France, il avait trouvé ridicule de la remplacer par une approximation de l’original, surtout que le modèle présentait certains défauts de conception graves, question robustesse notamment.</p>
<p>À suivre.</p>
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