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	<title>Commentaires sur : Gérard Bouchard&#160;: La majorité minoritaire</title>
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		<title>Par : Philippe-Éric Trudelle</title>
		<link>http://voir.ca/societe/2007/03/29/gerard-bouchard-la-majorite-minoritaire/#comment-36111</link>
		<dc:creator>Philippe-Éric Trudelle</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 16:59:12 +0000</pubDate>
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		<description>La crise identitaire au Qu/bec affecte seulement ceux qui ne se sentent pas canadiens, ou qui voit un contradiction de vivre dans une fédération, dans un pays trop grand pour eux. Ce n’est pas un mal, mais ce n’est certainement pas le sentiment de la majorité des Québécois. 

Présentement, ce n’est pas seulement le Québec, mais tous les pays qui vivent une crise identitaire. L’ère des communications n’a jamais autant affecté la culture de tous les pays que notre époque. Nous vivons maintenant au même pouls que la planète entière. Et nous ne sommes pas comme nos ancêtres. À tous ceux qui vivent à la même époque que la soirée canadienne, et ne se voit pas du tout comme un anglophone, je comprend parfaitement le sentiment de ne pas se sentir chez soi, de regarder Ottawa et d’y voir un parlement qui ne le représente pas. Mais ce sentiment, aussi intense qu’il puisse exister, n’est pas généralisé chez la majorité des Québécois. Il ne concerne qu’une minorité très bruyante.

Que ça soit le Québec, la France, les États-Unis ou l’Allemagne, nous vivons tous la crise qui nous fait réaliser qu’il n’y a pas d’homogéniété de valeurs et d’idées dans un pays. Non seulement il y a le choc entre la gauche et la droite, mais aussi le choc inter-générationnel, qui fait un clivage entre les idées qui circulent dans notre société. Nous avons tous cette crise identitaire. Les Italiens l’ont, les Français, et les Canadiens. Suffit de sortir de chez soi pour le savoir. La seule différence, c’est que la souveraineté propose de soulager cette crise mondiale en proposant un rêve sans prise concrète dans la réalité. Construire des frontières, gérer sa propre monnaie ne changera rien à l’identité de la population entière de la société Québécoise. Bien sûr que ça soulagera quelques individus, de même que si on devenait un pays beaucoup plus à droite ou beaucoup plus à gauche, mais la souveraineté ne plaira pas à la majorité, car il n’y a rien de tel qu’une solution qui plait à tous.

Alors, il faut s’en remettre à la démocratie : si la majorité ne se sente pas Canadien, bien, que la souveraineté se fasse, mais si la majorité se manifeste et désire rester dans le Canada, il faut écouter la majorité, et non aveuglement son ambition.

Avancer que le Québec fasse parti d’un ensemble plus grand et ne les représente pas uniformément ne dicte en rien aux citoyens leur vie ou leur valeurs. Dire que les individus ne sont pas maîtres de leurs destins parce que les politiciens aux pouvoirs ne prennent pas des décisions selon leurs valeurs, bien, c’est exactement ce que le Parti Québécois fait subir à la majorité des Québécois, et a ce que je sache, les gens ne quittent pas le Québec. Faire un pays avec ce parti politique nous garantie que la majorité ne sera pas satisfaite des décisions prises. Ce sophisme maintenant d’être maître de son destin ne pourra jamais véritablement être valide que lorsqu’il n’y aura aucune autorité politique, ce qui est utopique et dangereux à vouloir obtenir.

L’identité nationale EST dissociable de la question culturelle, car le premier concerne une nation, et la deuxième concerne l’individu. Il n’y a pas de culture stricte, immuable, et défini au Québec, ni dans quelconque pays dans le monde. Elle est toujours en mouvement, car elle est le fruit de la sommation de tous les individus, qui eux, changent avec le temps. Il est non-seulement probable, mais de tous évidence observable que l’individu moyen ne s’accorde pas avec les valeurs d’une nation. Il y a toujours des déphasages, des différences, il n’y a rien d’homogène. C’est une belle formulation que le Québec est un peuple, mais dire qu’un Québécois doit être ceci, cela pour être un Québécois est une formule chauvin dangereuse, inclusive et inutile.

Et utiliser l’histoire pour contraindre l’identité d’une nation est un danger car les faits montrent qu’il n’y a rien d’immuable. Les Québécois qui vivaient il y a 60 ans ne sont pas les mêmes que ceux d’aujourd’hui. Et c’est la même chose en France, en Italie, au Japon et en Allemagne. Utiliser l’argument de la colonisation et le même argument qui afflige les Américains d’origine Africaines : Ces discours sont destructeurs et n’apportent rien de positifs. S’enfermer dans l’histoire est un poison qui sert à défendre un patriotisme maladif.

L’objectif de faire cette acte fondateur, aussi noble et bien intentionné qu’elle soit, risque de créer davantage de déchirements que de bons résultats.  Et cette objectif ne concerne pas la majorité, car si c’était le cas, les référendums auraient passés. Tous rationalisations pour se convaincre du contraire du type que les Québecois ont eu peur est d&#039;une lâcheté répréhensible.

Je ne peux pas concevoir le Québec sans les premières nations, et je n’ai jamais entendu un séparatiste faire un grand cas de ceux-ci. Vouloir faire du Québec un pays et qu’il ait ses actes fondateurs, ça devrait inclure tous ceux qui y participeraient, et si c’est le cas, qu’il le fasse, dans les limites géographiques de ceux qui y participent, c’est-à-dire la population  qui vit le long de la vallée du St-Laurent inclusivement. Tous ceux qui vivent au Québec mais se sentent Canadiens, qu’ils gardent le droit d’y vivre, autrement, ce pays qui se cherchent des actes héroïques et vertueux sera un pays entachés, sales, gagné à l’arrachée, portant dans son cœur des déchirements qui ne feront même plus aucun sens dans 100ans.

Utilise l’argument de la confiance en soi est de la poudre aux yeux. Jamais je n’ai considéré le patriotisme comme une vertu quand je regarde les autres pays. Ce n’ai jamais été un catalyseur pour la recherche scientifique ni pour les accomplissements humanitaires. En fait, c’est plutôt la disparition des frontières et la création de ponts qui est le cheval de bataille du progrès, et non la construction de murs de la honte, sous prétexte que notre voisin n’est pas comme soi.

Les mythes ne sont plus pour notre époque, de même que l’amour des drapeaux, ou du moins, pour les jeunes générations, heureusement. 

Et pour finir, à tous ceux qui ont cette crise identitaire, je vous plains: vous êtes nés pour un p’tit pays!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La crise identitaire au Qu/bec affecte seulement ceux qui ne se sentent pas canadiens, ou qui voit un contradiction de vivre dans une fédération, dans un pays trop grand pour eux. Ce n’est pas un mal, mais ce n’est certainement pas le sentiment de la majorité des Québécois. </p>
<p>Présentement, ce n’est pas seulement le Québec, mais tous les pays qui vivent une crise identitaire. L’ère des communications n’a jamais autant affecté la culture de tous les pays que notre époque. Nous vivons maintenant au même pouls que la planète entière. Et nous ne sommes pas comme nos ancêtres. À tous ceux qui vivent à la même époque que la soirée canadienne, et ne se voit pas du tout comme un anglophone, je comprend parfaitement le sentiment de ne pas se sentir chez soi, de regarder Ottawa et d’y voir un parlement qui ne le représente pas. Mais ce sentiment, aussi intense qu’il puisse exister, n’est pas généralisé chez la majorité des Québécois. Il ne concerne qu’une minorité très bruyante.</p>
<p>Que ça soit le Québec, la France, les États-Unis ou l’Allemagne, nous vivons tous la crise qui nous fait réaliser qu’il n’y a pas d’homogéniété de valeurs et d’idées dans un pays. Non seulement il y a le choc entre la gauche et la droite, mais aussi le choc inter-générationnel, qui fait un clivage entre les idées qui circulent dans notre société. Nous avons tous cette crise identitaire. Les Italiens l’ont, les Français, et les Canadiens. Suffit de sortir de chez soi pour le savoir. La seule différence, c’est que la souveraineté propose de soulager cette crise mondiale en proposant un rêve sans prise concrète dans la réalité. Construire des frontières, gérer sa propre monnaie ne changera rien à l’identité de la population entière de la société Québécoise. Bien sûr que ça soulagera quelques individus, de même que si on devenait un pays beaucoup plus à droite ou beaucoup plus à gauche, mais la souveraineté ne plaira pas à la majorité, car il n’y a rien de tel qu’une solution qui plait à tous.</p>
<p>Alors, il faut s’en remettre à la démocratie : si la majorité ne se sente pas Canadien, bien, que la souveraineté se fasse, mais si la majorité se manifeste et désire rester dans le Canada, il faut écouter la majorité, et non aveuglement son ambition.</p>
<p>Avancer que le Québec fasse parti d’un ensemble plus grand et ne les représente pas uniformément ne dicte en rien aux citoyens leur vie ou leur valeurs. Dire que les individus ne sont pas maîtres de leurs destins parce que les politiciens aux pouvoirs ne prennent pas des décisions selon leurs valeurs, bien, c’est exactement ce que le Parti Québécois fait subir à la majorité des Québécois, et a ce que je sache, les gens ne quittent pas le Québec. Faire un pays avec ce parti politique nous garantie que la majorité ne sera pas satisfaite des décisions prises. Ce sophisme maintenant d’être maître de son destin ne pourra jamais véritablement être valide que lorsqu’il n’y aura aucune autorité politique, ce qui est utopique et dangereux à vouloir obtenir.</p>
<p>L’identité nationale EST dissociable de la question culturelle, car le premier concerne une nation, et la deuxième concerne l’individu. Il n’y a pas de culture stricte, immuable, et défini au Québec, ni dans quelconque pays dans le monde. Elle est toujours en mouvement, car elle est le fruit de la sommation de tous les individus, qui eux, changent avec le temps. Il est non-seulement probable, mais de tous évidence observable que l’individu moyen ne s’accorde pas avec les valeurs d’une nation. Il y a toujours des déphasages, des différences, il n’y a rien d’homogène. C’est une belle formulation que le Québec est un peuple, mais dire qu’un Québécois doit être ceci, cela pour être un Québécois est une formule chauvin dangereuse, inclusive et inutile.</p>
<p>Et utiliser l’histoire pour contraindre l’identité d’une nation est un danger car les faits montrent qu’il n’y a rien d’immuable. Les Québécois qui vivaient il y a 60 ans ne sont pas les mêmes que ceux d’aujourd’hui. Et c’est la même chose en France, en Italie, au Japon et en Allemagne. Utiliser l’argument de la colonisation et le même argument qui afflige les Américains d’origine Africaines : Ces discours sont destructeurs et n’apportent rien de positifs. S’enfermer dans l’histoire est un poison qui sert à défendre un patriotisme maladif.</p>
<p>L’objectif de faire cette acte fondateur, aussi noble et bien intentionné qu’elle soit, risque de créer davantage de déchirements que de bons résultats.  Et cette objectif ne concerne pas la majorité, car si c’était le cas, les référendums auraient passés. Tous rationalisations pour se convaincre du contraire du type que les Québecois ont eu peur est d&#8217;une lâcheté répréhensible.</p>
<p>Je ne peux pas concevoir le Québec sans les premières nations, et je n’ai jamais entendu un séparatiste faire un grand cas de ceux-ci. Vouloir faire du Québec un pays et qu’il ait ses actes fondateurs, ça devrait inclure tous ceux qui y participeraient, et si c’est le cas, qu’il le fasse, dans les limites géographiques de ceux qui y participent, c’est-à-dire la population  qui vit le long de la vallée du St-Laurent inclusivement. Tous ceux qui vivent au Québec mais se sentent Canadiens, qu’ils gardent le droit d’y vivre, autrement, ce pays qui se cherchent des actes héroïques et vertueux sera un pays entachés, sales, gagné à l’arrachée, portant dans son cœur des déchirements qui ne feront même plus aucun sens dans 100ans.</p>
<p>Utilise l’argument de la confiance en soi est de la poudre aux yeux. Jamais je n’ai considéré le patriotisme comme une vertu quand je regarde les autres pays. Ce n’ai jamais été un catalyseur pour la recherche scientifique ni pour les accomplissements humanitaires. En fait, c’est plutôt la disparition des frontières et la création de ponts qui est le cheval de bataille du progrès, et non la construction de murs de la honte, sous prétexte que notre voisin n’est pas comme soi.</p>
<p>Les mythes ne sont plus pour notre époque, de même que l’amour des drapeaux, ou du moins, pour les jeunes générations, heureusement. </p>
<p>Et pour finir, à tous ceux qui ont cette crise identitaire, je vous plains: vous êtes nés pour un p’tit pays!</p>
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		<title>Par : D&#8217;un Premier Printemps érable&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Jun 2012 18:42:22 +0000</pubDate>
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		<description>[...] et sociologue Gérard Bouchard plaide [...]</description>
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