20 février 2012 19h54 · Stéphanie Alcaraz Robinson
Je sors quelque chose des boules-à-mites: une entrevue que j’ai effectué avec Georges Laraque au mois de mai dernier. J’avais débuté mes études en communication publique mais n’ayant pas de stage durant mon bacc, je me suis dis d’aller de l’avant et de trouver moi-même mes opportunités. Alors voilà, je vous partage ce que cette entrevue à donné.
L’homme qui est au bout du fil est généreux et sympathique: sa bonne humeur et son ouverture face aux questions sont au rendez-vous. Bien que Georges Laraque soit débordé et très en demande, il prend le temps de répondre à nos interrogations franchement et avec passion. Il est impossible de ne pas deviner le sourire qu’il a aux lèvres!
L’ancien colosse du Canadiens de Montréal a peut-être pris sa retraite comme joueur de hockey, il ne chôme pas pour autant! Non seulement il a accompagné Élizabeth May en tournée électorale (il est le nouveau chef-adjoint du parti!) dans différentes villes canadiennes, mais il est également un fervent défenseur des animaux, porte-parole de TerraSphère, copropriétaire de deux restaurants végétaliens (Crudessence), co-animateur au « Le Match » présenté à TVA, s’investit dans une fondation pour la reconstruction d’un hôpital en Haïti, patine contre les préjugés et prend part à une multitude d’autres projets. (Note de l’auteure: et maintenant, Georges à sorti son propre extracteur à jus! Bravo!) (Sa page web regorge d’informations sur toutes ses activités!) Et tout ça, alors qu’il n’est âgé que de 34 ans!
D’ailleurs, cet homme, les éditions Penguin Group ainsi que TVA Publications, deux grandes maisons d’édition au Canada, se l’ont arraché afin qu’il écrive une autobiographie sur sa vie. Son livre sera disponible au prochain Salon du Livre. À 34 ans, Georges Laraque est bien plus qu’une personnalité notoire: il est celui que l’on respecte et écoute. Mais de quoi va-t-il parler dans son livre à paraitre? « Je parle de tout. Ma carrière au complet. Mais pas juste le hockey, je parle des sports, je parle du droit des animaux, je parle des droits des gais, je parle de mon enfance… Quelqu’un qui va lire ça va me connaître de A à Z. » Vraiment? Vraiment! Georges Laraque ne se censure aucunement et n’a pas peur de dire les choses telles qu’elles sont. Et la controverse? « J’ai toujours dis la vérité, j’ai toujours dis les choses que je pensais. Je vais parler des choses qui vont porter à la conversation, aux débats. Si les gens veulent du politically correct, ils écoutent la politique! »
Côté débat, Georges Laraque s’y connaît. Co-animateur passionné à l’émission «Le Match» à TVA, on sait qu’il anime également des discussions sur ses pages Facebook et Twitter. On peut souvent y lire des messages tel que «Je supporte les droits des gays à 100%, et vous?» Il est également à l’écoute de ses fans et aime leur parler. D’ailleurs, il respecte énormément ses fans: « Les fans, c’est eux qui ont fait la vie que j’ai aujourd’hui. De pouvoir faire du sport pour vivre, c’est à cause d’eux Ça, il y a bien des athlètes qui l’oubli et qui prennent cela pour acquis. La majorité des fans ce n’est pas du monde qui font des millions mais ils vont quand même s’acheter un chandail du Canadiens, il se procurent des billets pour voir une game de hockey et cet argent va en partie aux joueurs. C’est pour ça que je veux en redonner » Admettons que ce ne sont pas tous les joueurs de hockey, ou tous les athlètes, qui ont cela comme perspective!
Les fans ne sont pas les seuls à pouvoir bénéficier de l’appui de Monsieur Laraque. L’homme est dévoué à la cause des animaux: « Les animaux ne peuvent pas parler pour eux même, ils ont besoin de monde qui vont être comme moi. » Il est devenu végétalien suite à l’écoute du documentaire Terriens. Il a été tellement touché qu’il est devenu narrateur de la version française! « C’est prouvé, manger de la viande, c’est néfaste pour la santé. De plus, les animaux souffrent pour arriver dans nos assiettes. Il y a plein de monde qui ne pourrait jamais tuer un animal, mais les mangent quand même! ».C’est cet intérêt pour la défense des animaux et de l’environnement qui lui a valu l’attention d’Élizabeth May, chef du Parti Vert. Depuis, il est devenu chef-adjoint du Parti Vert, et dénonce les injustes dans le monde politique, dont le fait qu’Élizabeth May soit écarté du débat des chefs « Les chefs des trois partis ont tous dit qu’ils supportaient la présence de May au débat mais ils ont mentis. Ils ont tous décidés ensemble de reporter le débat politique pour une game de hockey! S’ils avaient vraiment voulu qu’elle participe au débat, ils peuvent avoir le pouvoir de changer les choses et ils peuvent, ensemble décider qu’Élizabeth va être au débat. » Finalement, à l’issue des élections, Élizabeth May est devenue la première députée « verte » du Canada, ce qui enorgueilli Georges Laraque. Est-ce que ça pourrait inciter le géant à se lancer lui aussi dans la course?
Pour l’instant, pas d’annonce qu’il lance officiellement en politique. L’agenda de Georges Laraque est trop rempli! Qui sait, peut-être dans quelques années on verra Georges Laraque au débat des chefs! Présentement, il se concentre sur ses projets, et continue de donner de son temps aux causes qui lui tiennent à cœur. Il poursuit son incursion dans le domaine du patinage artistique en offrant gratuitement des performances dans divers clubs. «Le patinage artistique est un sport extrême et c’est plus physique que le hockey. Le monde dans ce sport là son encore plus fort physiquement et mentalement que les joueurs de hockey parce que quand ils tombent, ils n’ont pas d’équipement et ils n’ont rien qui les protègent.» Bien que de voir Georges faire du patinage artistique puisse sembler absurde, ses intentions ne le sont nullement: il veut briser les préjugés et encourager les garçons à s’épanouir dans ce sport: « Les filles ont de la misère à se trouver des partenaires parce que les gars lâchent le patinage artistique à 8-9 ans, parce qu’ils se font traiter de tous les noms. Ya des jeunes gars qui font du patinage artistique qui ne le disent même pas à l’école parce qu’ils sont gênés. »








