Dans l’univers d’une photographe passionnée

25 novembre 2012 21h31 · Stéphanie Alcaraz Robinson

Isabelle Matte apprécie photographier les mariages, demandes qu'elle recoit avec plaisir. http://mattephoto.ca/wp/

 

Faire de la photo, c’est bien plus que de pointer sa caméra sur l’image désirée et peser sur le « piton ». Un vrai bon photographe doit tenir compte de plusieurs facteurs : lumière, réglages, sujet…
J’avoue admirer les « vrais » photographes, les pros de la photo. L’émotion derrière certaines images, des histoires qui se racontent, des regards qui parlent silencieusement, un geste figé dans l’éternité. La photographie, c’est un art véritable. M’intéressant à en apprendre plus, j’ai questionné Isabelle Matte, que j’admire autant pour son originalité que sa versatilité, son grand talent et sa capacité à captiver l’œil.

On ne nait pas photographe, on le devient?

« J’ai suivi mon premier vrai cours à l’âge de 16 ans, m’a raconté Isabelle Matte, photographe professionnelle. Je ne savais pas du tout comment faire. Mais nous avons appris à travailler manuellement notre vitesse, notre ouverture, nos ISO. »

Isabelle n’a pas décidé sur un coup de tête qu’elle deviendrait photographe. « Au cours des ans, j’ai également suivi plusieurs cours avec des professionnels. Officiellement, j’ai ouvert mon studio il y a 6 ans. J’ai touché à vraiment tous les styles, ce qui m’a permis justement de découvrir ce que j’aimais le mieux faire et non. »

« En fait, ajoute-t-elle, je n’ai pas décidé d’être photographe. Je crois que c’était quelque chose en moi depuis mon jeune âge. Prendre des photos fait partie de ma vie depuis toujours. »

Nous connaissons tous des personnes qui ont des caméras greffées aux mains et qui se passionnent pour la photographie. Sont-ils nécessairement « photographes » pour autant? Peut-on s’autoproclamer photographe, car on prend des milliers de photos chaque année?

« Avant de porter le titre de photographe, il y a eu tout un cheminement personnel et professionnel à accomplir, m’avoue Isabelle. Pour ma part, ça a pris plusieurs années avant de me sentir à l’aise de porter le nom de photographe professionnelle. Avoir confiance en son talent, ce n’est pas inné. Des essais et erreurs, il faut en faire pour devenir plus solide! »

L’évolution du domaine de la photographie

En 2012, tout le monde à une caméra. Mais la demande d’un photographe professionnel pour immortaliser un moment spécial, par exemple, demeure. J’ai demandé à Isabelle quelles demandes étaient les plus populaires désormais. « Les séances familles, maternité et les mariages, me répond-elle. De plus en plus, je reçois aussi des demandes boudoirs. Le boudoir c’est une séance en sous-vêtements, c’est « sexy » et féminin, sans être vulgaire. Toutes sortes de raisons apportent les femmes à vouloir une séance boudoir : pour se sentir femme, pour leur conjoint, après un accouchement, une perte de poids… »

« Et aussi surprenant que l’on puisse penser, poursuit-elle, je reçois beaucoup de demandes pour des mariages. Je crois qu’au fil du temps, c’est une des choses que j’aime particulièrement. J’aime capter les moments d’émotions pures, être celle qui détiendra ces images d’une des plus belles journées de leur vie. C’est un grand privilège que d’être la photographe élue lors d’un mariage. »

Et, la photographe, qu’est-ce qui la branche? « J’avoue avoir un gros penchant pour la photographie de spectacle, s’enthousiasme Isabelle. J’adore les jeux de lumière et surtout les émotions qui en ressortent. J’aime aussi beaucoup la photographie urbaine. Les couleurs et les graffitis, c’est un peu ma signature. Je n’aime pas les clichés “Sears”. Il faut que ça bouge, que ce soit vivant et créatif! » Bref, à son image!

Une image vaut mille mots

« La beauté d’une capture est ce qui m’a attirée vers la photographie, rêve-t-elle. Un instant qu’on immortalise. D’être assis et de revoir certaines images, moi ça vient me chercher. La photographie c’est un milieu vaste; le portrait, le photojournalisme, le mariage, le spectacle. Quand on revoit ces images et que ça vient nous chercher par un sourire, une larme, que l’on en devient nostalgique, c’est qu’on a capturé une émotion à travers notre photo. Être photographe, c’est être passionné, souligne la photographe. C’est être artiste. Comme tous les artistes, il m’arrive souvent de mettre en doute mon travail, de me comparer à d’autres, de me trouver moins bonne, de me questionner… Ça dure quelques heures, quelques jours, quelques semaines, voire des mois. Mais lorsqu’on a la « vibe » en nous, ça finit toujours par revenir. »

Pour jeter un coup d’oeil à l’univers d’Isabelle Matte, http://mattephoto.ca/wp/ Quelques-unes de mes photos préférées s’y retrouvent!

 

Partagez cette page

Classé dans :  Arts visuels, Création, Société
+ sur le même sujet :  , , , , ,

L'opinion émise dans ce billet n'engage que son auteur et ne représente pas nécessairement celle du journal Voir.

+ Ajouter le vôtre Commentaires 5

  • 26 novembre 2012 · 08h13 Claude Perrier

    Toujours à l’affut du sujet sortant un peu des sentiers battus, mal connu et pourtant d’un intérêt indéniable, n’est-ce pas chère Mme Alcaraz Robinson?

    Voilà un bon moment que je ne vous ai pas fait signe. Pourquoi? Faut dire que le harcèlement soutenu de la part de «vous vous doutez de qui» à mon endroit y est un peu pour quelque chose. Car cela a beaucoup gâché la sérénité que j’avais pu trouver grâce à ce site de Voir. À ma remontée de l’enfer qu’auront été pour moi les années 2003 et 2004, à l’enseigne de chimio et radiothérapie et d’une chirurgie très invasive.

    Je me pointe donc de moins en moins souvent pour commenter. Bien sûr, je sais que cela finit par laisser la place au «trollisme» mais… je suis fatigué. Et puis, si le site accepte que du «trollisme» sévisse au détriment de contenu qui pourrait s’avérer plus édifiant, qu’y puis-je? Je n’ai pas à mener seul un combat perdu à l’avance…

    Bon, mes excuses pour cette digression.

    Enfin une digression qui n’en est pas totalement une car elle explique possiblement un peu la désaffection de certains commentateurs. Qui attendent peut-être qu’un certain ménage soit fait avant de reparaître. À moins – ce que je n’ose croire – que je sois le seul atteint par le virus? Mais j’en doute. Tandis que certains auront pour réaction de rechigner, de répliquer, d’autres tourneront tout simplement les talons et iront s’exprimer ailleurs. Là où l’air – car il faut malheureusement s’y résoudre – est filtré.

    Tout ce préambule pour en arriver à dire que j’ai trouvé beaucoup de pertinence à l’idée de photographie professionnelle. En cette époque où tout le monde clique et reclique sans grand doigté, avec des résultats à l’image de cet amateurisme, il y a possiblement aujourd’hui un plus grand besoin qu’avant pour de «vraies» photos.

    Et si Mattephoto a repris à sa façon le flambeau des Daguerre, Carjat, Nadar et autres illustres artistes de la pellicule, il y a lieu de s’en réjouir. Car rien n’est plus désolant que d’assister – en quelque domaine que ce soit – à un nivellement par le bas. Il aura beau y avoir beaucoup d’appelés, il n’en demeure pas moins qu’en bout de ligne il ne saurait y avoir que peu d’élus…!

    (En passant, le site internet de Mattephoto présente un intéressant contenu. On peut se faire une bonne idée de ce à quoi s’attendre, et constater la différence qu’il pourra y avoir entre la photo amateur et la photo professionnelle. Dommage, par contre, que plusieurs coquilles se soient malencontreusement glissées au travers des textes, notamment dans la section «L’Équipe» du site. Vous pourriez peut-être aider à leur éradication, Mme Alcaraz Robinson, si cela agrée aux personnes concernées bien entendu. Question de projeter la meilleure image possible…)

    Là-dessus, bonne journée, et à une prochaine fois!

    • 26 novembre 2012 · 16h52 le calinours bienveillant

      salut claude.

      la prochaine fois qu’il te vient l’envie de chialer sur mon compte, tu devrais le faire là: http://tinyurl.com/bobqqha.

      tu risques moins d’y être hors sujet.

      de rien claude.

    • 3 décembre 2012 · 13h50 Stéphanie Alcaraz Robinson

      Vous vous prévalez de votre droit à la liberté d’expression comment et où bon vous semble. Je vous demanderais donc d’en faire autant avec ceux qui se donnent la peine de commenter, même si c’est pour se plaindre de vous.

    • 3 décembre 2012 · 15h11 Stéphanie Alcaraz Robinson

      J’aime effectivement traiter de sujets qui ne sont pas toujours dans la norme. J’aimerais d’ailleurs faire ce genre de « reportage » portrait plus souvent. Je trouve que VOIR est LE média idéal pour présenter des artistes émergents ou moins populaires. Je suis très occupée en ce moment, avec un emploi à temps plein, des études à temps partiel et du bénévolat, mais si je trouve assez d’artistes voulant se prêter au jeu, j’aimerais y consacrer plus de temps.

      En fait, je suis bien heureuse que vous souligniez l’apport négatif de certaines personnes. Et, ne vous inquiétez pas, il ne harcèle pas que vous. J’ai, il y a quelques mois, pris le temps de parcourir et lire les blogues des autres et je ne fus pas surprise de constater que notre bienaimé prenait plaisir à utiliser sa massue sur d’autres. Pour qu’il y ait eu un blogueur qui a créé un billet sur lui, c’est que ça doit être un sentiment d’exaspération assez généralisé. Mais, je ne peux m’exprimer à la place des autres.

      J’avoue que cette constante négativité m’a un peu découragée d’écrire ici. Ce n’est pas autant ses commentaires désagréables qui me fatiguent, mais l’énergie grugée par toutes les autres actions qui s’en suivent. Je priorise donc malheureusement d’autres fonctions dans ma vie, au détriment d’une passion. Non « nounours », mon absence n’est pas causée par votre arrogance, mais bien par mon besoin de prioriser.

      Claude, n’hésitez jamais à commenter sur mon blogue. Sachez qu’au nom de la liberté d’expression, je conserve les commentaires désobligeants de notre nounours sur mon blogue, mais je n’y accorde aucune valeur. Ce n’est pas le personnage qui me déplaît: je suis sûre que « dans la vraie vie », c’est un homme fort sympathique. Peut-être a-t-il un complexe qui le frustre… Avec l’anonymat d’internet, il peut enfin trouver une voix pour maltraiter les autres, peut-être comme il a été lui-même maltraité… Je ne juge pas…

      M’enfin, tout ça pour dire merci pour vos commentaires. Je les lis toujours, même si je n’y réponds pas tout de suite.
      Bonne journée!

  • 1 décembre 2012 · 14h47 Claude Perrier

    Chère Mme Alcaraz-Robinson, où êtes-vous passée?

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Requis
Requis (ne sera pas publié)
Optionnel

À propos RSS

  • Stéphanie Alcaraz Robinson
    Formée en sciences des religions, immigration et communications, je parcours le monde à la recherche de nouveaux sujets d'écriture. Journaliste, pigiste, étudiante et passionée des Canadiens... J'aspire à faire le tour du monde au moins quatre fois. Je compte bien vous en faire voir de toutes les couleurs!

S’abonner au blogue

Catégories