Lock-out au Journal de Montréal (pour vrai)

24 janvier 2009 12h08 · Steve Proulx

Cette fois, c'est pour vrai.

Le lock-out a été déclenché au Journal de Montréal peu après minuit cette nuit par Quebecor.

  • Et, pour en parler, Radio-Canada utilise la photo de la une du Journal que j'ai prise avec mon cellulaire l'an dernier.

Ai-je vraiment besoin de vous dire que l'histoire est… À suivre?

Ça se tramait depuis tellement longtemps. Imaginez, les journalistes affectés à la section Spectacles du Journal n'avaient même pas reçu d'invitation pour le lancement de Star Académie (TVA), lundi.

Combien d'entre vous annuleront leur abonnement au Journal de Montréal? J'en connais au moins deux : ici et ici.

Les journalistes en lock-out lanceront le site Rue Frontenac bientôt.
 

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  • 24 janvier 2009 · 14h27 Alex. G.

    Bonjour,

    avec ce qu’a demandé TVA Publications récemment, il n’est pas étonnant d’en arriver à un pareil conflit de travail.

    Reste qu’il m’apparaît un peu paradoxal de voir les journalistes en lock-out lancer un site Internet (on ne sait pas encore s’il s’agira d’un site de nouvelles) alors qu’ils se sont placés en opposition face à l’utilisation des « nouveaux médias » au sein de l’Empire.

    Le conflit de travail sera long parce que la question de l’innovation est au coeur du litige. Le journalisme est actuellement en crise partout dans le monde. La France a vu et voit encore des réductions de personnel dans ses journaux. Des reporters ont quitté pour fonder des sites d’information et d’analyse sur Internet. Ici, ce genre d’expériences n’a pas encore été véritablement mené.

    Il est clair qu’avec l’effritement de l’assiette publicitaire et la désaffection du public au profit d’Internet, les médias n’ont actuellement pas le choix de revoir leur modèle d’affaires. Mais au prix de quoi ? Actuellement, on sent que la qualité de l’information s’effrite et il semble que le public accepte sans mot dire.

    Que faire ? L’issue du conflit apparaît très incertaine…

  • 24 janvier 2009 · 15h26 Steve Boudrias

    Quand est-ce que Transcontinental va élargir son centre de gravité ?

    Je croyais qu’il saisirait l’occasion lors de la crise financière de TQS, mais non…

    Et là… est-ce qu’ils vont se réveiller avec leurs hebdos de queartier ???

  • 24 janvier 2009 · 15h30 Jocelyn Baril

    Ce conflit comportera bien des enjeux. Conséquement, plusieurs initiatives en découleront. L’annulation d’abonnements en est une qui me semble fondée. Pour ma part, je vous permets de vous proposer la mienne :
    http://boulesamites.com/2009/01/24/la-convergence-pointee-du-doigt/

    - J -

  • 24 janvier 2009 · 16h09 Rouge et Noir

    J’espère que le syndicat est bien prêt, car je suis pas mal certain que Quebecor prépare le coup depuis un petit moment… Ils ont tout un historique dans le domaine!

    Le grand gagnant de Lock-Out Académie, Pierre Karl Péladeau!

  • 24 janvier 2009 · 16h48 Simon Tremblay

    *Oups, désolé pour le lien tout croche…*

    http://nefacmtl.blogspot.com/2009/01/le-grand-gagnant-de-lock-out-acadmie.html

  • 24 janvier 2009 · 16h55 Steve Boudrias

    À l’époque où je couvrais les médias Québécois pour le compte d’un média communautaire (CISM), j’ai eu la chance de lire un périodique du nom de Temps Fou.

    Dans ce périodique, on y déclenchait un boycott par parution.

    Et pas un boycott de McDonald ou de WallMart.

    Non, on visait des entrerprises « d’ici » qui ne respectait pas leur personnel.

    Constatations ?

    Le périodique Temps Fou a disparu de la carte malgré la qualité de ses textes, faute financement.

    Le journal de Montréal a engagé un ancien de Place Publique (Marco Fortier) et procède maintenant à un lock-out imbécile… parce que le journal est TROP rentable.

    Cherchez l’erreur…

    Think global, act local.

    On a pas encore compris ça chez Quebecor, ça a de l’air…

    Dommage.

    Beau dommage.

    Boycottons Star Académie, les amis, de toutes façons, elle est là notre révolution :

    simple et habile.

    Comme un refus global des clauses orphelins de PKP. Comme le refus de WallMart d’avoir des employés syndiqués.

    Et tout ce qu’il faut faire, c’est dire NON pour gagner le respect que ces entreprises là nous doivent.

    Hier, il fallait s’engager.

    Aujourd’hui il faut dégager des espaces médiatiques qui puent l’esprit totalitaire à plein nez.

    Résistez n’aura jamais été aussi facile car l’offre médiatique est innombrable et multiple.

    Prenez un break de conneries, allez lire Lagacé dans La Presse, Dion dans le Devoir, Josée Legault dans The Gazette, Chantal Hébert dans le Toronto Star, je sais pas qui dans le Globe & Mail, etc.

    en passant, la dictature de l’Actualité est très bien combattue dans le Voir.

    Pour ce qui est de VOX et le ICI, on devrait leur laissé une chance.

    Comme une concession dans une négociation, vous voyez le genre ?

    Merci d’avance.

    Moi, il faut que j’aille convaincre mon père, abonné au JdeM de stopper son abonnement afin de soutenir le cruciverbiste qui s’y trouve en lui disant que s’il ne le fait pas, il va faire des mots croisés « made in China » ou « made in india » bientôt…

  • 25 janvier 2009 · 03h11 anonymous

    Pingback depuis Fagstein » Journal de Montr??al lockout begins

  • 26 janvier 2009 · 12h27 François Lacombe

    @Alex: c’est faux, les journalistes du Journal de Montréal ne se sont pas « placés en opposition face à l’utilisation des « nouveaux médias »au sein de l’Empire. » Ils s’opposent à la manière.

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Steve Proulx
Je suis auteur, chroniqueur et journaliste indépendant depuis 2000. Depuis 2004, je signe la chronique « Médias » dans l’hebdomadaire Voir. J'ai publié quatre ouvrages: -Boycott en 2003 (Les Intouchables) -Les saisons du parc Belmont en 2005 (Libre Expression) -L’opération Passe-Partout en 2007 (Trécarré). -S'amuser au masculin en 2008 (Les Intouchables) -La série de romans Le Cratère Cet automne, je fais aussi chroniqueur-reporter à l'émission La vie en vert (à Télé-Québec, les mercredis 19h).

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