Michel Vézina, agent libre

28 janvier 2009 14h18 · Steve Proulx

Michel Vézina, chroniqueur littéraire à l'hebdomadaire ICI depuis 2002, signera demain sa 299e et dernière chronique.

La direction du ICI (propriété de Quebecor Media) l'a remercié de ses services la semaine dernière.

Selon
le principal intéressé, plusieurs facteurs ont mené à son départ.

Entre autres,
Michel Vézina n'a pas signé la
fameuse entente de cession de droits imposée par l'hebdomadaire à tous ses
collaborateurs.

Joint au téléphone, Michel Vézina indique qu'il était prêt à signer ce contrat (qui permet à Quebecor Media d'utiliser les textes des pigistes sur toutes leurs plateformes, sans rémunération supplémentaire) à condition qu'il soit clairement indiqué que ses textes ne puissent pas servir à "boucher les trous" dans le Journal de Montréal advenant un lock-out. "Je ne voulais pas servir de scab advenant un lock-out, dit Michel Vézina. Et là-dessus,
Sylvain Prévate
[l'éditeur du ICI] m'a dit que le contrat n'était pas vraiment
négociable."

Michel
Vézina était aussi un électron libre dans l'hebdomadaire ICI.

 La semaine dernière,
il osait même écrire au sujet d'un produit de Quebecor (Denis
Lévesque): "Chaque fois que j’ai malencontreusement croisé le regard
débile du
célèbre animateur, j’ai pu constater les sous-entendus tendancieux que
contenaient chacune des questions qu’il posait à ses invités."

Sa
chronique portait, entre autres, sur l'opération "de salissage"
(ce sont ses mots) menée par les médias de Quebecor (Journal de Montréal en tête) au lendemain du Bye Bye raté de Radio-Canada.

Voilà quelques semaines, Michel
Vézina a senti que sa fin était proche lorsqu'il a trouvé, dans le quotidien gratuit de Quebecor Media 24 Heures, une annonce présentant les chroniqueurs du ICI, et
qui montrait Pierre Falardeau, Nelly Arcan, Sophie Durocher… mais pas
lui.

Il a alors téléphoné à plusieurs reprises à M. Prévate pour savoir s'il
faisait partie encore de l'équipe de chroniqueurs. C'est lors d'une de ces conversations que, selon Michel Vézina, M. Prévate lui aurait annoncé la fin de sa collaboration au ICI.

Michel
Vézina est donc un agent libre. Si quelqu'un, quelque part, a une chronique lui offrir… il est preneur!

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+ Ajouter le vôtre Commentaires 6

  • 28 janvier 2009 · 15h09 Stéphane Plante

    C’est bien dommage. M. Vézina reste l’un des meilleurs chroniqueurs littéraire à Montréal. Et par « littéraire », j’entends qu’il pouvait parler autant de théâtre, de cinéma et bien sûr, du roman, de la poésie. Et tout ça avec la même pertinence qui caractérisait sa plume.

  • 28 janvier 2009 · 15h10 Steve Boudrias

    Je n’ai pas de chronique à lui offrir mais mes félicitations, il les a !

  • 28 janvier 2009 · 16h47 anonymous

    Pingback depuis Fagstein » Rue Frontenac launches

  • 29 janvier 2009 · 12h56 anonymous

    Je vous annonçais hier que la chronique de Michel Vézina d'aujourd'hui dans l'hebdomadaire

  • 3 février 2009 · 12h40 anonymous

    On en a maintenant la preuve : des textes de l’hebdomadaire ICI se retrouvent dans le Journal de Montréal

  • 13 avril 2009 · 23h16 anonymous

    Pour ceux qui se réveillent la nuit en se demandant ce qu'est devenu Michel Vézina après son départ

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  • Steve Proulx
    Je suis auteur, chroniqueur et journaliste indépendant depuis 2000. Depuis 2004, je signe la chronique « Médias » dans l’hebdomadaire Voir. J'ai publié quatre ouvrages: -Boycott en 2003 (Les Intouchables) -Les saisons du parc Belmont en 2005 (Libre Expression) -L’opération Passe-Partout en 2007 (Trécarré). -S'amuser au masculin en 2008 (Les Intouchables) -La série de romans Le Cratère Cet automne, je fais aussi chroniqueur-reporter à l'émission La vie en vert (à Télé-Québec, les mercredis 19h).

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