La gauche s’en va…

30 janvier 2009 9h21 · Steve Proulx

Je disais à Christiane Charette cette semaine que la gauche était en train de quitter le bateau du Journal de Montréal en lock-out. Je parle bien sûr des chroniqueurs.

Bref, on en a une autre preuve: l'abbé Raymond Gravel a annoncé hier au 98,5 FM qu'il suspend sa chronique durant le conflit.

Liste des chroniqueurs du JdeM ayant suspendu ou abandonné leur chronique:

  • Jacques Demers est parti à cause du lock-out.
  • Martin Brodeur aussi.
  • L'avocat Julius Grey a signé sa dernière chronique fin décembre.
  • Marie-France Bazzo a laissé tomber sa chronique (pour cause d’«horaire chargé», selon Quebecor).
  • Geneviève Lefebvre
  • Daniel Green (dont j'avais prévu le départ à 82%)
  • Raymond Gravel (dont j'avais prévu le départ à 92%)

Ceux qui persistent et signent:

  • Richard Martineau
  • Bernard Landry (25%)
  • Nathalie Elgrably (0,0%)
  • Hubert Reeves (82%)
  • Stéphane Gendron
  • Joseph Facal
  • Jean-Marc Léger (9%)
  • Christopher Hall (89%)
  • Gilles Proulx (serait en profonde réflexion)

À suivre…

 

 

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  • 30 janvier 2009 · 10h59 Jean-Claude Bourbonnais

    Le départ du curé Gravel ne me chagrine pas une miette.
    Cet évadé du confessionnal qui accuse Israël de tous les péchés du monde, qui parle de massacres, de crimes contre l’humanité, de mensonges,de déclin de la civilisation, d’horreurs en tous genres, sans preuves, le sourire fendu jusqu’au oreilles, moi ça me rappelle tous ces prêcheurs de la Grande Noirceur. Si Gravel avait le moindre sens des proportions eu égard aux conneries de notre époque, il se mettrait un air bête sur sa photo. Comme moi.
    Je n’ai jamais vu un chroniqueur avec un sourire aussi grotesque. Ce type est le plus beau visage à deux faces de nos médias.

  • 30 janvier 2009 · 12h55 Steve Boudrias

    Bernard Landry demeure au Journal de Montréal ?

    De la part d’un homme politique qui a réussi a imposé des fusions stupides inspirées de Toronto, c’est logique. De plus, quand on trouve brillant de taxer ou d’imposer la générosité des gens envers les employés à pourboires, on ne peut vraiment pas s’attendre à ce que le 25 % augmente…

    Quoi dire de la position de Nathalie Elgrably (0,0%) ? Qu’elle conserve sa position du missionnaire de la Droite en petits fours et en char d’assaut, au Québec.

    Hubert Reeves (82%) ? Il doit attendre une lettre de plainte d’un ours polaire, j’imagine..

    Joseph Facal n’a jamais été de Gauche, alors… ceci explique cela. Le problème de Facal ? Il articule très bien la défaite du nationalisme Québécois. Ce type de militantisme qui attend la stratégie gagnante ou payante avant de s’activer. Pas une grosse perte.

    Jean-Marc Léger (9%)… Jean-Marc Léger est le prototype même de l’analyste politique patentée qui s’asseoit sur des polaroids pour faire le portrait de la société québécoise depuis des années. Il est la preuve vivante que tous les politiciens qui gouvernent par sondages sont de fieffés imbéciles qui ne regardent que les chiffres en posant des questions débiles pour offrir des solutions viables et durables au Québec d’aujourd’hui qui pense encore au lendemain.

    Christopher Hall (89%) ? Il attend peut-être une lettre d’un anglophone qui lit The Gazette et qui ne comprend pas pourquoi aucun humoriste de la CBC n’écrit de chronique dans ce journal…

    Gilles Proulx serait en profonde réflexion ? Une autre entrevue à TQS avec André Arthur et il va VOIR la lumière dans le conflit au Journal de Montréal ? Yeah, sure… Il est l’exemple typique de la grande gueule éolienne au Québec : absorbe beaucoup de vent mais ne pas trop produit pas vraiment d’énergie viable et durable pour le bien de la collectivité au bout du compte d’Hydro-Québec…

    À suivre…

  • 30 janvier 2009 · 16h07 Jean-Serge Baribeau

    Je pense que cela fait longtemps que l’Honorable Bernard Landry ne sait plus trop où réside la gauche et où réside la droite. À mon humble avis, et je le dis sans mépris, Bernard Landry est plus un grand technocrate compétent qu’un politicien accompli.

    JSB

  • 30 janvier 2009 · 17h04 anonymous

    Puisque vous êtes de plus en plus nombreux à vous exprimer sur les différents sujets de ce blogue, j

  • 30 janvier 2009 · 17h06 Steve Boudrias

    C’est aussi Bernard Landry qui disait dans le documentaire

    « Le confort et l’indifférence »

    que les immigrants, les allophones, les gens d’ailleurs vivant au Québec, bref, les nouveaux arrivants,

    ne voteraient jamais pour la souveraineté.

    Quand j’ai entendu ça, j’ai failli m’étouffer.

    Pourquoi ? Parce que 25 ans plus tard, à la tête de l’état Québécois, il répétait sensiblement la même chose en plus de parler de chiffon canadien et autres subtilités accompagnées de citations latines ésotériques.

    Et on se demande pourquoi le Québec n’est pas encore indépendant au PQ ?

    Facile de répondre à ça !

    Au début de la campagne, la dernière au Québec, les intentions de votes des allophones étaient à 11 % en faveur de Pauline Marois.

    Après avoir avoué candidement son désir de tenir un référendum lors de son premier mandat durant le débat des chefs, le taux a chuté de 2 %.

    Autre observation.

    Malgré une couverture médiatique hallucinante de QS, les intentions de vote en leur faveur chez les allophones n’ont pas progressées d’un iota.

    Contrairement aux intentios de vote des Verts (raison pour laquelle Peter McKay est la clef du PQ de demain).

    Bref, lorsqu’on comprendra que la souveraineté du Québec peut passer par un vote substantiel des « ethnies » (bonjour, monsieur Parizeau) et même aller chercher des arguments économiques des plus solides auprès des communautés culturelles qui en détiennent les clés (bonjour à celle qui a ouvert les portes de l’économie sociale au Québec) ; on comprendra peut-être un truc important au PQ.

    Mais comme dirait l’Autre, la patience est la mère de toutes les vertus.

    Le message commence à se rendre.

    Sacré, Pauline, j’espère qu’elle est prête à devenir la première ministre du Québec.

    Pourquoi ?

    Selon une lettre ouverte à The Gazette, consultée aujourd’hui, les anglos du West Island veulent faire revivre le bon vieux temps du Parti Égalité à travers, probablement, un mouvement illuminé du style « Affiliation Québec », ce qui serait un cadeau extraordinaire pour les péquistes.

    Imaginez.

    Le PLQ, avec sa misérable majorité de 3 sièges, pourraient perdre des députés dans le West Island (au moins 3 ou 4) à cause de cette initiative.

    D’ailleurs, il n’est même pas exclu que mesdames Weil et James reçoivent tellement de lettres ouvertes de bêtises de la part des habitants de Beaconsfield, Baie d’Urfe et autres banlieue cossue pas contente de Jean Charest, que le bon premier ministre en fonction puisse se VOIR entraîné dans un scénario qu’a vécu Mario Dumont quand trois de ses députés ont viré capot soudainement pour aller rejoindre le PLQ.

    CONCLUSION ?

    Si j’étais péquiste, j’investirais de l’argent dans le combat de nos amis anglos de l’Ouest de l’Ile, juste pour le fun de VOIR Jean Charest VOIR fondre sa majorité en chambre.

    Ce serait tellement l’fun, man !

    lol

    Anyway, qui vivra, verra, comme chantait Dalida.

  • 2 février 2009 · 13h15 anonymous

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  • Steve Proulx
    Je suis auteur, chroniqueur et journaliste indépendant depuis 2000. Depuis 2004, je signe la chronique « Médias » dans l’hebdomadaire Voir. J'ai publié quatre ouvrages: -Boycott en 2003 (Les Intouchables) -Les saisons du parc Belmont en 2005 (Libre Expression) -L’opération Passe-Partout en 2007 (Trécarré). -S'amuser au masculin en 2008 (Les Intouchables) -La série de romans Le Cratère Cet automne, je fais aussi chroniqueur-reporter à l'émission La vie en vert (à Télé-Québec, les mercredis 19h).

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