Blogue de Steve Proulx Angle mort RSS
Je suis auteur, chroniqueur et journaliste indépendant depuis 2000. Depuis 2004, je signe la chronique « Médias » dans l’hebdomadaire Voir. J'ai publié quatre ouvrages: -Boycott en 2003 (Les Intouchables) -Les saisons du parc Belmont en 2005 (Libre Expression) -L’opération Passe-Partout en 2007 (Trécarré). -S'amuser au masculin en 2008 (Les Intouchables) -La série de romans Le Cratère Cet automne, je fais aussi chroniqueur-reporter à l'émission La vie en vert (à Télé-Québec, les mercredis 19h).
La rumeur vient d'être confirmée par Quebecor, l'hebdomadaire ICI fermera ses portes. Le communiqué de Quebecor:Dorénavant sur le web et dans le 24 hL’hebdomadaire urbain ICI cesse sa publicationMONTRÉAL, le 29 avril 2009 – La direction des journaux urbains de Corporation Sun Media annonce qu’elle publiera cette semaine la dernière édition papier de l’hebdomadaire montréalais ICI, un témoin particulièrement dynamique de la vie et de l’actualité culturelle et sociale de la métropole québécoise depuis la parution de sa toute première édition en 1997.Des efforts de longue dateAprès plus de 10 millions de dollars investis, une détérioration accélérée par la situation économique et une expectative de rentabilité devenue inexistante, la direction n’a eu d’autres choix que de mettre fin aux opérations de l’hebdo dans sa forme actuelle. Malgré la précarité persistante de la situation financière d’ICI, Sun Media a multiplié les efforts, au cours des dernières années, pour éviter que cesse sa publication. « Nous avons repositionné le journal, avons modernisé sa grille graphique et fait appel à des chroniqueurs qui proposaient des points de vue originaux et percutants sur l’actualité, bref, nous n’avons ménagé aucun effort et exploré toutes les [...]
Claude Marcil a trouvé trouvé un beau sujet de débat (rapporté dans RueFrontenac):Une bibliothèque publique devrait rendre disponible des livres pratiques sur l'astrologie médicale, la réflexologie, l'iridologie, le reiki, la phrénologie (l'étude des bosses sur le crane), l'urinothérapie (se soigner en buvant son pipi) et autres médecines alternatives plutôt douteuses.Marcil, cité dans RueFrontenac:«Pendant des décennies, on avait des bibliothèques sans livres et on hurlait pour avoir du personnel qualifié. Maintenant que les bibliothèques ont des budgets, les bibliothécaires devraient utiliser leur gros bon sens pour faire les achats parce que dans tout le lot de nouveautés, on trouve un paquet de niaiseries», soutient le journaliste indépendant Claude Marcil, qui a été le premier, sur son site Internet kiosquemedias.com, à tirer sur la sonnette d'alarme.RueFrontenac propose un bel échantillon des conneries pures qui se retrouvent sur les tablettes de nos bibliothèques. Réponse des bibliothécaires: on achète ce que le monde veut.La question: Les bibliothèques publiques devraient-elles se responsabiliser et éviter de diffuser des "savoirs" douteux ou largement discrédités?Qu'en pensez-vous?
Pour plusieurs, bloguer c'est payant! Lu sur le bulletin de la FPJQ:Aux États-Unis, presque autant de gens gagnent leur vie comme blogueurs que comme avocats. C'est devenu un gagne-pain plus populaire que d'être programmeur ou pompier. Pour 452 000 personnes, bloguer est même la première source de revenus. Au total, environ 2 % des 20 millions de blogueurs touchent un certain montant. Il faut 100 000 visiteurs uniques par mois pour engendrer des revenus publicitaires de 75 000$. Certains blogueurs sont payés par un annonceur pour bloguer sur ses produits, d'autres sont payés pour entretenir les blogues corporatifs.Désolé, il semblerait que cette information soit erronée. Expérience personnelle, celle-là est véridique: bloguer n'est pas payant du tout! Y a-t-il parmi mes lecteurs des gens qui gagnent leur vie en bloguant? J'aimerais vous entendre!
Désolé, j'ai fort peu blogué dernièrement. Vous vous en sortez malgré tout?C'est que mon couple est en plein processus de déménagement: vendre le condo et en acheter un autre plus grand afin d'accueillir sous peu un pensionnaire qui devrait laisser la maison en désordre pour les 18-20 prochaines années.Bref, tout ça demande temps et efforts.Or, en cherchant des propriétés sur Internet, une chose m'a frappé: le Québec est mal décoré.Je n'aurais jamais cru qu'il pouvait y avoir autant de mélamine mauve dans des cuisines vertes, de planchers flottants dans des maisons centenaires, d'horribles parquetteries, de cadres laminés et d'excès de "style champêtre". Est-ce qu'on s'entend pour dire qu'un condo sur la rue d'Iberville, en plein trafic urbain, peut laisser tomber le look campagnard et la baratte à beurre antique dans le portique? Ah, le sens du contexte!Et les photos des maisons sur Internet… Au secours! Quand tu vends une propriété à 300 000$-400 000$: serait-il possible de faire la vaisselle avant de prendre la photo? De ranger le pot de beurre d'arachides ouvert sur le comptoir? De cacher la bouteille de Vagisil sur le rebord du bain?Je doute sérieusement de la compétence des agents immobiliers qui acceptent de [...]
Pour ceux qui se réveillent la nuit en se demandant ce qu'est devenu Michel Vézina après son départ de l'hebdomadaire ICI (l'histoire ici et ici). Eh bien, depuis environ un mois, il chronique sur un journal Web de Transcontinental, Montréal Express. Je le découvre à l'instant. En plus, il paraît que ça paie même pas mal mieux qu'au ICI…
J'aime Nicolas Dickner. Chaque fois que j'ai eu l'occasion de discuter avec lui, c'est-à-dire à une reprise, je l'ai trouvé brillant, allumé, intéressant. Je suis assez content, en somme, de pouvoir le compter parmi mes contemporains. Voici ce que j'écrivais à son sujet dans mon dernier livre S'amuser au masculin, à la suite d'une entrevue réalisée voilà à peu près un an: Les écrivains professionnels sont rares au Québec. La plupart de ceux qui pondent des romans sont des gens ordinaires [...] qui s’adonnent au loisir de l’écriture comme d’autres font du tricot. Les chanceux qui réussissent à publier leur bouquin en vendront quelques centaines d’exemplaires, pas plus. Seuls quelques titres s’écouleront à plus de mille cinq cents exemplaires. Ceux-là seront des best-sellers.La littérature québécoise ne s’est donc pas construite sur l’appât du gain, mais sur la soif de réalisation de centaines d’individus. Nous avons une littérature de passionnés, faite par des auteurs du dimanche qui écrivent par plaisir, pour réinventer le monde ou pour laisser une trace écrite de leur passage sur Terre.Nicolas Dickner se dirigeait vers une carrière de bibliothécaire avant que le statut d’écrivain professionnel lui tombe dessus par hasard. Un [...]
Ma chronique dans le magazine Trente de ce mois-ci, recyclée ici pour vous… La dernière, en passant, d'une chronique qui a reçu une belle nomination aux Grands prix des Magazines du Québec. J'en profite pour vous inviter, tant qu'à y être, à voter pour votre couverture de magazine préférée. Heinz ou Le Choix du Président?À la dernière Convention nationale républicaine, à Washington, le sénateur de l’Oklahoma Tom Coburn déclare dans son allocution : « Les quotidiens imprimés mourront… » Et spontanément l’assistance se met à applaudir chaleureusement.L’animateur de l’émission satirique The Daily Show Jon Stewart, qui ne rate jamais une occasion de rouler la pensée républicaine dans la chapelure avant de la mettre au four à 350∞ jusqu’à consistance croustillante, a bien sûr relevé le ridicule de la chose.Bien sûr, les républicains sont un public particulier. Si la population en général ne danse pas sur la tombe des médias traditionnels, on ne peut pas dire qu’elle soit très préoccupée par l’enjeu.Des milliers de journalistes perdent leur boulot, des quotidiens centenaires ferment boutique et, mis à part les journalistes, tout le monde [...]
Découvert ce blogue hilarant: Conan: Les bibliothécairesPour ceux qui se demandent ce que pensent vraiment ces reposants préposés qui habitent ces hauts lieux de culture, c'est la place! Un extrait:Aujourd’hui, lorsque que je vois des jeunes avides de lecture, je ne peux qu’être fier d’eux et assuré qu’ils auront de la facilité en français et que les livres leur permettront de développer leur imaginaire.C’est pourquoi, quand j’entends un parent encourager son enfant à poursuivre ses lectures avec de jolies phrases du genre:-Pourquoi tu lis ça?-Voyons donc, c’est ben trop gros, tu l’finiras jamais.-Tu liras jamais tous ces livres-là, prends-en moins!-J’comprend pas c’que t’aime là-dedans, tu retiens pas de moi certain.ou même-Ben oui, mais y’a même pas d’images!Je ne peux que comprendre pourquoi le monde ne va pas bien et pourquoi il y a autant de monde cave sur cette Terre.
Un truc qu'a écrit Zola sur l'information voilà plus d'un siècle. Pas vieilli d'une seconde.Le virus de l'information à outrance nous a pénétrés jusqu'aux os, et nous sommes comme ces alcooliques qui dépérissent dès qu'on leur supprime le poison qui les tue. Il serait si bon de ne pas porter dans le crâne tout le tapage du siècle, la tête d'un homme aujourd'hui est si lourde de l'amas effroyable des choses que le journalisme y dépose pêle-mêle quotidiennement.
Samedi dernier, le chroniqueur de La Presse Hugo Dumas y allait d’un texte sur les journaux intitulé Le plus beau métier du monde.C’était un peu, si on veut, un cri du cœur d’un journaliste du papier qui voit l’économie du papier s’effondrer, et qui en a contre les «gourous patentés du Web qui dansent déjà sur la tombe des quotidiens».Or, dans son tissu de lieux communs, Hugo Dumas se moque par la bande d’une de mes récentes chroniques. Je le cite :Quand je lis des titres ridicules comme: «Les journaux, kossa donne?» mon sang d'encre fait trois tours. Qu'est-ce que ça donne? À peu près tout ce que personne sur la blogosphère ne daigne faire: éplucher des demandes d'accès à l'information, entretenir des réseaux de contacts, couvrir des conseils municipaux, surveiller les dépenses des fonctionnaires, assister à des réunions de citoyens, questionner les élus sur leurs agissements, voulez-vous que je continue?Comme il semble s’être arrêté au titre de la chronique, j’ai cru bon lui écrire un petit courriel. Le voici:Salut Hugo,Je ne t'en veux pas d'avoir traité le titre d'une de mes chroniques [...]
La chronique de
Steve Proulx
- Une dernière pour la route
- Le déclin des places mystérieuses
- Comment devenir un écrivain célèbre
- Ce qui se passe au parc
- Cette foutue objectivité
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