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	<title>Théâtre d&#039;Aujourd&#039;hui - Saison 2012-2013</title>
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		<title>(e) en quelques images</title>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 21:05:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Théâtre d'Aujourd'hui</dc:creator>
				<category><![CDATA[Scène]]></category>

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		<description><![CDATA[(e) est une odyssée où le personnage principal, innommé, trouve sa nature profonde et devient un homme à travers l’amour. Dans un monde soumis aux diktats de la culture populaire et à une pauvre éducation sexuelle, quels sont nos modèles d’homme et de femme ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/05/e_2_photo-Jeremie-Battalia.jpg" ><img class="alignnone size-full wp-image-187" title="e_2_photo-Jeremie-Battalia" src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/05/e_2_photo-Jeremie-Battalia.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a></p>
<p>(e) est une odyssée où le personnage principal, innommé, trouve sa nature profonde et devient un homme à travers l’amour. Dans un monde soumis aux diktats de la culture populaire et à une pauvre éducation sexuelle, quels sont nos modèles d’homme et de femme ? Comment réfléchir sur ce corps qui nous est donné ? De tout temps, le genre sexuel est un concept glissant, de loin plus complexe que ce qu’il peut y avoir entre nos jambes… On peut habiter le mauvais corps, on peut même maintenant inverser le cours des choses, mais est-ce que notre genre «initial» a une âme ? Dans (e), il n’est pas question de transsexualité, mais plutôt d’amour fou, mais plutôt de se croire «autre» pour accepter l’inadmissible. Quand le/la protagoniste affirme : «<em>Je serai ce que tu me dis.</em>», il/elle dit qu’il/elle n’<em>est</em> <em>rien</em> sans l’autre. (e) est une réflexion sur les genres sexuels certes, mais également une réflexion sur comment survivre au traumatisme de l’amour. Comment différencier le désir de l’amour. Dans (e), la sexualité se voit être à la fois le sujet, l’objet et le prétexte de la pièce. (e) est la revendication d’un genre sexuel personnel, à l’extérieur de tous les autres.  (e), quand la seule force qui nous reste est celle des mots, celle de raconter.</p>
<p>Dany Boudreault</p>
<p>(e) de Dany Boudreault entre en salle le 7 mai dans la salle Jean-Claude-Germain. Voici quelques photos de ce qui vous attend sur scène.</p>
<p><a target="_blank" href="http://www.theatredaujourdhui.qc.ca/e" title="blocked::http://www.theatredaujourdhui.qc.ca/e" >http://www.theatredaujourdhui.qc.ca/e</a></p>
<p>Texte, mise en scène et interprétation <strong>Dany Boudreault</strong> / Interprétation <strong>Robin-Joël Cool</strong>, <strong>Marie-Pier Labrecque</strong> / assistance à la mise en scène et direction de production <strong>Catherine La Frenière</strong> / conseil à la dramaturgie <strong>Alice Ronfard</strong> / œil  extérieur à la mise en scène <strong>Maxime Carbonneau</strong> / conception visuelle <strong>Patrice Charbonneau-Brunelle</strong> / éclairages <strong>Erwann Bernard </strong>/<strong> </strong>conception sonore <strong>Philippe Brault</strong> / conseil au mouvement <strong>Mélanie Demers </strong>/<strong> </strong>maquillages<strong> Jade Bruneau</strong></p>
<p>Photos Jérémie Battaglia.</p>
<div class="voir-slideshow"><h4>Galerie</h4><ul><li style="clear:left;margin-left:0;"><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/05/e_3_photo-Jeremie-Battaglia.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/05/e_3_photo-Jeremie-Battaglia-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style=""><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/05/e_4_photoJeremie-Battaglia.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/05/e_4_photoJeremie-Battaglia-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style=""><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/05/e_5_photo-Jereme-Battaglia.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/05/e_5_photo-Jereme-Battaglia-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li></ul><div class="clear"></div></div><script type="text/javascript">$(".fancybox").fancybox();</script>
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		<title>Pour en finir avec l’androgynie</title>
		<link>http://voir.ca/theatredaujourdhui/2013/04/18/pour-en-finir-avec-l%e2%80%99androgynie/</link>
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		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 20:50:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Théâtre d'Aujourd'hui</dc:creator>
				<category><![CDATA[Scène]]></category>

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		<description><![CDATA[Rapidement, j’en suis venu à la conclusion que j’avais quelque chose de résolument androgyne, faits à l’appui. La plupart du temps, avant même la parole ou le geste.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_183" class="wp-caption alignnone" style="width: 624px"><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/04/1.jpg" ><img class="size-full wp-image-183" title="1" src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/04/1.jpg" alt="Esquisse de costumes pour (e), Patrice Charbonneau-Brunelle." width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">Esquisse de costumes pour (e), Patrice Charbonneau-Brunelle.</p></div>
<p>Rapidement, j’en suis venu à la conclusion que j’avais quelque chose de résolument androgyne, faits à l’appui. La plupart du temps, avant même la parole ou le geste. Pourquoi ? Peut-être parce que j’ai reçu maintes et maintes propositions de shooting où l’on affirmait vouloir mettre de l’avant mon «ambiguïté de genre». On m’a dit ça une fois. Peut-être parce que je me suis fait appeler Madame plus souvent qu’à mon tour, alors que j’attendais dans une file au guichet et que j’avais les cheveux longs. Ou encore peut-être parce qu’une spectatrice s’est déjà exclamée : oh, je pense que c’est Janine Sutto, alors que j’entrais à peine sur la scène de Duceppe (deux pas), costumé avec une soutane, une canadienne rouge et une perruque blanche. Ou alors peut-être encore parce qu’une très pertinente journaliste qui n’avait manifestement pas lu son dossier de presse a cru que j’étais une femme qui jouait bien un homme dans The Dragonfly of Chicoutimi et qu’il s’agissait peut-être de l’énigme du spectacle.</p>
<p>Sommes-nous entièrement responsables de ce qui nous traverse et de ce que les gens voient en nous ? Je ne pense pas. Honnêtement, je crois que les acteurs sont les moins bons juges. En tout cas, cette pensée m’évite beaucoup d’amertume et me procure de prodigieuses surprises. Dans (e), on ne parle pas précisément d’androgynie, on en parle de façon générale. L’androgynie est un escale incontournable quand on parle d’identité sexuelle trouble, soit. Mais selon moi, l’androgynie a le dos large, et devient le no man’s land de tous les marginaux. Attention, (e) n’est pas un spectacle qui fait l’exégèse de la sexualité, ça n’a rien à voir avec La Sexologie pour les Nuls. (e) est par dessus-tout une fable, voire un conte, sur l’amour et sur ce regard de l’autre qui nous forge. (e) est aussi une déclinaison naïve et à abattre de ce que doit être un homme, une femme. (e) traite de l’absence de modèles et d’une stratégie originale pour «devenir un homme». «Devenir un homme»… Expression plus ontologique que littérale. Devenir un citoyen, devenir un être capable d’amour, surtout. Ici, je ne parle pas de l’objet de l’amour, mais du sentiment fondamental d’amour. Celui-là inconditionnel. Oui, (e) porte un certain romantisme… Mais juste assez. Dans l’imaginaire populaire, le genre sexuel est si galvaudé qu’il est souvent confondu avec l’orientation sexuelle. C’est pour ça que je dis ça.</p>
<p>Si l’androgynie avait une fonction presque religieuse chez les Grecs antiques, il s’avère qu’au Lac-St-Jean il y a 15-20 ans, la chose n’était pas aussi… louable. Ce terme aujourd’hui plutôt cool et presque associé à un type de beauté dans un certain milieu n’avait pas toute sa «coolness». C’est la raison principale pour laquelle je suis resté dans les Cadets de terre, Corps de cadet 7-52, pendant trois ans, à devenir légume à faire semblant d’aimer le tir de précision. Je repassais mes pantalons pour que le pli soit parfait, formais mon béret de cadet de terre dans la douche, des journées entières à cirer mes bottes. Et quand ma mère me demandait si j’aimais ça, je lui disais que j’adorais ça. J’ai même gagné la médaille de la meilleure recrue, même si j’exécrais chaque seconde à jouer au petit soldat. Un garçon dans les Cadets aimaient : les armes, le bois, faire des nœuds, l’autorité (du moins l’exercer), donner des coups de serviettes mouillées à quelqu’un qui dort à 3h du matin dans un camp à Val-Cartier parce que c’est ça être dans la gang-de-gars. Mille dérivés du mot androgyne fusaient alors à chaque coup de serviette, ici sans noblesse. Ça coutait pas cher, les Cadets, pour les parents. C’était l’enfer et le début officiel de mes insomnies, mais j’imagine que c’était vraiment moins pire que l’Ouganda. C’est un peu glauque, mais ça me console. Heureusement, j’aimais un peu dans la drill, je trouvais ça chorégraphique. Une série de mouvements à se souvenir : un grand souci du détail m’habitait déjà. J’aurai aussi appris à manier une boussole, même si le chemin allait être par la suite plus d’une fois dévié. Plus tard au secondaire, j’ai descendu ma voix, j’ai agrandi mes pas, j’ai essayé de ne pas trop bouger la tête quand je riais, j’ai élargi l’espace entre mes jambes. Programme que je me suis imposé quotidiennement : les poignets dans le prolongement des bras, monter les escaliers avec les genoux parallèles ou vers l’extérieur, jamais de position 5 à 7 où une hanche sertirait dans la lumière, le moins bouger possible, parce que bouger trahit. Bagage qui m’a servi à l’École nationale. À devenir comédien. Drôle de destin pour un être terrassé par le regard de l’autre. C’est le cas de bien des comédiens, je le crains.</p>
<p>En arrivant à Montréal, j’avais lâché mon programme. Fort heureusement. Sur un plan ostéopathique, ce programme m’a bousillé. À l’École nationale, alors que personne n’en faisait de cas, j’étais envahi par la peur de ne jamais parvenir à «jouer» un homme «comme il faut» à chaque évaluation. Pourtant, on ne me parlait pas de ça. Et quand une fois gradué et travaillant au professionnel la directrice m’a vu jouer et m’a dit que j’avais de l’ampleur, que j’occupais tout l’espace et que je tenais bien ma partenaire dans telle scène, j’ai été stupidement heureux. Quel accomplissement, je me suis dit. Comme si mon adjudant dans les Cadets me disait : «Voici ta médaille, tu es la meilleure recrue. Je n’y ai vu que du feu. Malgré la supercherie.» J’ai eu honte de cette joie. Je me rendais compte que j’avais absolument tout mis en œuvre depuis toujours pour me faire dire de telles choses, mais que ça n’existait somme toute que dans le regard de l’autre. À dire vrai, je serai toujours heureux que l’on me dise pareille chose. Je me dirai à coup sûr: j’ai réussi. Réussi quoi ? À vous faire croire que je suis un homme comme les autres, sans doute.</p>
<p>L’enfance m’a appris à transformer mon corps, l’École, à remplir ce corps de toute mon âme, et parfaire ainsi l’illusion, sauf pour cette drôle de journaliste… Mais d’où vient cette obsession à vouloir être vu comme un homme, alors que l’on se voit autrement ? Surtout : d’où vient cette impression constante de ne pas être un homme achevé et complet ? Longtemps, j’ai considéré la question exclusivement par le corps. Comment transformer ce corps, comme être autrement que ce que l’on se sent être. Qu’est-ce qui est le mieux ? Le mieux moralement ? Le mieux pour sauver sa peau ? Aujourd’hui, j’admire ceux qui se donnent des permissions, et ils sont nombreux. Je les ai déjà jugés, parce qu’enviés. (e) est une permission que je me donne. Un parcours intérieur que je constate avoir fait à mon insu. Un voyage que j’ai écrit pour me croire en toute circonstance dans mon corps et dans ma vie, complet et achevé. Si c’est ça l’androgynie, du moins la mienne, alors je préfère ne rien finir du tout.</p>
<p>- Dany Boudreault</p>
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		<title>Mot de Dany Boudreault</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Apr 2013 16:22:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Théâtre d'Aujourd'hui</dc:creator>
				<category><![CDATA[Scène]]></category>

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		<description><![CDATA[Je me suis trompé. Je voulais écrire un recueil de poésie. L’écriture de (e) est un long dérapage salutaire. Un carambolage de gens qui m’incitent à aller plus loin et à persévérer dans l’inconscient.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/04/dany.jpg" ><img class="alignnone size-full wp-image-178" title="dany" src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/04/dany.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a></p>
<p>Pourquoi écrire (e) ?</p>
<p>Je me suis trompé. Je voulais écrire un recueil de poésie. L’écriture de (e) est un long dérapage salutaire. Un carambolage de gens qui m’incitent à aller plus loin et à persévérer dans l’inconscient.</p>
<p>(e)… (longue hésitation) ? À défaut de justifier mon titre, je vous parlerai de ce moment où, pubescent, j’ai compris ma génétique et ma délicate stature. Je vous parlerai de ce moment où j’ai abdiqué à vouloir correspondre à ce modèle de force masculine qui régnait dans mon village : corps lanceurs de pierres, cuisses de coursiers rivalisant avec les pick up et les motos 150cc, poings à assommer les vaches malades, épaules à tirer les trailers pris dans le fumier,  mains cornées par la corde à vache, corps qui ne secoue plus sous le choc de la broche électrique, même par grande pluie.</p>
<p>Les Boudreault sont forts, et je n’étais pas fort. Intrigué, je regardais les mains ravagées de mon père comme une énigme. Alors j’ai ramassé les roches au printemps remontées par le dégel en quatre-roues pour développer mon cuir, et je me suis mis à sauter en bas de l’armature rouillée du pont de train avec les autres gamins pour prouver que j’avais quelque courage, vertu propre aux hommes forts. C’était l’initiation au village. On sautait avec des espadrilles pour ne pas s’ouvrir la peau des pieds du plus haut du pont de train et on sautait quand on nous disait que la voie était libre et qu’il n’y avait pas de «<em>sea-doo</em>» en vue. Ça nous garantissait de ne pas nous faire battre tous les matins en attendant l’autobus. J’ai sauté, sans larmes, avec sang-froid.</p>
<p>Malgré tout, quelque chose en moi résistait. Alors, j’en suis presque venu à la conclusion que je n’étais peut-être pas tout à fait un homme. Et je me suis même mis à me <em>voir</em> autrement. J’observais ma sœur, qui elle, se faisait traiter de garçon manqué, et son étrange catégorie me rassurait, jusqu’à créer la possibilité en moi d’une nouvelle posture. Pendant un moment, je me souviens clairement m’être identifié à ma sœur qu’on disait ressembler à un garçon. Plusieurs mises en abymes, donc. Je reproduisais tout de ma sœur : ses mouvements, ses œillades, ses élans de rage, son phrasé.</p>
<p>Bon… ce n’était pas gagné à l’école. Pour survivre, littéralement survivre, je me souviens très bien m’être déclaré à haute voix et avec un grand pragmatisme : je vais apprendre beaucoup beaucoup beaucoup de mots. Je saurai toujours quoi répondre en toute situation. Je ne serai jamais désarmé. Je pourrai démonter quiconque, bastonner les assaillants, voire même les abattre. Je me suis vraiment dit : je vais tuer avec les mots. Et c’est ce que j’ai fait. Je suis devenu venimeux, on se mit à me craindre. J’en retirai un plaisir immense. Je ne m’apercevais pas que je devenais, oui, un orfèvre des mots pierreux et un agitateur habile du verbe (du moins dans ces conditions-là), mais aussi un être emmuré par les mots qui l’ont si bien défendu. Il faudra l’École nationale de théâtre, la psychanalyse et l’amour pour me faire resurgir en plein air, sans blindage, déboulonné des mots, juste accompagné par eux, sans en forcer le sens. Ça, c’est une autre histoire. Ce qui nous intéresse, c’est (e). La langue dans (e) est cette langue de résistance. Une langue qui cherche à s’élever par tous les moyens, quitte à flirter avec la banalité. Elle cherche à s’élever comme son personnage principal qui ignore comment être un homme, mais qui y parvient tout de même, à travers l’amour inconditionnel. La langue dans (e) est indissociable du personnage principal ; elle est le principal instrument de survie.</p>
<p>Je lisais un pré-papier d’Alexandre Vigneault la saison dernière, et je suis tombé sur une savante citation de la professeure de sociologie Madeleine Pastinelli qui a résonné très fort en moi. «L&#8217;identité est contextuelle, elle varie selon les interactions». Même si cette citation parlait de tout autre chose, notamment du subversif et fascinant Ishow, je ne saurais mieux dire en parlant de l’identité sexuelle du personnage principal, innommé, de (e). Au fil de ses rencontres, et en carence absolue de modèles, son identité s’adapte, par désir certes, mais trop souvent par survie. Dans (e), la Mère dit que «les hommes sont des concessionnaires ou des gynécologues». Quand le téléroman <em>Les Machos</em> devient la référence de ce qu’est «être un homme», c’est peut-être parce que rien ne va plus&#8230;</p>
<p>Venez donc voir et en parler avec nous, à partir du 7 mai jusqu’au 25 mai à la salle Jean-Claude Germain.</p>
<p>-Dany Boudreault</p>
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		<item>
		<title>Du Yukon à Paris</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Apr 2013 20:47:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Théâtre d'Aujourd'hui</dc:creator>
				<category><![CDATA[Scène]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que les représentations de Yukonstyle de Sarah Berthiaume commencent le 9 avril au Théâtre d’Aujourd’hui, la pièce est déjà en représentation au Théâtre de la Colline à Paris. En attendant la première montréalaise, Sarah Berthiaume s’est rendue à Paris et nous fait part de ses impressions, ses angoisses et ses émotions lors de cette première.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/04/yukostyle.jpg" ><img class="alignnone size-full wp-image-175" title="yukostyle" src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/04/yukostyle.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a></p>
<p><em>Alors que les représentations de Yukonstyle de Sarah Berthiaume commencent le 9 avril au Théâtre d’Aujourd’hui, la pièce est déjà en représentation au Théâtre de la Colline à Paris. En attendant la première montréalaise, Sarah Berthiaume s’est rendue à Paris et nous fait part de ses impressions, ses angoisses et ses émotions lors de cette première. </em></p>
<p>20h30. Théâtre national de la Colline. Paris.</p>
<p>Je traîne dans le hall avec ma jolie robe et mon stress historique.</p>
<p>Dans une demi-heure, ça y est. Dans une demi-heure, <em>Yukonstyle</em> sera créé à la Colline, devant un public de critiques, d’abonnés et de gens de théâtre que je ne connais pas.</p>
<p>Je n’ai pas mangé de la journée. J’ai bu du café pour me réveiller, puis du vin pour me calmer, puis de l’eau, pour m’occuper.</p>
<p>Je. Suis. Terrifiée.</p>
<p>Par quoi, je ne le sais pas, exactement. J’ai peur que les gens n’aiment pas. Ne comprennent pas. J’ai peur que ma langue québécoise les rebute. J’ai peur qu’ils aient des attentes démesurées. J’ai peur des critiques. Des problèmes techniques. Des gens qui sortent.</p>
<p>Je ne sais plus où me mettre.</p>
<p>C’est une chose bizarre avec le métier d’auteure de théâtre: au moment fatidique, les choses ne relèvent absolument plus de notre contrôle. On est là, impuissante, à sourire, à se ronger les ongles, à espérer. On est toute entière tournée vers le regard des autres, alors qu’on a passé tant de temps lovée dans son regard à soi, entortillée autour de ses idées, ses mots, ses silences; ceux-là même qu’on a inventés, travaillés, polis, couvés. Maintenant, il faut les donner en pâture au regard des autres. C’est un acte grisant et impudique. Magnifique, mais violent.</p>
<p>Je plonge ma main dans mon sac et touche du bout des doigts les cadeaux de première qu’on m’a donnés pour me porter chance.</p>
<p>-une pâtisserie japonaise en forme de coquillage</p>
<p>-une photo des Moldy peaches</p>
<p>-un petit lynx en caoutchouc</p>
<p>Je mange la pâtisserie en relisant quelques textos montréalais scatologiques et bienveillants. «Merde, merde, merde, merde, merde.»</p>
<p>J’entre dans les loges pour répandre ma ration d’engrais sur l’équipe, moi aussi.</p>
<p>«Merde, merde, merde, merde, merde.»</p>
<p>J’embrasse Célie, la metteure en scène. Puis, les comédiens. Ils me reparlent de la photo de répète qu’ils ont vu sur Facebook: celle où on peut voir les quatre acteurs montréalais assis côté à côte sur le divan. Ils trouvent ça drôle. Ils évoquent tous une impression étrange: le sentiment d’avoir un double de l’autre côté de l’Atlantique. Comme si le vrai personnage existait, là-bas, au loin. Comme s’il avait une vie propre qui leur échappait.</p>
<p>Je pense à l’équipe montréalaise qui entre en salle, en ce moment même, sur la grande scène du Théâtre d’Aujourd’hui. Je sais qu’ils pensent à moi, à nous. Et je pense à eux. Et tout le monde pense à tout le monde et je me dis que ça crée peut-être un réseau d’ondes spéciales par-dessus l’océan, comme des fils jaunes brûlants tendus entre nos corps et nos esprits fébriles.</p>
<p>Je sors des loges alors qu’un signal retentit pour inviter les spectateurs à gagner leur siège.</p>
<p>Je m’assois dans le noir de la salle.</p>
<p>Et là, je pense aux gens que j’ai rencontrés là-bas, sur le chemin du Yukon. Les vrais de vrais, ceux qui ont inspiré mes personnages. Ceux qui ne pensent pas du tout à moi en ce moment. Ceux qui m’ont sans doute oubliée dans l’heure suivant notre rencontre. Ils sont très loin de se douter que quelque part à Paris, un comédien s’applique à dire les mots qu’ils ont prononcés une nuit de printemps 2008 dans un autobus entre Régina et Dawson Creek. Ils sont très loin de soupçonner que quelque part, à Montréal, une comédienne s’approprie un de leurs souvenirs et se laisse émouvoir par lui. J’aime cette idée. J’aime que des gens puissent devenir une pièce, un poème, une peinture à leur insu, et laisser des traces dont ils ne soupçonnent pas l’existence. J’aime que les gens soient parfois des muses insouciantes qui continuent leur chemin sans avoir conscience des fils brûlants mais invisibles qu’ils tendent derrière eux, du sens que ça peut avoir pour les autres.</p>
<p>Et juste avant que le noir se fasse dans la salle, juste avant que le régisseur envoie son premier cue et que les comédiens entrent en scène, je me dis que c’est tout de même beau, que tant de gens se mobilisent pour faire vivre une histoire. Je me dis que je suis contente d’exister dans un monde qui permet encore ça.</p>
<p>Et le noir se fait.</p>
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		<item>
		<title>« C’est du bonbon à jouer »</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Apr 2013 21:31:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Théâtre d'Aujourd'hui</dc:creator>
				<category><![CDATA[Scène]]></category>

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		<description><![CDATA[L’équipe de la pièce <em>Yukonstyle </em>se prête au jeu de l’entrevue. L’auteure Sarah Berthiaume vous présente son texte, son écriture et ses inspirations. Le metteur en scène Martin Faucher et les comédiens Sophie Desmarais et Vincent Fafard s’expriment sur le bonheur de s’approprier les mots de Sarah Berthiaume, qui joue sur plusieurs registres de langues, du familier au poétique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/04/yukonstyle.jpg" ><img class="alignnone size-full wp-image-173" title="yukonstyle" src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/04/yukonstyle.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a></p>
<p>L’équipe de la pièce <em>Yukonstyle </em>se prête au jeu de l’entrevue. L’auteure Sarah Berthiaume vous présente son texte, son écriture et ses inspirations. Le metteur en scène Martin Faucher et les comédiens Sophie Desmarais et Vincent Fafard s’expriment sur le bonheur de s’approprier les mots de Sarah Berthiaume, qui joue sur plusieurs registres de langues, du familier au poétique. Comme le dit Sophie Desmarais, un texte comme celui-ci,  « c’est du bonbon à jouer ». Grâce aux extraits de texte, entrevues, photos de répétition et photos du Yukon, laissez-vous envahir par l’immensité et l’intensité du Yukon.</p>
<p>Yukonstyle, à voir du 9 avril au 4 mai au Théâtre d’Aujourd’hui.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/gSmtSyQY4Mw" frameborder="0" width="600" height="338"></iframe></p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/U5R5Kdak394" frameborder="0" width="600" height="338"></iframe></p>
<p><a href="http://www.theatredaujourdhui.qc.ca/yukonstyle"  target="_blank">http://www.theatredaujourdhui.qc.ca/yukonstyle</a></p>
]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>En répétition : Yukonstyle</title>
		<link>http://voir.ca/theatredaujourdhui/2013/03/28/en-repetition-yukonstyle/</link>
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		<pubDate>Thu, 28 Mar 2013 18:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Théâtre d'Aujourd'hui</dc:creator>
				<category><![CDATA[Scène]]></category>

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		<description><![CDATA[L’équipe de Yukonstyle de Sarah Berthiaume a investi la salle de répétition du Théâtre d’Aujourd’hui. Sophie Desmarais, Vincent Fafard, Cynthia Wu-Maheux et Gérald Gagnon travaillent sous la direction de Martin Faucher. Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir l’ambiance de cette pièce intense grâce à une sélection de photos de répétition.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’équipe de Yukonstyle de Sarah Berthiaume a investi la salle de répétition du Théâtre d’Aujourd’hui. Sophie Desmarais, Vincent Fafard, Cynthia Wu-Maheux et Gérald Gagnon travaillent sous la direction de Martin Faucher. Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir l’ambiance de cette pièce intense grâce à une sélection de photos de répétition.</p>
<p>Yukonstyle, à voir du 9 avril au 4 mai dans la salle principale.</p>
<p>Photos Valérie Remise.</p>
<div class="voir-slideshow"><h4>Galerie</h4><ul><li style="clear:left;margin-left:0;"><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7199.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7199-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style=""><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7185.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7185-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style=""><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7177.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7177-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style=""><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7170.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7170-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style="clear:left;margin-left:0;"><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7162.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7162-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style=""><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7154n.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7154n-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style=""><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7114.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7114-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style=""><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7110.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7110-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style="clear:left;margin-left:0;"><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7068.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7068-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style=""><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7061.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7061-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style=""><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7057.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7057-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style=""><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7046.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7046-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style="clear:left;margin-left:0;"><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7044.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7044-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style=""><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7024.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7024-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style=""><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7004.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7004-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style=""><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC6986n.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC6986n-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style="clear:left;margin-left:0;"><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC6970.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC6970-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style=""><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC6916.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC6916-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style=""><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7195.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC7195-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li></ul><div class="clear"></div></div><script type="text/javascript">$(".fancybox").fancybox();</script>
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	</item>
		<item>
		<title>Marie-Ève Perron : portrait</title>
		<link>http://voir.ca/theatredaujourdhui/2013/03/27/gars-de-marie-eve-perron/</link>
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		<pubDate>Wed, 27 Mar 2013 22:02:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Théâtre d'Aujourd'hui</dc:creator>
				<category><![CDATA[Scène]]></category>

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		<description><![CDATA[À 33ans, Marie-Ève Perron est auteure, metteure en scène et interprète. Partageant son temps entre la France et le Québec depuis sa sortie du Conservatoire d’art dramatique de Montréal, elle présentera, du 19 mars au 6 avril prochain, à la Salle Jean-Claude Germain du Théâtre d’Aujourd’hui, la création de son dernier spectacle solo, GARS, dont elle signe le texte, l’interprétation et la mise en scène.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/portrait.jpg" ><img class="alignnone size-full wp-image-144" title="portrait" src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/portrait.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a></p>
<p>À 33ans, Marie-Ève Perron est auteure, metteure en scène et interprète. Partageant son temps entre la France et le Québec depuis sa sortie du Conservatoire d’art dramatique de Montréal, elle présentera, du 19 mars au 6 avril prochain, à la Salle Jean-Claude Germain du Théâtre d’Aujourd’hui, la création de son dernier spectacle solo, <strong><em>GARS</em></strong>, dont elle signe le texte, l’interprétation et la mise en scène.</p>
<div id="attachment_145" class="wp-caption alignnone" style="width: 610px"><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/Foret.jpg" ><img class="size-full wp-image-145" style="border: 0pt none; margin-left: 0px; margin-right: 10px;" title="Foret" src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/Foret.jpg" alt="" width="600" height="" /></a><p class="wp-caption-text">Marie-Ève Perron Forêt, Wajdi Mouawad | Crédit photo Jean-Louis Fernandez</p></div>
<p>En 2001, après l’obtention d’un baccalauréat en Communication à l’UQAM, elle entre au Conservatoire d’Art dramatique de Montréal. Dès sa sortie, en 2004, elle travaille sous la direction de Frédéric Blanchette pour la reprise du spectacle <strong><em>GESTION DE LA RESSOURCE HUMAINE</em></strong>, de François Létourneau, à la Salle Fred-Barry. Elle enchaîne ensuite avec la pièce <strong><em>FORCES</em></strong> d’August Stramm, présenté au Théâtre du Quat’sous et mis en scène par Stanislas Nordey, metteur en scène français alors invité, ainsi que toute son équipe, par le théâtre. Elle est alors contactée par l’auteur et metteur en scène Wajdi Mouawad qui lui propose d’être de l’aventure du spectacle <strong><em>FORÊTS</em></strong>, dont il signe le texte et la mise en scène. Pour ce spectacle, créé et joué plus de deux cent trente fois, autant en France qu’au Québec, elle incarne le personnage de LOUP, la jeune adolescente-rebelle.</p>
<div id="attachment_146" class="wp-caption alignnone" style="width: 624px"><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/des-femmes.jpg" ><img class="size-full wp-image-146" title="des-femmes" src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/des-femmes.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">Marie-Ève Perron Des Femmes, Wajdi Mouawad Crédit photo Jean-Louis Fernandez</p></div>
<p>De ce premier spectacle suivra une longue et riche collaboration de plus de sept ans, avec l’auteur et metteur en scène Wajdi Mouawad. Elle incarnera JOSÉPHINE, la fille-aux-bottins-téléphoniques, dans la recréation de <strong><em>LITTORAL</em></strong> en 2009. De fait, elle est Loup et Joséphine dans l’aventure <strong><em>LE SANG DES PROMESSES</em></strong> (spectacle de douze heures réunissant Littoral-Incendies-Forêts), notamment présenté en 2009, à la Cour d’Honneur du Palais des Papes, dans le cadre du Festival d’Avignon, pour quatre mémorables nuits. Elle incarne ensuite le rôle du CORYPHÉE, dans le spectacle <strong>DES FEMMES</strong>, créé et présenté en France et au Québec, réunissant trois pièces de Sophocle (Les Trachiniennes, Antigone, Électre)</p>
<p>Parallèlement, en 2008, elle signe le texte et l’interprétation de son premier spectacle solo, <strong><em>MARION FAIT MAISON</em></strong>, d’abord présenté sous le titre <strong><em>LA SOIRÉE DE LA DINDE</em></strong>, dans le cadre des Contes Urbains, au Théâtre de la Licorne de Montréal. Le spectacle traverse ensuite l’océan pour être joué à Paris, au théâtre Ciné13, puis au Théâtre 71 de Malakoff. Elle signe également la mise en scène du spectacle LE BAISER, de-et-avec Valérie Puech. À la télévision française, elle incarne le personnage de CATHY-CASSES-COUILLES (alias LYNE-LA-PAS-FINE) dans l’adaptation de la série québécoise <strong><em>LES INVINCIBLES</em></strong>, qui fut diffusée sur la chaîne ARTE. Au printemps 2012, elle est de la distribution du spectacle <strong><em>LE TORTICOLIS DE LA GIRAFE</em></strong>, présenté à Paris, au Théâtre du Rond-Point, et mis en scène par Justine Heynemann.</p>
<div id="attachment_147" class="wp-caption alignnone" style="width: 624px"><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/invincibles.jpg" ><img class="size-full wp-image-147" title="invincibles" src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/invincibles.jpg" alt="Marie-Ève Perron Les Invincibles, Francois Létourneau et Jean-Francois Rivard Crédit MakingProd/ Benoit Linder" width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">Marie-Ève Perron Les Invincibles, Francois Létourneau et Jean-Francois Rivard Crédit MakingProd/ Benoit Linder</p></div>
<p>Désireuse de s’engager et poursuivre dans cette voie qu’elle souhaitait développer depuis plusieurs années, soit celle de créer ses spectacles en tant qu’auteure, metteure en scène et/ou interprète, elle fonde sa compagnie Fille/de/Personne. Reflet de son parcours, persuadée de la force, de la qualité et des richesses découlant de partenariats artistiques entre gens issus de cultures différentes, la compagnie se donne pour mandat de développer, de produire et de diffuser des projets théâtraux initiés tant au Québec qu&#8217;en France, menés par des équipes métissées où se côtoient artistes, créateurs et techniciens issus des territoires français et québécois.</p>
<p><a href="http://www.theatredaujourdhui.qc.ca/gars"  target="_blank"><em>Gars</em> de Marie-Ève Perron, jusqu’au 6 avril 2013 dans la salle Jean-Claude Germain.</a><br />
Théâtre d’Aujourd’hui, 3900, rue Saint-Denis, Montréal, billetterie : 514 282-3900</p>
<div class="voir-slideshow"><h4>Galerie</h4><ul><li style="clear:left;margin-left:0;"><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/end-1.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/end-1-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style=""><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/end-2.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/end-2-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style=""><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/end-3.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/end-3-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li><li style=""><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/end-4.jpg" class="fancybox"  rel="slideshow" ><img src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/end-4-150x99.jpg" width="150" height="99" alt="" /></a></li></ul><div class="clear"></div></div><script type="text/javascript">$(".fancybox").fancybox();</script>
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		<image>http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/portrait-428x285.jpg</image>
	</item>
		<item>
		<title>La confusion est ma méthode</title>
		<link>http://voir.ca/theatredaujourdhui/2013/03/06/la-confusion-est-ma-methode/</link>
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		<pubDate>Wed, 06 Mar 2013 22:18:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Théâtre d'Aujourd'hui</dc:creator>
				<category><![CDATA[Scène]]></category>

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		<description><![CDATA[«Il y a pas un café un peu art déco, près de je sais plus quelle rue ?» La question, posée par Charles, le père du protagoniste de Furieux et désespérés, provoque le rire des spectateurs.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC6147.jpg" ><img class="alignnone size-full wp-image-118" title="Furieux et désespérés" src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/03/DSC6147.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a></p>
<p>«Il y a pas un café un peu art déco, près de je sais plus quelle rue ?» La question, posée par Charles, le père du protagoniste de <em>Furieux et désespérés</em>, provoque le rire des spectateurs. Resté au Québec, ce personnage se contente de revisiter son pays d’origine en accompagnant son fils au téléphone. Peu importe l’imprécision de la question, Mathieu sait de quel endroit parle Charles, rappelant du coup aux spectateurs encore amusés que même si le flou a mauvaise presse par ici, il s’agit, dans certaines circonstances, d’un formidable outil d’appréhension du monde.</p>
<p>On sous-estime les vertus de la confusion. Car peu importe qu’il y ait 9000 kilomètres de distance entre Montréal et Le Caire et que Farouk  ait perdu le pouvoir 60 ans avant Jean Charest : pour des écrivains comme Kemeid et moi, la nécessité, qu’elle soit biographique, littéraire ou politique superpose les espaces comme les époques et produit le genre d’enchevêtrements dont <em>Furieux et désespérés</em> regorgent.</p>
<p>Vous penserez à ça devant la mémorable sorcière en gougoune incarnée par Pascale Montpetit, Pythie dont la transe nous ramène deux cents ans en arrière, quand l’ancêtre de Mathieu apprend à son village natal la mort de Napoléon (Naboulion mat !) ou à quand Champollion en personne, à la fin de la pièce, indique au protagoniste la direction à suivre pour retrouver Nora.</p>
<p>Gardez aussi en tête que c’est ce flou qui complique singulièrement les relations entre des personnages pourtant réunis dans la détresse : comment ne pas être troublé par la réponse du père lorsque Mathieu, toujours au téléphone, lui demande de l’aide pour libérer Éryan, victime de la répression lors du printemps arabe, et que ce même père répond : «Tu veux que je libère un de ceux qui nous ont fait fuir ?». Kemeid rappelle qu’au royaume de la souffrance, tout est à égale distance.</p>
<p>Je pose à la question : comment se sortir d’une telle impasse ? En refusant l’héritage de haine qu’imposent parfois les parents (Nora : «tu m’énerves avec ton passé») quitte à se faire apôtre de la dénégation ? En refusant l’intensité de l’engagement en se résignant soit à fuir, soit à se complaire dans l’apathie (Nadia, à propos des manifestants : «s’ils se tenaient tranquilles nous n’en serions pas là.») ?</p>
<p>Je ne sais pas. Mais je sens qu’il faut continuer à s’approprier ces histoires qui ne sont pas tout à fait les nôtres, même si cela implique de faire encore plus de mélanges. Une phrase de Nora, la troublante révolutionnaire qui emprunte les traits d’Émilie Bibeau, exprime le dilemme auquel fait face l’écrivain qui décide de s’engager sur le confondant chemin des politiques de la littérature : «je préfère courir plutôt que de décrire la course».</p>
<p>Il vous reste encore dix jours pour attraper <em>Furieux et desespérés</em>.</p>
<p align="right">Alain Farah</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Mot d&#8217;Olivier Kemeid</title>
		<link>http://voir.ca/theatredaujourdhui/2013/02/13/mot-du-metteur-en-scene-olivier-kemeid/</link>
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		<pubDate>Wed, 13 Feb 2013 18:21:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Théâtre d'Aujourd'hui</dc:creator>
				<category><![CDATA[Scène]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2008, je suis allé en Égypte pour la première fois de ma vie. J’ai pu rencontrer les très rares membres de ma famille qui ne se sont pas exilés lors de la Révolution de 1952.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/02/olivier614.jpg" ><img class="alignnone size-medium wp-image-115" title="olivier614" src="http://voir.ca/theatredaujourdhui/files/2013/02/olivier614-428x285.jpg" alt="" width="428" height="285" /></a></p>
<p>En 2008, je suis allé en Égypte pour la première fois de ma vie. J’ai pu rencontrer les très rares membres de ma famille qui ne se sont pas exilés lors de la Révolution de 1952. Chrétiens francophones du Moyen-Orient depuis des générations, les Kemeid qui sont restés ont vécu la transition d’un ancien monde aristocratique, dominé par les forces impériales européennes, à un nouvel ordre nationaliste, autonomiste, détaché de l’Europe. Je suis allé chez Béatrice Kemeid, rue Talaat Harb, anciennement rue Soliman Pacha. À deux pas de l’immeuble Yacoubian, rendu célèbre par l’auteur Alaa El Aswany, qui en fit un roman visionnaire sur l’avenir obstrué des jeunes Égyptiens. Oui, à quelques encablures de la Place Tahrir, un écrivain armé de ses seuls mots décrivait avec fureur le prochain effondrement de sa nation, recueillant ses articles dans un ouvrage prophétique qu’il nommera <em>Pourquoi les Égyptiens ne se révoltent-ils pas?</em></p>
<p>Béatrice habite l’appartement où mon père est né. Un appartement que mon père a quitté avec sa famille quand il avait six ans, et qu’il n’a jamais revu. Pas plus qu’il n’a revu sa ville, son pays, sa famille qui est restée. Béatrice m’a parlé des difficultés de la vie quotidienne au Caire, des nombreuses fois où la guerre civile a failli éclater à nouveau, de la peur de revivre les événements tragiques du Grand Incendie de 1952. Elle m’a dit qu’elle a pensé maintes et maintes fois tout abandonner pour nous rejoindre au Québec, mais qu’au-delà des peurs, des envies, des conflits, le cours des jours, comme le Nil qui s’écoulait lentement non loin de là, finissait toujours par regagner son lit. Et dès lors, comment quitter ce soleil ardent?</p>
<p>Trois ans plus tard, cette terre s’est embrasée à nouveau, à la suite d’un élan de fureur et de désespoir sans précédent. Au moment où j’écris ces lignes, le brasier est loin de s’éteindre. Je ne sais pas si la vie reprendra son cours habituel là-bas; je ne sais pas si c’est souhaitable. Je sais seulement une chose : ceux qui partent comme ceux qui restent ne désirent que bien peu… Une vie meilleure, du pain sur la table, un avenir ouvert pour leurs enfants. C’est peu, et c’est tout.</p>
<p>J’aimerais dédier cette pièce à tous ceux qui sont restés, que ce soit par choix, par obligation, par fatalité. À ceux qui y sont présentement, qui luttent pour leurs droits, leur dignité. Qu’ils sachent que nous les entendons, que leurs cris trouvent des échos jusque de l’autre côté des grandes eaux. Que nous ne les oublions pas. Que je ne les oublie plus.</p>
<p>J’aimerais aussi dédier le spectacle à mon père, à ce petit garçon de six ans qu’il fut et que je revois sans cesse dans ses yeux lorsqu’il me parle du pays de son enfance. À ce petit garçon qui est resté là-bas je crois, à tout jamais.</p>
<p>Olivier Kemeid,</p>
<p>Auteur, metteur en scène et directeur artistique de Trois Tristes Tigres.</p>
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		<title>Ici les gens sont un spectacle merveilleux</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Feb 2013 20:03:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Théâtre d'Aujourd'hui</dc:creator>
				<category><![CDATA[Scène]]></category>

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		<description><![CDATA[A l’occasion de la création de Furieux et désespérés d’Olivier Kemeid, le Théâtre d’Aujourd’hui vous propose une série d’entrevues avec comédiens.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l’occasion de la création de <em>Furieux et désespérés</em> d’Olivier Kemeid, le Théâtre d’Aujourd’hui vous propose une série d’entrevues avec comédiens. Dans l’intimité des loges, ils racontent leurs personnages, leurs inspirations et le travail avec Olivier Kemeid. Entre images de répétition et entretiens face caméra, découvrez les dessous de la préparation de cette pièce tant attendue. Les deux premières vidéos déjà en ligne voient Maxime Gaudette et Émilie Bibeau se prêter au jeu. Les autres interprètes suivront, rendez-vous la semaine prochaine ! A suivre également : des photos de répétition et un mot d’Olivier Kemeid.</p>
<p>Spectacle à voir du 19 février au 16 mars dans la salle principale du Théâtre d’Aujourd’hui.</p>
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