28 septembre 2012 17h09 · Théâtre PÀP
Un mot d’auteur (cela pourrait être milles autres).
D’abord il y a la famille. Qui nous brode et nous sculpte et nous tord parfois. Puis, il y a l’amitié, qui nous définit nous sourit nous bénit et que trop souvent on trahit. L’âge adulte arrive et tous prennent leur chemin, pour le meilleur et pour le pire. Il y a les rêves, il y a les amours, il y a les départs. Il y a l’ambition, il y a les regrets, il y a les questions : qui est-ce que je veux être, moi? La bonté réelle existe-t-elle vraiment? L’argent fait-il le bonheur? Qui blâmer, pour toutes ces terribles injustices? Comment vivre sans culpabilité? Serons-nous heureux quand nous cesserons de nous poser des questions? Les questions se suivent et s’empilent, jusqu’à devenir assourdissantes, jusqu’à ce qu’on les fasse taire parce qu’après tout, on a autre chose à faire que de s’écouter respirer, on a des contrats à signer, de l’argent à gagner, des autos à s’acheter! Jusqu’à ce que la vie nous balance une surprise de taille, et qu’on soit forcé de s’arrêter, pour de vrai. Avec Bienveillance, j’ai fait le pari de jeter un regard sans complaisance sur les liens humains, sur la moralité et sur le pardon. J’ai voulu la pièce à l’image de son titre : tendre et ouverte. Puisse notre fable atteindre vos cœurs, car c’est bien là notre objectif.
Et pendant ce temps-là…
Le décor se construit doucement depuis ce mercredi à Espace GO, les ajustements de lumière se font et se défont, les sons se répètent inlassablement jusqu’à trouver la balance parfaite. Les comédiens ajustent leurs costumes, retouchent leurs coiffures, répètent à l’italienne leur texte. Quoique celui-ci doit être maintenant enregistré dans leur patrimoine génétique, ils l’ont joué cet été 30 fois à Carleton-sur-mer, Gaspésie. En parallèle, Claude, Fanny, Patrice et Dany se livrent aux journalistes pour des entrevues radio (ici), télé (bientôt) et papier (ce samedi, à découvrir dans la Presse et Le Devoir).
Explorer son univers.
Non seulement, vous pourrez découvrir cette dernière pièce bientôt sur la scène du théâtre, mais vous pourrez aussi repartir avec le livre (il est édité aux éditions Leméac). Bientôt, très bientôt, ce sont les éditions La Pastèque qui publieront un livre pour enfants Jane, le renard et moi (disponible à la fin du mois d’octobre).
Pleins d’impatience ? Vous pourriez aller du côté de Nouveau Projet qui, dans son numéro 2 (NP02), a laissé aller la plume de Fanny dans un essai lyrique, intitulé Faux-self mon amour.
Vous ne connaissiez pas Fanny Britt avant d’arriver ici ?
Originaire d’Abitibi, Fanny Britt a grandi à Montréal. Après sa sortie de l’École nationale de théâtre du Canada en écriture dramatique, en 2001, elle se met à la traduction (une vingtaine de pièces traduites à ce jour, dont des pièces de Martin McDonagh, John Mighton, Neil LaBute et Dennis Kelly) et à l’écriture.
La création de sa première pièce, Honey Pie, en 2003 à Espace Libre, marque sa rencontre artistique avec Claude Poissant. Ils se retrouveront à l’automne 2006, quand le Théâtre PÀP et La Bordée produiront sa pièce Couche avec moi (c’est l’hiver), dans une mise en scène de Geoffrey Gaquère.
Plus récemment, dans le cadre de sa résidence au Théâtre d’Aujourd’hui, ses pièces Hôtel Pacifique et Enquête sur le pire ont été créées à la salle Jean-Claude-Germain, respectivement en mars 2009 et en avril 2010, dans une mise en scène de Geoffrey Gaquère. Sa pièce Chaque jour, mise en scène par Denis Bernard, ouvrait la saison de la nouvelle Licorne en octobre 2011.



















J’aimerais beaucoup voir cette pièce pour voir le travail d’une auteure québécoise !!!
Impatiente de découvrir Fanny Britt au théâtre!
La Bienveillance de cette auteure d’ici m’intrigue! J’explorerais son univers avec joie.
Je veux être gâtée de vivre un moment avec l’écriture de Fanny, que je trouve vraie, profonde, intelligente et confrontante (la femme autant que la plume!), et qui plus est en compagnie de ma fille adolescente pour la lui faire découvrir.