23 octobre 2012 15h18 · Théâtre PÀP
Par Patrice Dubois.
Nous voulions questionner les différences entre la région et la ville, la 132 et le boulevard St-Laurent en créant Bienveillance. Nous voulions interroger ces publics réputés si différents ; provoquer les estivants et dérider les hivernants. À mi-chemin du parcours montréalais et après six semaines passées dans la Baie-des-chaleurs, que pouvons-nous dire sur ces intentions de départ? Ces questionnements sont-ils futiles ou utiles?
Y a-t-il un si grand fossé entre les mentalités? Y a-t-il plusieurs Québec(s) sur le territoire du Québec? Notre appartenance au patrimoine, notre attachement aux traditions, nos croyances populaires et notre vision de l’avenir sont-elles si différentes dans la grande ville et au village?
Une partie de la réponse est, que si on raconte une bonne histoire, les gens de partout seront touchés, émus, heureux. L’autre partie de la réponse semble plus complexe. Et s’y oppose une condition : il ne faut pas (trop) que les formes narrative, théâtrale et esthétique n’entravent la lecture de cette « bonne histoire ».
Cet aspect de la réponse touche peut-être à des choix politiques et sociaux que nous n’avons pas faits au fil des ans en matière d’éducation et de culture. Ce qui a contribué à affaiblir, partout dans le Québec (ville, campagne, village, quartier riche, quartier pauvre), la capacité des spectateurs de lire les œuvres, d’en interpréter les esthétiques, d’apprécier la teneur complexe de certains travaux artistiques, de se positionner comme citoyens devant ces œuvres et d’être capable d’embrasser des visions singulières sans condamner l’art dans son ensemble (théâtre, danse ou peinture).
Il ne doit par reposer sur les seules épaules des artistes d’aiguiser les sens, d‘éduquer, d’aider à regarder. Les maîtres, les professeurs, les éducateurs, les diffuseurs spécialisés, les distributeurs de films, les libraires ; tout ce beau monde doit mettre l’épaule à la roue pour éclairer la route de ceux et celles qui doivent la marcher pour avancer jusqu’à demain.
Il ne reste plus que 5 représentations pour voir Bienveillance. Ne ratez pas cette occasion!
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Ce qu’ils en disent
«Le rire et la fantaisie du texte sont honorés par la mise en scène de Claude Poissant qui marie le réalisme à un joyeux onirisme.» Elsa Pépin – Voir
« Les premières minutes de Bienveillance, la nouvelle pièce de Fanny Britt mise en scène par Claude Poissant, constituent une pure merveille d’humour et de poésie, dans l’écriture comme dans l’interprétation. » Alexandre Cadieux – Le Devoir
« Son texte est d’une extrême habileté, à la fois dur, drôle et sensible. Il fait de multiples détours sans éviter le fond des choses et est habité par des acteurs d’une grande justesse, parfois jusque dans l’exagération. » La Presse – Alexandre Vigneault
« Chapeau à Claude Poissant d’avoir su guider ses acteurs sur la partition toute particulière de la musicienne des mots qu’est Fanny Britt. À un moment où à un autre, les Dubois et Michaud, Sylvie De Morais, Louise Laprade et Christian E. Roy réussissent à se démarquer en nous émouvant ou en nous déridant. » Patwhite.com – Samuel Larochelle
« Ces moments de bonheur littéraire sont amplifiés par l’excellente prestation de Patrice Dubois, qui endosse avec subtilité la peau de cet avocat carriériste et prospère dont les prises de conscience n’auront pas l’effet que l’on attend. » Revue Jeu – Aurélie Olivier
« Fanny Britt signe un texte truculent, mêlant le drame et l’humour dans une riche alchimie que Claude Poissant a su mettre en scène avec une tendresse palpable. Et ce texte est servi par une distribution sans fausse note : Louise Laprade et Patrice Dubois forment un duo mère-fils formidable. » Montheatre.qc.ca – Daphné Batalon
« Fanny Britt est toujours la reine du dialogue sauvagement amusant même lorsqu’il est teinté de désespoir. » Le Huffington Post – Marie-Claire Girard













Quelle présence ! Talent, intelligence, sensibilité, beauté, charisme… hélas! elle est déjà mariée.
Merci Vincent. Vos éloges seront transmis à l’intéressée