Blogue de Tristan Malavoy-Racine Mots croisés RSS
8e Guignolée du Dr Julien
17 décembre 2010 · Divers · Tristan Malavoy-RacineC'est le samedi 18 décembre qu'aura lieu la 8e Guignolée du Dr Julien, qui vise à recueillir des fonds pour la Fondation du Dr Julien et ses deux centres de pédiatrie sociale et communautaire. Le centre nerveux de l'opération sera cette année encore dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, plus précisément au 1600, rue Aylwin, de 7h à 17h. On y verra entre autres Joël Le Bigot et le Père Noël… Cette vaste activité de soutien aux enfants en situation de vulnérabilité s'installe également, pour une deuxième année, dans le quartier Côte-des-Neiges (6555, Chemin de la Côte-des-Neiges), de 9h à 15h, sans compter les équipes qui recueilleront des dons dans les marchés publics Jean-Talon, Maisonneuve et Atwater. Pour plus d'info: http://www.fondationdrjulien.org/.
Concours intercollégial de poésie: les lauréats
29 juin 2010 · Divers · Tristan Malavoy-RacineDepuis quelques années, je diffuse sur ce blogue le poème ayant valu à son auteur le premier prix du Concours intercollégial de poésie, un prix créé par la Fondation lavalloise des lettres dans le but d’encourager l’écriture littéraire chez les étudiants. Cette année, le jury composé de Michel Drainville, Louise Deschênes et Claire Varin a récompensé quatre jeunes poètes, deux étudiants se partageant ex aequo le troisième prix.Devant le niveau tout à fait étonnant de l’ensemble, je les diffuse ici tous les quatre. En y joignant mes plus sincères félicitations. Premier prix L’ÉTAGE INNOMMÉ Ma vie en veilleuseDans les corridors du temps Mes yeux muets ma bouche crevée Corps premier dans ton sillage Mon ventre accroché mes mains éclatées
Si le rapport de force opposant Claude Robinson et les hordes d'avocats de Cinar a tout de la lutte de David contre Goliath, David est maintenant bien épaulé. Des amis de l'illustrateur viennent de lancer le site www.clauderobinson.org, qui a pour vocation de recueillir des dons afin d'aider l'artiste dans son combat devant les tribunaux, mais aussi d'informer le public de ce dossier complexe. Rappelons que l'an dernier, Robinson avait remporté une victoire importante en démontrant que son œuvre Les Aventures de Robinson Curiosité avait fait l'objet de plagiat. Or, les sociétés poursuivies ont porté le jugement en appel et s'évertuent, aux yeux de plusieurs, à faire traîner l'affaire dans le but d'épuiser le créateur, psychologiquement et financièrement. Mais voilà que Robinson n'est plus seul sur son île…
Ouf, la voilà bouclée ma première semaine de rédac chef… Semaine d'émotion, celle de voir partir un prédécesseur que je tiens en haute estime, qui nous manquera mais dont je ne doute pas qu'il continuera de semer à la ronde ses idées, ses intuitions. Bon vent à toi Christophe! Semaine d'enthousiasme et de fierté, durant laquelle j'ai mieux que jamais mesuré le professionnalisme des Manon Dumais, Christian Saint-Pierre, Olivier Robillard-Laveaux, Kathy Béland, Mathilde Singer, Aurore Lehmann, Sébastien Diaz, Patricia Beaulieu et compagnie, de même que des membres de nos autres rédactions à travers le Québec, grande famille aussi attachante que compétente grâce à laquelle nous vous livrons chaque semaine, beau temps mauvais temps, les versions papier et télé de votre hebdo préféré. Semaine de léger vertige, aussi, conscient que je suis d'accepter un job qui a une histoire, faite de coups de gueule et de gestes d'éclat; un poste où il ne suffit pas de remâcher les idées des autres et où le pilotage automatique n'est pas une option. Pour employer une expression à la mode, on appelle ça se mettre en danger. Je me suis rappelé ces derniers jours combien j'avais la main moite et la voix mal [...]
Super Émile. C'est ainsi que j'appelle mon petit bonhomme de six ans. Pour le faire rigoler, parce qu'il est à un âge où les super-héros occupe une place centrale, mais aussi parce que je le trouve souvent super, tout simplement.Eh bien voilà qu'il a pour de bon mérité son titre. Voilà qu'il vaut mieux, pour moi, que tous les super-héros réunis. En 24 heures, tout seul et de son propre chef, Émile a pris le téléphone, appelé grand-papa, grand-maman et à peu près tous les membres de la famille pour amasser des sous destinés aux victimes du séisme en Haïti. Au moment où j'écris ces lignes, il a déjà 165$ à remettre à la Croix-Rouge.Super non?
Il disait à ses amis que selon lui, rien n'était plus absurde que de mourir dans un accident de voiture. C'est pourtant l'absurde fin que la vie lui réservait, le 4 janvier 1960. 50 ans plus tard, Albert Camus fascine toujours. Tandis que certains résument son œuvre (qui compte romans, essais, nouvelles, pièces de théâtre) à deux ou trois titres majeurs, jugeant le reste un peu laborieux ou encore d'une morale facile, d'autres n'hésitent pas à voir le Prix Nobel de littérature 1957 comme l'un des principaux créateurs du XXe siècle. Chose certaine, on le lit encore beaucoup et dans toutes les langues. Pour mieux comprendre et l'homme et l'œuvre, mais aussi l'exigence qu'il s'était imposée d'accorder les deux, je recommande l'incontournable Albert Camus, une vie, la biographie qu'Olivier Todd lui consacrait en 1996. Vivante autant que fouillée, critique autant qu'éprise de son sujet, elle montre bien les ambitions et les paradoxes d'un intellectuel jamais coupé du monde. On y lit par exemple: Charmeur et ombrageux, sincère et théâtral, humble et arrogant, Camus voulait qu'on l'aime. Il y parvint, souvent. Il souhaitait, bien sûr, être compris, mais il n'y [...]
On a tous déjà pensé se tuer. Au moins une fois, au moins une seconde, le temps d'une nuit d'insomnie ou sans arrêt, le temps de toute une vie. On s'est tous imaginé, une fois au moins, s'enfourner une arme à feu dans la bouche, fermer les yeux, décompter les secondes et tirer. On y a tous pensé, à s'expédier dans l'au-delà, ou à s'envoyer six pieds sous terre, ce qui revient au même, d'un coup de feu, bang. Ou encore à en finir sec dans le crac de la pendaison. La vie est parfois insupportable. Ainsi débute Paradis, clef en main, le prochain et dernier livre de Nelly Arcan, dont la maison d'édition Coups de tête, fidèle à ses habitudes, vient de mettre le premier chapitre en ligne. La suite ici. Le roman, dont on mesure aujourd'hui la criante actualité, sera disponible en librairie début novembre.
FIL: à l’an prochain
29 septembre 2009 · Divers · Tristan Malavoy-RacineLa 15e édition du Festival international de la littérature vient de se refermer, une édition anniversaire qui a rencontré toutes les attentes.Durant les derniers jours, j’ai attrapé le très beau dialogue entre Stephan Eicher et son parolier Philippe Djian, anti-spectacle rempli d’inattendu, même pour ses protagonistes, et de touchantes imperfections. Décors quasi inexistants – de grands rideaux rouges derrière, qui resteront sanglés –, lumières pour le moins sobres, enrobage minimal en somme, l’essentiel est au milieu: la conversation de deux vieux amis épris de musique et de poésie, qui reviennent, en anecdotes et en couplets tantôt parlés, tantôt chantés, sur les plus beaux fruits de leur collaboration: Déjeuner en paix, Pas d’ami comme toi, Confettis…Aussi vu, dimanche, l’adaptation scénique du conte de Gilles Vigneault Un cadeau pour Sophie, réalisée par Monique Giroux, entourée pour l’occasion de James Hyndman (narration), Ariane Moffatt, Pierre Flynn, Jessica Vigneault, Martin Léon… Les enfants, ceux de 7 comme de 77 ans, étaient ravis par cette histoire en mots et en musique montrant l’importance de l’amitié, montrant aussi la grande valeur des petites choses. Gilles Vigneault, lui-même sur scène en maître de cérémonie, [...]
FIL: Beaupain, Eicher, Djian, musique des mots
24 septembre 2009 · Divers · Tristan Malavoy-RacineEntendu mardi au Lion d'Or Tout ira bien, cette "histoire pour voix, piano et violoncelle" qui fait entrer en dialogue l'univers romanesque de Kéthévane Davrichewy et les chansons d'Alex Beaupain. Exquis mélange des genres, à la construction pas si simple qu'il n'y paraît, qu'enlumine de manière inspirée l'archet de Valentine Duteil.Ce soir, place au "concert littéraire" de Stephan Eicher et Philippe Djian, dont on dit qu'il nous ouvrent littéralement, et littérairement, les cuisines de leur création. Je fais partie de ceux qui ont usé leurs CDs d'Eicher, dans les années 90; partie aussi de ceux qui considèrent Djian comme l'un des meilleurs écrivains de son temps. Est-ce que j'ai hâte? Ce serait peu dire.
C'est devenu courant, ces clips annonçant la parution d'un livre. Et certains se donnent du mal, comme en témoigne celui concocté pour la promo du nouveau polar de Jean Lemieux, Le mort du chemin des Arsène. Un vrai petit film, voyez un peu…
La chronique de
Tristan Malavoy-Racine
- Ces livres dont nous sommes les héros
- Un Montréal qui s’efface
- Voix d’Amérique et d’ailleurs
- Le fin miel du génie
- Tintin chez les Post-Soviets
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