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J'aurais voulu être une artiste ? Euh ... non, journaliste ! Travaille fort pour que l'on consomme à outrance littérature et cinéma de chez nous. Comme une consommatrice avertie en vaut deux, je suis deux et passe le mot de la littérature québécoise depuis 2005 : www.passemot.blogspot.com

En vrai et en vrac

10 août 2012 · Événement littéraire, langue française, Livres, politique, Vrac · Venise Landry
En vrai et en vrac

Je suis une femme de mots. Je m’arrête aux mots et ils m’arrêtent le temps d’y réfléchir. À commencer par le mot « Vrac » tiré du Néerlandais wrac qui signifie mauvais, mal salé. Aussi bien oublier cette origine du mot, quand on opte pour le « vrac », écologique, économique tout en étant aussi bon que l’empaqueté et étiqueté ! Wikipédia m’apprend également qu’il existe des vraquiers, des navires qui transportent le vrac. La tentation de Venise Vous vous attendez à ce que j’écrive sur des livres auxquels je n’ai pas  succombé ? Détrompez-vous ! Je parle d’une expression. La tentation de Venise signifie la tentation de se consacrer à autre chose, de changer de vie. Quand j’ai appris que l’expression était récente, je me suis sentie moins mal de ne pas la connaître. Elle viendrait du titre d’un livre publié en 1993, que son auteur, Alain Juppé a écrit pendant une traversée du désert, juste avant de devenir ministre des Affaires Étrangères. Il s’interroge sur l’utilité de consacrer sa vie au métier de politicien, alors que bien d’autres choses valent la peine d’être vécues ou considérées. Il y évoque, [...]

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Et si c’était vrai

29 juillet 2012 · Auteur, Écriture, Livres, Réflexion littérature · Venise Landry
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L’autofiction dans le roman n’a jamais été aussi populaire, il en pleut. Au début de cette tendance, on l’affichait clairement, ne serait-ce que par la mention « récit », maintenant, c’est de moins en moins le cas. Pourtant, il y en a autant, sinon plus. On s’appuie sur le fait, que romancée ou fictive, en autant que nous sommes face à une bonne histoire, c’est ce qui importe. J’adhère volontiers à cette assertion. Mais j’ai réalisé dernièrement que la situation peut devenir délicate. J’ai lu un premier roman édité aux Éditions David, Quelque chose comme une odeur de printemps d’Annie-Claude Thériault que j’ai commenté au Passe-Mot de Venise. Le livre est clairement identifié « roman » La quatrième de couverture nous présente l’histoire « Le temps qui passe lui apprendra à voir sa famille sous un autre angle : ses parents sont dévastés, sa sœur a une tête de scientifique et son frère est … schizophrène. Après la mort tragique de ce dernier… J’étais curieuse, comme plusieurs j’imagine le seront, de naviguer avec une famille dont un des membres est schizophrène. Une manière d’arpenter et d’apprivoiser cette maladie qui m’apparait terrible si mal acceptée. J’ai assez aimé le [...]

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Chaque achat de livre a son histoire

18 juillet 2012 · Auteur, Libraires, Librairies, Livres · Venise Landry
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J’ai vraiment fait un bon coup d’entrer à la librairie Monet. Faut dire que c’est toujours Marsi, mon bédéiste préféré qui m’y entraîne. Il est sûr que dans ce lieu, il trouvera l’album de bande dessinée qu’il désire, le choix est faramineux. Bien sûr, j’en profite pour reluquer le présentoir de romans québécois, prenant plaisir à jauger la diversité et la quantité de titres. J’ai vu sur leurs tablettes certains titres québécois sortis depuis six mois, aussi bien dire le grand luxe pour les auteurs qui, assez souvent, voient leurs ouvrages trôner à peine trois mois. Mais il y a des librairies d’exception, et la librairie Monet en est une à Montréal, au même titre que l’est la librairie Vaugeois à Québec. Je trouve difficile de mettre les pieds dans une librairie. Un genre de gageure que de feuilleter, lire les quatrièmes, dévorer les extraits de commentaires (les libraires en glisse dans certains volumes) et ne RIEN acheter. Ma promesse de lire, le plus tôt possible, certains auteurs dont leurs titres me sont offerts par la maison d’édition, me retient fermement. Encore plus quand on m’a déjà proposé le titre que je tiens en mes mains [...]

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Qui est cet énergumène de Brathwaite ?

13 juillet 2012 · biographie, Humour, Livres, Musique, Scène, Télévision · Venise Landry

Comment travailler comme un nègre sans se fatiguer, est le sous-titre choisi par Normand Brathwaite. Cela en dit long sur la personne …. Isabelle Massé en dit encore plus long. Rarement maintenant je lis des biographies, celle-ci sera mon exception, jusqu’à la prochaine. Pourquoi ? Parce que j’aime Normand Brathwaite, ça pourrait être aussi simple que ça. Cette manière de parler de ses sentiments, sans pudeur, ne camouflant pas sa vulnérabilité, ça me plait. Mais si ce n’était que ça. Je suis intriguée, depuis longue date, par le paradoxe  que je sens en lui. Je n’arrivais pas à mettre le doigt sur ce tiraillement, me voilà mieux située. Son métier exige de lui d’être extraverti, quand sa nature le porte à l’introversion, delà un pressant besoin de se s’éloigner des autres et se reprocher des siens pour recharger son énergie. Sa générosité, hors du commun, flirte avec la reconnaissance, valeur qui l’a d’ailleurs convaincu d’accepter que la journaliste, Isabelle Massé écrive cette biographie, parce qu’au départ, il n’en était pas question. À Tout le monde en parle, on peut entendre et voir pourquoi il s’est laissé convaincre. Ma lecture m’a apportée beaucoup plus qu’escompté. Quand on aime [...]

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Plusieurs mains sur le volant

29 mai 2012 · Actualité, Art de vivre, Humeur, politique, Société · Venise Landry
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Plusieurs mains sur le volant

Mon doux que nous sommes un peuple créatif ! Je n’en reviens tout simplement pas. Faut croire que ça faisait longtemps que l’on se taisait, encaissait et ruminait. Et ça parait aujourd’hui ! On se traitait d’indifférent, d’endormi, de désabusé même. Tout revenant du pareil au même, la scène politique n’étant pas drôle, trop de personnages y jouant de mauvais rôles. Notre espoir, atteint d’une maladie mystérieuse, nos voix couvertes d’un silence indifférent, les hommes de parole, Fred Pellerin ou Emmanuel Bilodeau, entre autres, questionnaient : Où est le projet de société qui va faire résonner nos voix ? Où s’est enfuit notre passion ? Où est l’homme qui va nous rallier ? Je défie la personne qui aurait pu prédire que cet homme serait Jean Charest ! Il en est pourtant l’initiateur par son intervention de père qui pallie son absence et son entêtement, par un excès d’autorité. Son silence nous anime. Si on s’y arrête deux minutes, particulièrement depuis la loi 78, plus il se tait, et plus le peuple se surpasse en expressions créatives. On lui doit une fière [...]

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La paix sociale

21 mai 2012 · Actualité, Humeur, politique, Société · Venise Landry
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La paix sociale

Depuis la loi78, deux mots martèlent les parois de mon crâne : paix sociale. Paix sociale, mots prononcés par un premier ministre, sur le ton (se voulant) bienveillant du père excédé qui veut protéger sa grosse famille de la turbulence d’un petit groupe d’indisciplinés. Parce que le papa bienveillant, et excédé, s’est absenté de la « maison » longtemps et pendant son absence, les enfants ont pris des libertés – parce qu’ils se sentaient abandonnés dans leurs demandes. Pour redresser la situation causée par son absence, il décide de serrer la vis, griffonnant rapidement sur la table de cuisine de nouvelles règles strictes et restrictives. Comme il prévoit prolonger son absence (il est bien occupé !), il confie la garde de sa grosse famille à la police. Déléguer son pouvoir à la police, pourquoi pas. C’est connu, on a longtemps fait peur aux enfants avec le spectre de la police. L’idée dans la tête de « l’Élu » est de retrouver la paix. Sa paix. Et on sait combien les parents aiment avoir la paix ! C’est mon scénario, un peu loufoque je l’avoue, mais ce qui l’est moins est que [...]

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La Romance des ogres

18 mai 2012 · Auteur, Livres, politique, Société · Venise Landry
La Romance des ogres

La vie continue et je n’abandonne pas ma mission de parler de la littérature québécoise. Par contre, permettez-moi cet encart : Plus de cinq professeurs de droit et une dizaine d’avocats, mandatés par les fédérations étudiantes collégiale et universitaire, ont travaillé sans relâche cette nuit (17 mai) et continueront aujourd’hui (18 mai), aux côtés de l’équipe de la Clinique juridique Juripop et de Me Félix-Antoine Dumais-Michaud, afin d’être en mesure de s’adresser rapidement aux tribunaux suivant l’adoption de la loi spéciale. Chaque citoyen est également invité à prendre part à cette vaste contestation par l’entremise du site Internet : www.loi78.com La Romance des ogres – Premier roman de Stéphane Choquette Comment rendre avec justesse un roman qui se déploie généreusement (491 p), assez audacieux pour voguer du passé au présent, de la réalité à la fiction et ce, y intercalant correspondance, fable et roman ? En constatant qu’un des personnages centraux était une écrivaine, j’appréhendais ma lecture, pour la surabondance de premiers romans développant ce thème. Quelle agréable surprise ce fut alors d’être happée malgré, mais peut-être grâce, à certains égarements qui entretenaient mon qui-vive. Persistait la sensation d’errer sous [...]

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Avoir su, j’aurais gagé !

14 mai 2012 · Auteur, Information, Livres, Prix littéraires · Venise Landry
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J’ai misé sur le bon ! Sur les cinq finalistes du Prix des Libraires, pas plus tard que dans mon billet d’hier, L’heure du choix : Prix des libraires, je donnais gagnant Arvida de Samuel Archibald. Pourquoi celui-ci plutôt qu’un des quatre autres ? Sur le vidéo de présentation, le ton enthousiaste, et les superlatifs de la représentante du comité des Libraires, Caroline Le Gal, l’ont trahie, à mes yeux et à mes oreilles. Aujourd’hui, lundi 14 mai à 19 h 00, au Lion d’Or, Samuel Archibald a reçu le Prix des libraires. En plus d’être louangé publiquement, et devant ses pairs, il est encouragé d’un 2,000 $. Ça fait toujours plaisir, surtout au Québec, où bien peu d’auteurs touchent de tels montants annuels de droit d’auteur. Il faut n’avoir presque pas le choix d’écrire au Québec, il faut être dévoré par son monde intérieur pour consacrer ses loisirs à écrire. Pour un choix de carrière, pompiers ou coiffeuse, ont plus de chance de mettre de l’argent dans leur REER ! En plus, lui a été remis une oeuvre de l’artiste Louis-Georges L’Écuyer, une liseuse Kobo TouchMD, ainsi qu’aux cinq finalistes québécois. De son côté, l’Association internationale [...]

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L’heure du choix : Prix des libraires

13 mai 2012 · Auteur, Événement littéraire, Livres, Prix littéraires · Venise Landry
L’heure du choix : Prix des libraires

Je viens de découvrir que l’Aire Libre présente chacun des finalistes du Prix des libraires du Québec par la voix de Brigitte Lafleur la nouvelle porte-parole. Installée, soit à la librairie Monet, soit à la librairie Paulines, elle nous lit un extrait d’à peine deux minutes. Parfois, un enfant crie à l’arrière fond de la librairie, mais la comédienne ne se laisse pas déconcentrer. Nous voyons les clients tâter du livre en arrière-plan. Juste avant la lecture des extraits (cliquez, vous aboutissez au vidéo), la représentante du comité de sélection des libraires, Caroline Le Gal expose brièvement les raisons de leurs choix. À la suite de sa présentation, je vais me compromettre pour une prédiction, même si je n’ai lu qu’un titre et deux-tiers sur cinq. Selon moi, c’est Arvida de Samuel Archibald qui va remporter l’honneur. Si je dis « deux-tiers », c’est pour souligner mon abandon de lecture de Sous Béton, ce qui m’arrive environ une fois par année. J’en explique les raisons sur Le Passe-Mot de Venise. Je ne crois pas avoir manqué de respect à l’auteure  pour autant, et je lui souhaite sincèrement « Bonne [...]

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Le gosier de la masse silencieuse s’ouvre

2 mai 2012 · Auteur, Divers, Humeur, Livres, politique, Société · Venise Landry
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Par ce temps qui voit rouge, les paroles se dévoilent. J’apprends à connaître mes voisins, que je ne voisinais pas. Comment pouvais-je les connaître, ils se taisaient, pendant que je me taisais aussi. La masse dormante ne se réveillait pas. Fred Pellerin, poète de la parole parlée s’en désespérait. Même en tendant l’oreille, il n’entendait qu’une rumeur de murmures. Il a compté sur les contes pour nous conter des histoires. Depuis quelques semaines, la parole se lève et s’élève. On s’entend penser, on s’entend parler, on s’entend discuter sur la place publique plus vaste qu’un perron d’église. Les mouvements de parole arrivent par vagues, traversant les réseaux sociaux, les journaux. Même si on ne s’entend pas sur la couleur à voir (Parenthèse : pendant ma rédaction, les Lucien Bouchard et compagnie prennent la parole), on écrit, on se lit, on se parle. À tous les jours, les tribunes offertes aux citoyens éclatent de prises de parole. Seulement aujourd’hui, voici ce que j’y ai lu : Au courrier des lecteurs @ Voir : Une chorale d’artistes, plusieurs écrivains, dont la parole est habituellement couchée entre les pages d’un roman ont donné leur appui à la vague contestatrice. En exergue, [...]

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