«Mets tes mains sur la table»; «On ne mange pas avec les doigts»; «Ne parle pas la bouche pleine». Nous pratiquons tous ces lois du bien-manger, rabâchées de génération en génération. Mais les connaissons-nous vraiment? L’univers de l’étiquette à table est en fait l’héritier d’une longue histoire.

Chaque société, chaque civilisation possède ses propres codes en matière de repas. Et même si, de part et d’autre de la Terre, ces codes peuvent être très différents, ils n’en existent pas moins depuis que le monde est monde. Ce qui ne veut pas dire qu’ils n’aient pas évolué avec le temps, bien au contraire. Les Romains et les Grecs, pour ne nommer qu’eux, utilisaient leurs mains ou des couteaux pointus pour se servir des aliments, car la fourchette ne s’est répandue que vers l’an 1000. Ils avaient cependant des règles à respecter, comme celle d’utiliser seulement trois doigts pour manger. Plus tard, d’ailleurs, même le plus grand adepte connu de l’étiquette de la Renaissance, le flamboyant roi français Louis XIV, préférait encore manger avec ses doigts qu’avec des ustensiles. Cela peut nous faire sourire quand nous voyons nos assiettes entourées abondamment de couverts dans certains restaurants.

Que reste-t-il aujourd’hui de cette bienséance d’hier? Beaucoup plus de choses qu’on ne le croirait, aussi surprenantes soient-elles. Par exemple, saviez-vous qu’il est inconvenant de souhaiter «bon appétit» avant de manger parce que lorsque des Français et des Anglais banquetaient ensemble au Moyen-Âge, les seconds n’avaient pas l’habitude de parler avant leur repas? Connaissez-vous également l’origine du positionnement de la fourchette? Si elle doit toujours se mettre à gauche de l’assiette, dents vers la table, c’est parce qu’à la Renaissance, les nobles faisaient graver leurs armoiries à l’endos.

À bientôt pour un autre volet de bonnes manières!

Partagez cette page

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Requis
Requis (ne sera pas publié)
Optionnel

Infolettres