Dorée à souhait, croustillante ou briochée, aux fruits confits ou à la frangipane, la galette des Rois est la pâtisserie par excellence du mois de janvier. Découvrons sa fascinante histoire!

Ce n’est pas parce que nos billets de banque arborent une reine que nous dédaignons la traditionnelle galette qui nous permet, chaque début d’année, de nous régaler tout en devenant des rois de pacotille coiffés de couronnes en carton. Nous sommes d’ailleurs loin d’être les seuls à nous adonner à cette pratique, puisque cette pâtisserie est présente un peu partout à travers le monde chrétien sous différentes formes.

Du king cake américain à la cannelle, très coloré, au bolo rei portugais (une couronne de pâte molle avec des raisins secs et des fruits confits), en passant par la galette comtoise (à base de pâte à choux et sans frangipane) et le pithiviers (à la crème d’amandes), on peut dire que la galette des Rois a conquis tous les palais sur son passage. Pourtant, que savons-nous exactement de ses origines? Peu de choses en général, si ce n’est qu’elle est associée à la fête chrétienne de l’Épiphanie, qui a lieu tous les 6 janvier et célèbre la visite des Rois mages au Messie incarné dans le monde. Mais il faut en fait remonter bien plus loin, à l’époque romaine, pour voir apparaître cette pratique. En effet, lors des saturnales, qui marquaient grossièrement le passage d’une année à l’autre, les Romains organisaient une fête d’inversion et utilisaient la fève d’un gâteau pour désigner un esclave, qui devenait roi du jour et participait aux festivités. Avec l’affirmation du christianisme, on a tôt fait d’oublier le côté païen de cette pratique. La galette s’est peu à peu démocratisée (elle constituait même un moyen de payer ses taxes au Moyen Âge!), et il fallait dorénavant en laisser une part de côté, dite «part du bon Dieu» ou «de la Vierge». Elle a même, en France, porté le nom de galette de l’égalité pendant la Révolution, parce qu’il était évident que personne n’aurait pu s’en passer.

Et la fève?

Cette petite pièce convoitée de la galette des Rois a elle aussi une histoire pleine de rebondissements. À l’origine, elle se présentait réellement sous la forme d’une fève, symbole du fœtus et, par extension, de vie; mais aussi parce qu’elle servait déjà de jeton de vote chez les Grecs. La fève en porcelaine n’est apparue qu’en 1874 en Allemagne, mais elle s’est rapidement diversifiée, empruntant les registres religieux, puis de tous ordres. Parfois dédaignée, des années 1960 aux années 1990, au profit de fèves en métal ou en plastique, elle est revenue en force et peut devenir un véritable objet d’art recherché par les collectionneurs du genre, les fabophiles.

Où trouver de bonnes galettes des Rois?

Première Moisson

23 succursales dans le Grand Montréal

premieremoisson.com

Boulangerie ArHoMa (dont une galette aux pommes et à l’érable)

15, place Simon-Valois – 514 526-4662

arhoma.ca

Mamie Clafoutis

3 succursales dans le Grand Montréal

mamieclafoutis.com

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