Vous allez peut-être vous tromper, vous planter: le Furco n’est pas simple à dégoter. Et pourtant, il mérite le détour.

Vous avez déjà entendu parler de la rue Mayor? Un petit bout d’asphalte d’à peine 300 mètres, à l’ombre de la place des Festivals et de la rue Sainte-Catherine. Un mini bout de rue, situé derrière l’église unie St. James, qui héberge étonnamment un des bars les plus courus en ville en ce moment. Le Furco (pour Fur & Co.) a jailli là où le commerce de la fourrure a échoué. Dans le même carré d’immeubles qui a vu naître l’épicerie fine et très urbaine Fou d’ici. Eh oui, de nos jours, à défaut de porter l’animal, on le mange. Très beau, le Furco: une architecture tout de béton vêtue, style loft géant largement fenestré, où se presse une faune un peu hipster, un peu business, plutôt jeune, avide de conversations, d’une bonne bière et de bonne chère.

Au menu

Le brouhaha du 5 à 7 s’étire partout autour du bar, central. Il faut s’éloigner, près de la cuisine ouverte, pour trouver un petit peu de calme. On en profite pour jeter un coup d’œil sur les plats du jour, écrits à la main sur des feuilles de papier suspendues façon corde à linge. Voilà un bar qui prend la nourriture au sérieux: tartare de bœuf, fleurs de courgettes, gravlax de pétoncles et même généreux plat de poissons et fruits de mer à partager à deux. Du pain bénit.

Un tartare? Chouette. Une belle viande coupée au couteau, finement, bien assaisonnée des condiments classiques. En accompagnement, une salade de fenouil fraîche et vigoureuse et une mayonnaise au parmesan, savoureuse. Efficace.

Pas mal non plus, les fleurs de courgettes frites dans une panure légère sont farcies de fromage de chèvre presque coulant, décorées de feuilles de mâche et de tomates confites.

Le gravlax de pétoncles est une curieuse surprise. La texture de la chair, fumée, est molle, presque pâteuse. Étrange. Le coulis de mangue soutient cependant bien la saveur des pétoncles. À côté, une salade de concombres crémeuse.

Pièce de la soirée, ce plat à partager, délicieux: du doré de lac, un filet bien saisi côté peau, du crabe des neiges, froid, des crevettes nordiques, sautées, le tout sur un lit de risotto au fenouil rehaussé d’un coulis de tomates au pastis et de légumes grillés. Et la petite touche: des miettes croustillantes de «bacon» de chorizo.

Douceurs

Rien de bien excitant pour les dents sucrées. Le biscuit au chocolat décoré d’une boule de crème glacée à la cannelle et la tarte à la framboise sont tout de même savoureux.

Emballant /

Pour un bar qui ne se prend pas pour un resto, le menu est fort intéressant. Tout comme la carte des vins, des importations privées à bon prix. Le serveur nous a par ailleurs épatés par sa connaissance des vins.

Décevant /

Évidemment, le menu n’est pas aussi fourni qu’on le souhaiterait. À peine une dizaine de propositions, c’est peu. Avertissement pour les oreilles sensibles: c’est vraiment bruyant.

Combien? /

Comptez une trentaine de dollars par personne, sans alcool, taxes ni service.

Quand? /

Du lundi au samedi de 16h à minuit.

Où? /

Furco

425, rue Mayor, Montréal

514 764-3588

barfurco.com

Furco Critique par Voir - . Cote: 3

Partagez cette page

+ SUR LE MÊME SUJET : 

+ Ajouter le vôtre Commentaires 1

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Requis
Requis (ne sera pas publié)
Optionnel