Pour commencer l’année en douceur, je vous propose un arrêt au Santa Barbara. Pourquoi? Parce que ce resto propose un menu à 80% végétarien avec des accents de la Californie, de l’Amérique latine et du Moyen-Orient. Rien de mieux que des plats végé cuisinés avec pep pour reléguer aux oubliettes le trop-plein de dinde et de foie gras.

Le petit local à la déco minimaliste, limite austère, est divisé en trois sections sans séparations physiques: la cuisine d’inox ouverte à l’entrée, le comptoir-bar au centre – surmonté d’un éclair, logo du resto – et la salle à manger au fond. Élément de curiosité: le mur de bois lambrissé et ses statues de saintes, le tout peint en camaïeu turquoise. Bien au chaud dans son alcôve, Santa Barbara, patronne de ceux qui jouent avec le feu (pompiers, électriciens, soldats), veille sur les agapes.

Au menu

En apéro: une chicha morada, un jus d’origine péruvienne à base de maïs mauve, d’ananas et d’épices, avec ou sans rhum. Le repas débute par une chaudrée de maïs costaude, bien parfumée et texturée. Ensuite, l’idée est de commander plusieurs plats et de les partager. Par exemple, le beignet aux poireaux, sorte de galette frite surmontée d’une cuillerée de labneh aux agrumes et arrosée d’un trait d’huile d’olive, se mange avec appétit. La salade de kale, parsemée de cubes d’avocat, de tranches de shiitake et de graines de citrouille grillées, est à la fois goûteuse, tonique, fraîche et soutenante. Et pas besoin d’avoir un ascendant lapin pour apprécier.

Pour les indéfectibles carnivores, le menu propose toujours un plat de viande et un plat de poisson. Le soir de notre visite, l’agneau braisé façon perse s’est présenté dans une riche sauce à la mélasse de pomme grenade (le chef-proprio, Markus Dresler, a travaillé plusieurs années chez Rumi). De délicieux quartiers de courge rôtie au four et un bol de riz brun aux saveurs de noisette lui servent d’à-côtés. Hic: la pièce de viande compte de nombreux petits os, beaucoup de gras, et est difficile à décortiquer.

Côté mer, nous avons eu droit à un filet de bar rayé grillé servi avec couscous nature, dont l’intérêt se situe dans la sauce dense aux oignons caramélisés et poivrons grillés et dans les gros morceaux de patate douce rôtie au four et rehaussée de piment arménien qui l’accompagnent.

Douceurs

Au rayon des desserts, réalisés par une cuisinière mexicaine sous la supervision du chef, on retrouve de forts accents latinos: un fondant au chocolat aromatisé au piment jalapeño, heureux mariage; et le polvorón, un biscuit sablé à la pacane, servi dans les mariages mexicains, tout à fait agréable et réjouissant.

Emballant /

Une cuisine végétarienne goûteuse qui sillonne la route des épices, de la Californie au Mexique, en passant par le Moyen-Orient.

Décevant /

Pas possible de réserver, à moins d’être au minimum un groupe de six. Raison évoquée: favoriser les gens du quartier. Peut-on reprocher à l’établissement d’être «local»? Hum… pas vraiment.

Combien? /

Une soixantaine de dollars pour deux, avant vin, taxes et service.

Quand? /

Du mercredi au samedi, les soirs seulement. À surveiller: à partir de janvier, ouvert les samedis et dimanches pour le brunch.

Santa Barbara

6696, rue Saint-Vallier

514 273-4555

santabarbaramtl.ca

Santa Barbara Critique par - 2013-01-10
Cote: 3

Partagez cette page

+ SUR LE MÊME SUJET : ,

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Requis
Requis (ne sera pas publié)
Optionnel