Depuis près de 10 ans, l’art actuel et contemporain s’immisce avec succès entre les vieilles pierres de Deschambault-Grondines, prenant d’assaut […]

Depuis près de 10 ans, l’art actuel et contemporain s’immisce avec succès entre les vieilles pierres de Deschambault-Grondines, prenant d’assaut le Moulin de La Chevrotière (1802), l’église Saint-Joseph (vers 1835) ou le Vieux Presbytère (vers 1815). La municipalité a visé juste en misant sur cet étonnant mariage entre patrimoine et art d’aujourd’hui, union savamment consommée lors de la Biennale internationale du lin de Portneuf, tenue les années impaires. Point de creux artistique en cette année 2010: l’événement La Colonie s’installe pour l’été.

Présentée comme le "volet pastoral" des célébrations du 25e anniversaire de L’OEil de poisson, centre de production et de diffusion en art actuel de Québec, La Colonie réunit des artistes québécois et canadiens qui excellent dans la performance, la vidéo, la photo et l’installation. "La majorité des artistes font présentement une résidence de création de deux semaines à Deschambault-Grondines, précise le commissaire Jean-Michel Ross, joint début juin. Certains en profitent pour créer leur oeuvre, d’autres pour approfondir leur recherche."

Si les oeuvres seront présentées jusqu’au 26 septembre, la fin de semaine inaugurale, du 18 au 20 juin, s’avérera riche en performances ponctuelles. "Vendredi soir, au Vieux Presbytère, on pourra d’abord assister au dévoilement de l’immense feu de joie de BGL et du projet in situ de Martin Dufrasne. À l’étage du Magasin général Paré, Roberto Pellegrinuzzi présentera aussi son oeuvre, probablement un boîtier lumineux et des photos, détaille le commissaire. Puis, Les Fermières obsédées, nouvellement un duo, offriront un concert de chaises berçantes et de "clapotis" de pieds sur le balcon de l’école de musique, avec plusieurs femmes du village. Un gros délire de son, quoi!" Le lendemain, au Moulin de La Chevrotière, trois artistes de la vidéo présenteront leurs créations: Milutin Gubash (qui a filmé le village et aborde les questions d’identité et de déracinement), Graeme Patterson (avec sa vidéo maîtresse Monkey and Deer) et Thérèse Mastroiacovo (sujet indéterminé au moment d’écrire ces lignes). Kim Waldron, qui a suivi un cours de boucherie, enchaînera sur une note déstabilisante avec son banquet-méchoui, offert parallèlement à son installation photo Beautiful Creatures, agrémentée des têtes des animaux qu’elle a abattus pour mener à terme ce projet. Végétariens et âmes sensibles, vous savez ce que vous avez à faire… Le duo Geneviève et Matthieu conclura la journée par une offrande de nouvelles chansons à l’intérieur d’une installation qu’il aura lui-même montée. Le dimanche, un rituel de la culture populaire sera revisité avec Les Épousailles, alors que seront célébrés de faux mariages auxquels les quidams peuvent s’inscrire. (Service de navettes à 5 $ pour la fin de semaine d’ouverture, info: www.oeildepoisson.com/_programmation/evenements.htm)

L’été sera animé au village! Du 24 juin au 26 septembre, dans l’église Saint-Joseph, se tiendra également l’expo collective Trilogie Art-normes, qui souligne les 10 ans de Vincent et moi, un programme de soutien aux artistes atteints de maladie mentale. Quant au populaire Marché public de Deschambault, il déploiera de nouveau ses tentes devant le magasin général tous les samedis de 9h à 13h, du 3 juillet au 2 octobre. Au menu: produits du terroir et rencontres sympathiques.

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L’ANGÉLUS BISTRO
À deux pas du coeur villageois de Deschambault se trouve l’Angélus, un bistro sans prétention où on casse la croûte la conscience tranquille, puisque les produits locaux et/ou bios monopolisent la carte: fromages de la Ferme Tourilli de Saint-Raymond et de la Fromagerie des Grondines, légumes de la Ferme Terra Sativa de Saint-Alban, veau bio de la Ferme des Grondines, etc. On y déguste burgers, focaccias, verdures variées, saucisses du terroir et choucroute, le tout arrosé d’une bière de la microbrasserie À la fût de Saint-Tite. L’ambiance, toujours enjouée, gagne en voltage lorsque l’endroit accueille des spectacles.

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LE MOULIN MARCOUX EN MUSIQUE
À une vingtaine de minutes en voiture, Pont-Rouge abrite aussi un bâtiment patrimonial qui mérite une visite. Comme tous les étés, la salle intime du Moulin Marcoux sera l’hôte d’une jolie cuvée d’artistes. En vrac: La Grande Sophie (20 juin), Pascal Lejeune (6 juillet), Jordan Officer (le 22), Johanne McInnis (le 24), Bïa et Yves Desrosiers (le 26, première partie Geneviève Toupin), Les Denis Drolet (le 28), Natasha St-Pier (11 août), Yves Lambert en trio (le 18) et Romulo Larréa Tango Trio (le 25).

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