15 juin 2012 12h35 · Yvon Roy
Stephen et l’Art
Classé dans :
Arts visuels, Divers, Humeur, Société
+ sur le même sujet :
c-38, conservateur, Harpeur, stephen harper
L'opinion émise dans ce billet n'engage que son auteur et ne représente pas nécessairement celle du journal Voir.
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À propos
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Yvon Roy
Yvon Roy est auteur et illustrateur. Parmi ses réalisations, on compte plusieurs livres pour enfants, des livres illustrés, ainsi que l'adaptation visuelle en bande dessinée du roman phare d'Yves Thériault «Agaguk». Il exerce aussi comme illustrateur commercial, éditorial et affichiste. C'est d'une expérience de quelque vingt années au sein d'un hebdomadaire de la région de Montréal qu'il tire le savoir-faire nécessaire à l'exercice de la caricature éditoriale. Son portfolio peut être vu à : http://yvonroy.com/
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HAHA! Excellent… Fait mal d’en rire aussi jaune… En espérant que Voir.ca n’est pas financé par le gouvernement fédéral!
Elle est quand même soft, cette caricature. Sa vertu est de joindre deux dossiers, art et écologie, en une seule métaphore. Et rien de ce qu’elle communique exagère la réalité.
Bof, pour moi c’est raté. Pour moi, des ouvrages d’ingénierie me paraissent plus esthétiques que des globules de couleur sur du papier à la Picasso.
Preuve comme de quoi les goûts ne sont pas discutables.
En voici un qui confond allègrement «travail d’ingénierie» et saccage irréfléchi. Ah ben.
Cher M. Roy,
T’as beau réfuter jusqu’à ce que tu vires bleu…en FAIT: tu clavardes sur du plastique qui est attaché à une une boîte de métaux et semi-conducteurs, branché dans le mur par un fil de cuivre qui lui-même est encaissé dans du plastique, pendant que tu es probablement habillé (du moins j’espère) avec du linge qui inclus une proportion de polypropylène, nylon, ou polyester, assis dans un endroit entouré d’asphalte…je gage aussi que tu vas à l’épicerie de temps en temps chercher tes aliments qui eux sont dans des baggies de plastique ou dans du cellophane sur un plateau de styromousse; pour faire cuire ça: un poêle au gaz naturel, ou peut-être sur un barbecue au propane…ou peut-être sur un poêle en céramique si ce n’est pas pour le réchauffer dans un micro-ondes en plastique et métal? Je gage également que tu te promènes dans des véhicules qui eux sont fait d’une proportion variable de métaux et de plastique dans un monde qui vire au carburant pétrolier…
Mais c’est ça, continue d’amener tes sacs réutilisables à l’épicerie, tu fait tout qu’un effort pour empêcher le « saccage irréfléchi ». Bravo.
OK – désolé – c’était un coup trop bas, j’avoue. Mais, j’ai la distincte impression qu’entre nous deux, il n’y a que moi qui y a déjà été en personne à Fort Mac – et moi, j’y ai vu une certaine beauté particulière.
La critique est toujours plus facile pour ceux qui n’ont pas à fournir le résultat, n’est-ce pas?
PS: je t’ai tutoyé…j’espère que ça ne vous gêne pas?
Ahahaha, j’espère que ça vous a fait du bien, d’étaler un peu de connaissance comme ça? Mais vous êtes à côté du point : il s’agit, non pas de dénoncer une ressource, mais la hâte dangereuse avec la quelle elle est exploitée.
Mon Cher M. Roy…qui pousse pour l’exploitation? Ceux qui l’exploitent, ou ceux qui payent pour le produit? Si personne ne payerait pour les produits pétroliers, croyez-vous qu’on l’exploiterait for fun?
C’est peut-être pas moi qui est off-track.
@yvon
en voilà un qui confond surtout ingénierie et art.
@jonathan
ça doit exister une œuvre d’art qui s’inspire de l’ « esthétique » dégagée par les saccages environnementaux de fort mcmurray? as-tu un lien?
ah! et je t’ai déjà averti concernant les procès d’intention. c’est scrap comme argument. tu perds ton temps. arrête ça tout de suite et commence à discuter intelligemment stp.
Mr Teddy Bear…
Quoi?
JONATHAN, je vous répondrai ceci: depuis quand les méthodes d’exploitation d’une ressource naturelle doivent-elles être déterminées en fonction de la demande? Et puis, justement, si on respecte cet ordre d’idées, la demande étant haute et le prix tout aussi élevé, ne pourrait-on pas dire que la situation est absolument idéale pour augmenter les standards d’exploitation, puisque les gens sont prêts à payer le prix? À l’inverse d’une demande faible qui exigerait des coûts de production le plus bas possible pour espérer dégager un profit?
Autrement, parfois, il suffit d’attendre un peu, laisser dormir une ressource quelques années afin d’être à un moment dans le temps et le marché qui offre suffisamment pour cette ressource afin de pouvoir l’exploiter sans détruire pour le quadruple de sa valeur.
Essayer, jeune ami, de relever le niveau de vos équations, la discussion en sera gratifiée.
Peut-être cela est-il indicatif que Stephen Harper commencerait à s’intéresser un peu à l’Art… Ce qui pourrait s’avérer une bonne nouvelle pour les artistes.
(La dernière fois que j’ai vu le premier ministre canadien près d’un tableau, il se trouvait en compagnie de la reine Elizabeth II. Celle-ci dévoilait alors le tableau géant d’elle-même qu’était venu lui offrir le chef du gouvernement canadien.)
Jonathan
L’économie est liée à des choix culturels qu’on peut remettre en question ! Les subprimes ont démontré un mauvais choix culturel que certain nomme néolibéral. Encore là on fabrique un discours d’expert pour des raisons stratégiques et politiques. Le choix de notre énergie n’est pas une fatalité. La valeur du prix qu’on donne à la tonne de déchet n’est pas seulement économique mais culturel. Si tu donne une valeur plus importante au déchet organique le coût d’enfouissement augmente le recyclage peut avoir un intérêt plus important dans notre conception économique de un produit. Depuis peu les déchets sont des produits qu’autrefois on ne lui ne prêtaient pas.
Tu peux croire à une logique de l’offre et de la demande. Si cela te rassure ! Comme croire qu’un chat est un chat !
Ou qu’une pipe est une pipe
…blablabla…discours politique…blablabla…néolibéral…blablabla…
J’attends ton meilleur monde pour tous avec impatience.
Entre temps, Money Talks.
Jonathan: Modérez vous jeune homme, modérez-vous, ne perdons pas le plaisir de discuter courtoisement
Ce monde meilleurs pour tous, il commence par une discussion, comme toute chose qui ne s’improvise pas. Si l’argent parle —ce dont je ne doute pas— il y a aussi ce qu’on appelle le «time frame», n’est-pas? Ce qui rapporte aujourd’hui, s’il est mal fichu, coûtera deux fois plus demain en coûts reliés. Ce saccage est un bien triste héritage. Souvent, ils faut avoir des enfants et les aimer plus que soi pour se dire qu’il faut penser à faire différemment d’hier.
Et un bon samedi à tous.
M. Roy,
Rappel à l’ordre fait, et j’accepte que mes commentaires ont débordés de mon intention initial.
J’aimerais donc faire 2 derniers points:
1) Mon intention initiale était simplement d’étaler le fait que des ouvrages d’ingénierie me semblent plus intéressantes que des picasso et que oui, je trouve que c’est une forme artistique…comme des mathématiques, comme de l’architecture, comme plusieurs choses qui sont acceptés comme de l’art. L’exploitation des ressources – si vous me permettez – c’est un tango délicat entre des gens et la nature; une danse qui incorpore des éléments d’environnement et d’économie, de sécurité et de social, une combinaison unique de concepts abstraits et de la force brute. Oui, je trouve ça beau et fascinant. Peut-être que vous n’êtes pas d’accord et peut-être que vous ne voyez pas ce que je vois, mais vous ne pouvez pas dire que je fixe un « saccage ». Inversement, oui, j’ai réduit un picasso à des blotches de couleurs et je suis désolé si ça vous insurge; mais à chacun de trouver l’art où il veut, non? On peut quand même être d’accord là dessus?
2) J’ai mes opinions sur le développement économique et vous, les vôtres. Je crois toujours que « money doesn’t lie » – mais c’était pas le but de mes commentaires. Je suis désolé si vous n’êtes pas d’accord, mais mes expériences pertinentes et applicables depuis les 15 dernières années me le confirment de façon concrète: jamais l’exploitation des ressources naturelles n’a été aussi respectueuse de l’environnement, jamais n’a-t-elle été aussi sécuritaire et jamais les images que se font les « gens de ville » n’ont été aussi fausses. Y a-t-il encore du chemin à faire? Oui. Mais pas tant que la moyenne le croit! Je vous souhaite sincèrement, avec tout respect, de profiter d’une occasion pour visiter des sites modernes.
Merci.
Vous venez de soulever un point très intéressant, Monsieur Jonathan.
À savoir que beaucoup de choses ne sont pas, en réalité, ce que plusieurs s’imaginent (avec une grande et sincère conviction) qu’elles sont.
D’où beaucoup d’indignation injustifiée par-ci, et de virulents combats menés au nom de cause boiteuses par-là.
Et ça continue… jour après jour… année après année…
L’art laisse beaucoup de place à l’interprétation. Quand j’expose, plusieurs personnes peuvent avoir un coup de foudre pour une même toile, tous pour des raisons, des sentiments différents.
Il en va de même pour ce grand art qu’est l’environnement : certains y voient une beauté à préserver, d’autres y voient une richesse à exploiter…
Au-delà des perceptions, que ça nous plaise ou non, il y a des réalités : une planète qui s’atrophie, des forêts qui se meurent, des eaux sales, des trous abandonnés et béants qui ne rapportent plus, des peuples exilés, des espèces qui s’éteignent…
OK…c’est plus fort que moi…je rajoute un commentaire mais le fait en tout respect…
…sur un graphique de l’histoire de l’humanité:
« une planète qui s’atrophie, des forêts qui se meurent, des eaux sales, des trous abandonnés et béants qui ne rapportent plus, des peuples exilés, des espèces qui s’éteignent… » sur l’abscisse (l’axe X).
Sur l’ordonnée (l’axe Y): Éducation & accès à l’information quasi-instantané, santé & vie plus longue, culture et divertissements, accès à la nourriture et l’eau saine, monde moderne et temps de détente pour apprécier ses liens familiaux et ses amis et son train de vie, capacité et liberté de faire ce que bon nous semble, réduction de conflits et augmentation de la prospérité générale, capacité de répartir les richesses…
Vous allez voir que la courbe avantage nettement Y exponentiellement plus que chaque incrément de X.
Notre monde moderne peut faire X dommage, mais jamais l’humanité n’a-t-il tiré autant sur l’axe Y pour chaque pas de plus dans la direction X.
C’est mon point de vue…je le fais en tout respect de votre énoncé.
@jonathan
tu oublies que ton abscisse n’est pas infinie, jonathan. ça scrape un peu ton bau graphique, ça.
Comment habiter le monde? C’était la question philosophique depuis la naissance de la démocratie qui supposait un monde à partagé avec des dieux puis un Dieu unique ; sauf que le monde n’est plus en adéquation avec l’environnement. On découvre autant à gauche qu’à droite que l’environnement n’est pas le monde. Que l’environnement a des limites comme ces ressources. On peut encore faire du folklore analytique avec des déclinaisons sur la droite et la gauche plus sophistiqué les unes que les autres! L’enjeu de fond qui va informer les années et les générations avenir est l’environnement.
Comme autrefois la démocratie à disloqué le religieux du politique à la révolution française. Cela a donné au Québec une révolution tranquille avec en arrière plan l’enjeu de la laïcité. L’environnement disloque le politique. Les idéaux politiques qui autrefois supposaient un monde s’épuise dans des idéaux de gestionnaire et de technicité.
On peut habiter le monde en utopiste, en gestionnaire, dans un monde de la finance avec une logique de l’offre et la demande, mettre en place une taxe carbone qui reste une vision de gestionnaire de l’environnement ou encore en soucieux démocrate, mais le monde est moins que l’environnement. Notre hantise de la rareté qui a été notre déclencheur économique dans l’après guerre avec sa consommation effrénée et un marketing taillé sur mesure pour la classe moyenne bruyante d’uniformatisation des valeurs.
Est-ce que l’État peut régler l’ampleur du problème de l’environnement par la simple instauration de normes environnementales et en demandant un peu plus d’argent aux industries? Que le citoyen lave moins souvent son auto ?
Est-ce qu’on va favoriser une approche «environnementaliste» ou «préservationniste» qui s’inquiète avant tout de ménager la nature sur le modèle du management.
Le modèle de consommation résulte de l’exigence propre au capital de créer le plus grand nombre possible de besoins et de les satisfaire par le plus grand flux possible de marchandises. La recherche de l’efficacité maximale exige trop souvent l’inefficacité maximale dans la couverture des besoins le gaspillage maximum.
Est-ce que la droite peut prendre dans sa réflexion l’environnement et en faire autre chose qu’un outil subordonné à l’économie ?
M. Botul,
À la question:
« Est-ce que la droite peut prendre dans sa réflexion l’environnement et en faire autre chose qu’un outil subordonné à l’économie ? »
Je ne suis pas certain si vous faites référence à la droite « politique » ou la droite mathématique dont je faisais allusion dans un commentaire un peu plus haut.
D’une façon comme d’une autre, dans cette tergiversation philosophique, avez-vous pris en considération que l’impact environnemental, ça se mesure? Qu’on en a fait une science? Et que si ça se mesure, ça se minimise? Et que si ça se minimise, chaque impact peut avoir des bénéfices mesurables?
Ou est-ce que vous préférez rester dans, ce que j’appellerai, un argument en absolutisme où on ne place pas de quantification ou de mise en contexte? Où chaque mouche noire écrapoutillée sur un pare-brise est une tragédie en soi? Où chaque arbre bûché en est un de trop?
Bref, je lève mon chapeau à la prose, c’est joli (vraiment et sans hypocrisie: c’est un talent d’écriture en soi!), mais là où je suis, dans le bois loin de la ville, où on voit les impacts de nos yeux, on s’améliore – et on ne cesse de le faire.
@jonathan
« …la droite mathématique dont je faisais allusion dans un commentaire un peu plus haut. »
j’ai manqué le bout où tu as expliqué le concept de droite mathématique.
peux-tu développer un peu là-dessus? c’est que ça me semble un abus effronté que d’associer les mathématiques à ton espèce de droite broche-à-foin.
aide-moi à me défaire de mes préjugés.
@ Jonathan
Dans un contexte graphique de l’histoire de l’humanité :
Sur l’axe X, on retrouve ce qui permet à tous les peuples de la terre de vivre et survivre (que l’on parle de l’eau, des arbres, des céréales, du minerai,…). Toutes ces sources ne sont pas inépuisables. La surexploitation des ressources naturelles et la destruction de l’environnement réduisent, peu à peu, les éléments présents sur cet axe. On y trouve également une augmentation fructueuse du prix des aliments de base.
Sur l’axe Y, tout ce qui représente ce à quoi l’évolution a permis d’accéder : une technologie incroyable, des milliers de nouveaux médicaments, une nourriture plus variée, des déplacements plus faciles (voiture, métro, avion), l’élargissement de la culture (via la télé, le cinéma, internet), les loisirs…
Comme je suis beaucoup plus artiste que mathématicienne, et que j’aime bien ajouter à un « tableau », je propose deux autres axes qui, j’en suis sûre, ne traduisent pas une même courbe.
L’axe Bleu (déformation professionnelle) qui représente les sociétés de surconsommation (dépendantes de l’axe Y) et l’axe Jaune qui représente les sociétés les plus démunies (dépendantes de l’axe X, ne serait-ce, par exemple, que dans consommation d’eau et de maïs). Or, la courbe Y avantage la courbe bleue mais désavantage la courbe jaune…
Peut-être que ça ne se fait même pas, mathématiquement, d’ajouter d’autres axes… Mais, au bout du compte, ça ne change rien au résultat final de l’axe X qui finira par aller chez l’diable…
Je m’arrête là, je ne suis même pas sûre de me comprendre…
Qui sait… ça va peut-être m’inspirer un « tableau »…