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Cinéma

The Fountain : Source de lumière

The Fountain, nouveau délire signé Darren Aronofsky, propose un voyage aussi étonnant que déroutant. OEuvre exigeante.

Prenez un conquistador en expédition chez les Mayas, un voyageur du futur adepte de la position du lotus et un scientifique cherchant une cure à cette maladie extrême qu’est la mort. Acceptez la proposition voulant que ces trois personnages ne sont – ou ne sont peut-être pas – un seul et même être, en quête d’un amour absolu. Calez-vous confortablement dans votre fauteuil. Lâchez prise…

Périple filmique exigeant, The Fountain demande au spectateur une certaine collaboration. Le voyage a lieu en marge des repères habituels. La destination semble inconnue. Une fois qu’on arrive, on se demande si on est bien rendus. Mais, pour peu qu’on accepte de s’abandonner au réalisateur, seul maître à bord, on fera l’expérience d’une virée mémorable. Vous aurez été prévenus.

Chercheur spécialisé en neurosciences, Tommy (Hugh Jackman, attachant) tente de trouver la cure qui guérira sa femme, Izzy (Rachel Weisz, bien), atteinte d’un cancer du cerveau en phase terminale. La malade est en train de mettre la dernière main à un récit d’aventures racontant les aventures de Tomas (Jackman, encore lui), un aventurier espagnol à la recherche de l’Arbre de vie, source de la jeunesse éternelle. Quelques siècles plus tard, on retrouve un astronaute du nom de Tom Creo (Jackman, signant son tour du chapeau), qui tente de sauver ledit arbre.

Ses deux premières créations, Pi et Requiem for a Dream, ont posé les bases d’un univers difficile, explorant certains des recoins les plus sombres de l’âme humaine. Pour son troisième film, le réalisateur américain Darren Aronofsky élargit ambitieusement ses horizons: The Fountain remonte aux origines de la vie… tout en parlant exagérément de la mort. Enfin, c’est là une des lectures possibles de ce film touffu mais hautement fascinant.

Le cinéaste amalgame avec passablement de succès trois récits se déroulant à des époques distinctes. Cet exercice de haute voltige amène le spectateur à se livrer à une gymnastique mentale stimulante, laquelle est loin de s’arrêter avec le générique final.

Plasticien méticuleux, Aronofsky crée par ailleurs un univers visuel foisonnant, qui trouve ses tableaux les plus marquants dans le remarquable segment futuriste. Cette oeuvre exigeante trouvera-t-elle un public? Sacrée question! Certains n’y verront que poutine poético-philosophique. D’autres, une irrésistible invitation au voyage. Départ imminent…

À voir si vous aimez
Slaughterhouse 5 de George Roy Hill
What Dreams May Come de Vincent Ward
Requiem for a Dream de Darren Aronofsky

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