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Cinéma

Poulet aux prunes : Chronique d’une mort annoncée

Ce qui faisait le charme du premier long métrage d’animation de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, Persepolis, c’était d’y retrouver le coup de crayon singulier de Satrapi et son utilisation expressive du noir. Or, pour l’adaptation de la bédé Poulet aux prunes, les réalisateurs ont opté pour des prises de vue réelles, perdant du coup un peu de la poésie des images de Satrapi. Empruntant aux mélos de l’âge d’or hollywoodien, les réalisateurs ont insufflé un aspect joliment suranné à ce récit d’un célèbre violoniste (Mathieu Amalric) qui se laissera mourir après avoir croisé son amour de jeunesse (Golshifteh Farahani). D’un mysticisme envoûtant, d’un humour noir décapant, Poulet aux prunes souffre d’un rythme laborieux que parviennent à faire oublier la présence lumineuse des Isabella Rossellini, Chiara Mastroianni et Maria de Medeiros, et le jeu décalé d’Édouard Baer.

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