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Cinéma

Wreck-It Ralph : Méchamment bon

Bien qu’ankylosé par un scénario cruellement conventionnel, Wreck-It Ralph, de Rich Moore, s’avère un délire visuel étonnant et un hommage réussi aux jeux vidéo.

Après deux tentatives aux succès inégaux – le cultissime Tron, suivi du tiédasse Tron: Legacy -, le studio Disney tient finalement une oeuvre inspirée du monde des jeux vidéo qui plaira autant aux enfants qu’à leurs parents geek.

À l’image des jeux Nintendo de première génération, l’intrigue de Wreck-It Ralph est simpliste, voire anémique. Vilain de service d’un jeu vidéo, le fameux Ralph (voix de John C. Reilly, impeccable; Philippe Laprise dans la version doublée au Québec) remet, 30 ans après sa création, son rôle en question. Sautillant d’un jeu à l’autre, à la recherche d’une quelconque valorisation, le sympathique lourdaud fera notamment connaissance avec une âme soeur en la personne d’une jeune pilote rebelle habitant un jeu de course sacchariné (Sarah Silverman, égale à elle-même). Se démarquent au sein de la distribution Jack McBrayer, en héros particulièrement fleur bleue, et Jane Lynch, en dure à cuire futuriste, protagonistes faisant malheureusement écho à leurs personnages télé fétiches, respectivement Kenneth de 30 Rock et Sue Sylvester de Glee.

Quelque part entre le souci du détail de Toy Story (les clins d’oeil aux jeux d’antan et d’aujourd’hui sont légion sans être trop tape-à-l’oeil) et les bons sentiments de Shrek, Wreck-It Ralph « surprend » en s’enlisant dans tant de lieux communs, alors que l’univers de l’oeuvre, lui, est incroyablement riche et unique.

Premier film signé Rich Moore (réalisateur de dessins animés séditieux comme The Simpsons et Drawn Together), Wreck-It Ralph demeure toutefois un divertissement sympathique. On attend déjà la suite… et le jeu vidéo qu’on en tirera.

En salle le 2 novembre