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Cinéma

Jason Momoa / Bullet to the Head : Conan contre Rocky

L’acteur américain Jason Momoa, qui a prêté ses traits au guerrier Khal Drogo dans la série Game of Thrones et qui s’est aussi fait remarquer en Conan – rôle autrefois attribué à un certain Schwarzenegger –, se lance dans un bras de fer sans pitié contre Sylvester Stallone.

Cet échange musclé s’avère le point culminant du film d’action Bullet to the Head, réalisé par le vétéran Walter Hill. Jason Momoa y incarne Keegan, un ancien mercenaire à la solde de pourritures corrompues qui tentent de contrôler le territoire de La Nouvelle-Orléans. Pour le comédien, qui confirme que son personnage ne provient pas de la bande dessinée Du plomb dans la tête de Wilson & Matz, matériel source du film, il s’agissait d’une occasion en or d’incarner un vilain.

«C’était justement pour moi l’attrait de ce rôle conçu pour les besoins de l’adaptation cinématographique. Ce que je trouvais encore plus intéressant, c’est que Jimmy Bobo, le personnage principal joué par Sylvester Stallone, n’est pas un enfant de chœur non plus.» Le temps d’une pause, il finit par ajouter: «Mais Keegan est beaucoup plus ignoble. C’était vraiment amusant à faire!»

Même si le comédien au physique imposant venait tout juste d’incarner le roi d’un clan, un être primitif guidé par une certaine brutalité, il n’avait en effet jamais exploré le côté purement sadique d’un assassin. «Je vois ce Keegan comme un type à part, une espèce rare. De toute évidence, puisqu’il semble prendre son pied lorsqu’il tue, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez lui», se plaît-il à dire. Momoa convient également que, contrairement à ce genre d’archétype vu et revu dans le cinéma d’action, son méchant n’est pas qu’une brute épaisse qui se contente de grogner. «Bien qu’il s’agisse d’un rôle très physique, c’est un mercenaire doué qui sait s’exprimer», note-t-il.

Au sujet de son expérience et de sa rencontre avec Hill et Stallone, le costaud manifeste un bel enthousiasme. «Ça a été un honneur de côtoyer ces vieux de la vieille. Je veux dire, Stallone, c’est Rocky, merde! C’est ce foutu Rocky! Conan contre Rocky, c’est un peu l’image qu’il faut avoir du combat ultime qui nous oppose, renchérit-il. Sérieusement, j’ai beaucoup de considération pour lui. C’est un artiste accompli, à mon avis. De plus, sur le plateau, il mettait tout le monde en confiance. Quant à Walter, il n’y a pas de foutaises. Il est du genre très direct, ce qui ne l’empêche pas de se montrer ouvert face à ses acteurs.»

Ayant fondé sa propre boîte de production, Pride of Gypsies, Momoa élargit ses horizons en passant également derrière la caméra pour un premier long-métrage intitulé Road to Paloma, film notamment inspiré par On the Waterfront, qui devrait paraître cette année. En a-t-il profité pour emprunter quelques trucs du métier lors du tournage de Bullet to the Head? «Pas vraiment. À vrai dire, je me concentrais surtout sur mon rôle à ce moment-là», conclut-il en promettant de visiter Montréal un de ces quatre. 

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