Side Effects : En thérapie
Cinéma

Side Effects : En thérapie

Dans ce qui serait son avant-dernier film, Side Effects, Steven Soderbergh s’amuse à triturer les méninges des spectateurs.

Il serait bien dommage qu’à 50 ans seulement, le prolifique Steven Soderbergh (Ocean’s Eleven, Traffic, Che, Bubble) prenne sa retraite. Imaginez ce qu’il pourrait nous raconter s’il avait les gènes d’un Manoel de Oliveira, qui persiste et signe à 104 ans… En attendant la diffusion de son téléfilm sur les amours de Liberace et de son jeune amant (Behind the Candelabra) ce printemps, les cinéphiles devront se précipiter au cinéma pour savourer Side Effects, thriller plus qu’efficace, quoique tiré par les cheveux.

Désemparée devant le retour à la maison de son mari (Channing Tatum, belle potiche mâle), une jeune femme (Rooney Mara, impeccable) est prise en charge par un psychiatre bienveillant (Jude Law, solide). Bientôt, ce dernier s’en mordra les doigts après avoir consulté l’ex-psychiatre (Catherine Zeta-Jones, sulfureuse) de celle-ci.

Renouant avec le scénariste de Contagion et The Informant!, Scott Z. Burns, Soderbergh propose une incursion dans le domaine de la psychopharmacologie, du marketing, de la publicité et des hautes finances aux rebondissements et revirements qui en déconcerteront plus d’un. En fait, Side Effects devient si tordu qu’il passe près de mettre rudement à l’épreuve la patience du spectateur.

Dans cet enchevêtrement bien maîtrisé d’intrigues, Soderbergh ne perd certes pas le fil. Ainsi sait-il maintenir parfaitement la tension d’une scène à l’autre et entretenir une atmosphère de paranoïa, tour à tour glaciale et sensuelle. Comment résister à ce thriller aussi troublant que divertissant?

En salle le 8 février

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