La légende de Sarila : Épopée nordique
Cinéma

La légende de Sarila : Épopée nordique

Premier long métrage d’animation 3D québécois et film de clôture du FIFEM, La légende de Sarila, de Nancy Florence Savard, ne souffre pas de la comparaison avec les productions américaines du genre.

Afin de sauver leur communauté de la famine, trois jeunes chasseurs au cœur pur, Poutoulik le fils du chef (voix de Maxime Le Flaguais), sa fiancée Apik (Mariloup Wolfe) et son meilleur ami Markussi (Guillaume Perreault) prennent la route de la légendaire terre promise de Sarila. Au cours de leur quête, l’infâme chaman Croolik (Mario Saint-Amant) tentera d’éliminer Markussi, qui possède aussi des dons. Cependant, la déesse Sedna (Elisapie Isaac) veille sur le vaillant trio.

Avec ses magnifiques paysages nordiques s’étendant à perte de vue, le soin minutieux apporté aux costumes et accessoires et son charme folklorique emprunté à la culture inuite, La légende de Sarila de Nancy Florence Savard (La légende du sapin de Noël) séduit l’œil d’emblée. Ainsi, on ne se fait pas prier longtemps pour succomber à cet univers aussi familier que dépaysant où figures mythologiques et forces du mal se livrent un combat sans merci.

Bientôt, on se prend à déplorer que les scénaristes Pierre Tremblay et Roger Harvey n’aient pas étoffé davantage leur récit afin de contenter petits et grands. Certes, les tout-petits seront bien servis avec les quelques éléments disneyens, tels ces mignons chiens de traîneau et ce petit lemming attachant. Les plus grands finiront par trouver le temps long tant les embûches finissent par se ressembler. Quant aux mélomanes, ils regretteront de ne retrouver que deux chansons d’Elisapie Isaac tout au long de ce récit initiatique au ton parfois emphatique.

En salle le 1er mars

Au FIFEM le 10 mars