Ne manquez rien avec l’infolettre.
Cinéma

Les boys: le documentaire : La dureté du mental

Les boys: le documentaire, de Louise Leroux n’a que la camaraderie et l’amour du sport national en commun avec Stan, Méo et les autres.

Le logo y est utilisé, la sempiternelle pièce d’Éric Lapointe, également et le sujet, bien sûr, mais là s’arrêtent les rapprochements entre ce documentaire de Louise Leroux et la fameuse saga de Louis Saia. Derrière la supercherie (les cinéphiles s’attendant vraiment à une œuvre liée aux films et au sitcom pourraient être déçus), se cache toutefois un cinéma-vérité aussi humain que sympathique.

Les «boys» ici sont, en fait, les membres de l’équipe La Bande à Jap’s, un club de hockey de garage de La Prairie qui rassemble des hommes de toutes les couches de la société (du pharmacien au camionneur) et de tous les âges (du jeune père de famille… au chanteur vétéran André Lejeune!). Le hasard aidant, Leroux s’est retrouvée avec une distribution incroyablement séduisante (et, malheureusement, mal exploitée: on aurait aimé en apprendre davantage sur ces joueurs). En plus d’être charismatique à souhait, le «personnage» de Lejeune, par exemple, s’avère particulièrement profond alors que la caméra capte autant ses reels pour dérider ses coéquipiers que ses regards lourds quand on le met de côté au moment où ça se corse pour La Bande à Jap’s qui, à l’époque du tournage, s’envolait vers Paris pour disputer un tournoi international.

Même si la direction photo de ce cinéma-vérité aurait pu être enjolivée et que la trame sonore – souvent grandiloquente – pourrait être moins présente, Les boys: le documentaire demeure une œuvre efficace. On se surprend même à suivre les extraits de matchs comme s’il s’agissait du hockey du Canadien.

En salle le 8 mars