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Cinéma

Patrick Bruel / Paris-Manhattan : Manhattan monotone

Le chanteur de charme Patrick Bruel joue les jolis cœurs dans la comédie romantique Paris-Manhattan de Sophie Lellouche.

Il a beau chanter l’amour depuis les années 80, Patrick Bruel n’a pourtant jamais vécu de grandes amours au grand écran. «Je n’ai pas fait mon Pretty Woman ni mon Out of Africa, racontait-il l’an dernier à Paris. L’image que je pourrais avoir du romantique, du séducteur, on ne l’a jamais utilisée au cinéma et je ne sais pas pourquoi. C’est la question que se posait le producteur du Prénom, qui me propose de développer un sujet là-dessus. Le plus beau est donc à venir.»

Malgré un horaire chargé, Patrick Bruel prend le temps de lire le scénario de Paris-Manhattan . «Quand Sophie Lellouche m’a présenté le projet, j’ai imaginé assez vite de quoi ça parlait. J’ai lu le scénario: Woody Allen y est partout! Je vois à la fin qu’il est là physiquement. Alors je me marre et je demande qui va le jouer. On me dit qu’on va le lui demander. Ah, super! Et s’il dit non?»

Bruel tente de convaincre la réalisatrice, dont il s’agit du premier long métrage, de récrire le récit en fonction de l’absence de Woody Allen. Or, Lellouche croise par hasard le cinéaste new-yorkais. Tout naturellement, elle lui parle de son projet; il lui demande de lui envoyer le scénario. «Cette fille a un truc incroyable: elle a un don de persuasion rarissime.»

Un mois plus tard, une lettre d’avocat annonce l’arrivée à Paris, le 2 avril, de Woody Allen, qui n’a qu’une heure à consacrer au tournage. «Il est arrivé au Plaza à quatre heures moins trois, à quatre heures moins une, il était dans l’ascenseur et à quatre heures pile, il s’est assis dans le fauteuil. Il m’a demandé: «Do you want to read the lines once?» J’ai dit non. Évidemment, la difficulté pour moi, c’était de jouer ce personnage qui se fout de Woody Allen.»

«Le plus drôle, c’est que même s’il avait accepté de rester plus longtemps, c’était moi qui ne pouvais pas car je devais être au théâtre à cinq heures trente pour Le prénom; lui, il devait faire le soundcheck pour son concert à cinq heures. C’était sympa de le rencontrer à ce moment-là parce qu’il était dans une fébrilité avant la sortie de Midnight in Paris, à un mois de Cannes.»

En salle le 8 mars

Les frais du voyage à Paris ont été payés par Unifrance.

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