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Cinéma

Mes héros : Un dimanche à la campagne

Dans Mes héros, Éric Besnard traite en mode léger le thème de l’immigration.

Les temps sont durs pour Maxime (Clovis Cornillac, plutôt sympathique). Tandis que son entreprise de services ambulanciers se porte mal, ce père de famille en pleine crise conjugale doit récupérer Olga (Josiane Balasko, énergique), sa mère caractérielle qui s’est retrouvée en garde à vue. Apprenant que celle-ci s’est encore disputée avec son père, Maxime ne s’attend pas à ce que, sur le chemin du retour, elle lui demande de faire un détour pour récupérer le petit Tiemoko, fils d’une sans-papier sur le point d’être expulsée du pays.

Dès le premier plan où l’on observe Josiane Balasko avancer de pied ferme dans le couloir d’un hôtel sur fond de musique soul (cette manie qu’ont de plus en plus de productions françaises de se la jouer à l’américaine devient très agaçante), on est en droit de craindre le pire. Or, après une mise en situation plus ou moins cabotine nous exposant les principaux personnages, la tonalité de Mes héros module vers une proposition nostalgique, parfois comique, se rapprochant davantage d’un croisement de l’univers de Jean Becker et de celui des Bronzés de Patrice Leconte. Ainsi, entre quelques scènes bucoliques où il fait bon vivre, on évoque les problèmes de flatulences de pépé (Gérard Jugnot), on s’engueule très fort et on s’aime tout autant.

Bien qu’il en profite pour tirer quelques flèches au sujet des politiques d’immigration, le film d’Éric Besnard est d’abord et avant tout une chronique familiale remplie de bons sentiments où la surenchère de derniers au revoir attendrissants finit, hélas, par assommer.

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