Trance : La mémoire dans la peau
Cinéma

Trance : La mémoire dans la peau

Avec Trance, Danny Boyle signe son film le plus jouissif depuis Trainspotting.

Si vous avez adoré vous faire brasser les neurones par Memento et Inception de Christopher Nolan, il y a de fortes chances que vous en redemandiez avec Trance de Danny Boyle. Jouissif et hypnotique thriller, ce film met en scène un commissaire-priseur (James McAvoy) qui s’acoquine avec un gang de malfrats, mené par un chef qui n’entend pas à rire (Vincent Cassel), pour mettre la main sur un tableau de Rembrandt. Blessé au cours du vol, le jeune homme souffrant d’amnésie est forcé de consulter une hypnotiseuse (Rosario Dawson) afin de retrouver l’endroit où il a caché l’inestimable butin.

N’en disons pas plus sur ce récit tortueux à souhait afin de ne pas gâcher l’une des nombreuses surprises qui le ponctuent. Toutefois, sachez que Trance n’est pas un film d’action à regarder distraitement. Ainsi, John Hodge, fidèle acolyte de Boyle, et Joe Ahearne (scénariste de la dernière mouture de Doctor Who) s’en donnent-ils à cœur joie à multiplier les rebondissements, les fausses pistes et les niveaux du récit alors qu’ils font évoluer le personnage de McAvoy selon son stade d’état de veille.

À la réalisation, Danny Boyle se surpasse, créant avec le directeur photo Anthony Dod Mantle, autre fidèle allié, des angles de caméra traduisant l’état d’esprit dérangé du protagoniste, composant des cadrages où sont exploitées avec brio des surfaces vitrées. Efficacement ficelé, bénéficiant d’un montage serré et d’une direction artistique élégante, Trance s’avère un thriller de haut niveau où la violence sanglante se trouve désamorcée par une bonne pinte d’humour bien noir.

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